Faits divers

Fait divers : Du plaisir sexuel à la mort, le pont peut parfois être aussi vite franchi

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Dans l’un des quartiers chauds de la capitale togolaise, un jeune homme a failli connaître un sort fatal au terme de l’une de ses parties érotiques qu’il s’offre fréquemment avec les prostituées. Ne disposant pas de moyens prévus pour monnayer les services de plaisir libidinal que lui a offert la «revendeuse» de sexe, le malheureux Maya allait se faire lyncher comme un vulgaire voleur. Ce dernier a bien compris la leçon et il doit s’assurer prochainement d’avoir sur lui le nécessaire à payer en contrepartie des ébats sexuels, avant de s’aventurer dans les arènes des prostituées.

Les populations du quartier d’Amoutiévé-Lomé ont failli lyncher le sieur Maya, un compatriote d’une trentaine d’année et apprenti maçon de son état. Ce drame allait avoir lieu dans la nuit du 09 août 2011 aux environs de 20 heures. Répondant aux appels de détresse d’une « revendeuse » de sexe, les gens, surtout les environnants étaient massivement sortis pour s’en prendre au sieur Maya. « Au secours ! Un homme veut me tuer ! Il veut me tuer ! Sauvez-moi ! »;

Voilà en substance comment la pute a ameuté ses voisins avant de se raviser au moment où elle comprit que les gens étaient décidés à en finir avec le malheureux. «En fait, il n’est pas un vrai assassin. C’est un client mauvais payeur», avait-elle laissé entendre avant de renchérir que l’homme l’avait totalement décarcassée toute la nuit contre seulement cinq mille francs qu’il refuse en plus de payer.

Malgré les supplications et les explications de Maya, l’on semblait ne pas le comprendre. « Je lui ai proposé de garder mon vélo et ma carte d’identité nationale chez elle pour qu’elle me permette de retourner chez moi lui ramener son dû. Elle ne m’a pas cru. Elle a refusé », a-t-il lancé à la foule survoltée avant d’ajouter «je suis un honnête citoyen. Je ne suis donc pas malhonnête ni mauvais payeur». Il renchérit : «Pas plus qu’hier matin, j’ai travaillé sur un grand chantier à Adéwui avec mon ex patron. J’ai gagné dix mille francs. Or j’avais une économie de quinze mille francs. Le tout est dans ma poche. Je dois avoir changé de pantalon».

Il conclut en ces termes : «Je promets lui payer le montant que je lui ai promis majoré de deux mille francs, soit un total, sept mille francs. Aussi prierais-je la foule de me comprendre et de m’accorder son indulgence. Je peux rassurer tout le monde que je m’aventurerai plus jamais dans cet endroit au risque de troubler une fois encore votre tranquillité».

A peine, le pauvre avait-il fermé la bouche qu’une femme apparemment, une autre pute, surgit du milieu de la foule pour frotter à plusieurs reprises les lèvres de Maya au moyen d’un torchon avec lequel elle nettoie ses parties intimes en lançant à l’homme: «Voilà tout ce que tu es venu chercher. Mange donc ton ça ! Imbécile!» Ce geste très malsain a eu l’effet de calmer la colère de la foule prise de pitié pour l’infortuné Maya.

Et c’est dans cette ambiance détendue que le «piocheur» réussit à prendre la clé des champs sans demander son reste ni où se trouvaient et son vélo et ses accoutrements. De toutes manières, il ne demanderait pas mieux. La vie n’a pas de prix!

B. TALOM

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