pub
Technologie

Chronique de la Semaine n° 157 du 04 août 2011: Nul n’est au dessus de la loi! Un officier de la Gendarmerie Togolaise sanctionné pour écart de conduite contre des civils

Advertisement

Chronique de la Semaine dans sa parution n° 157 du 04 août 2011, a porté à l’endroit du lectorat, l’information relative à la décision de sanction disciplinaire infligée à l’officier Palou Péhézi. Ce dernier qui a outrepassé ses prérogatives par abus d’autorité, a enfreint à la loi pour des écarts de conduite. Conformément à l’esprit du processus de réconciliation nationale dans lequel le Togo s’est engagé, l’auteur de l’article n’a pas perdu de vue l’importance d’un tel acte de courage du Colonel Yark, le Commandant de la Gendarmerie nationale; un acte de responsabilité qui relève de la sincérité et le respect des règles et dispositions inscrites dans les principes de mise en œuvre de cette aspiration profonde de toute la Nation togolaise.

La Gendarmerie nationale sanctionne un officier pour écart de conduite

La haute hiérarchie de la Gendarmerie nationale a infligé une sanction disciplinaire à un officier. Selon le communiqué de la Gendarmerie, l’officier en question, Palou Péhézi, a commis sur des vendeurs de carburant ainsi que d’autres citoyens, une série d’exactions de violence physique et morale gratuites. Cet événement douloureux et répréhensible s’est déroulé aux environs d’Avépozo. « Au cours d’une patrouille de routine, le lieutenant Palou Péhézi a en effet infligé des traitements inhumains et dégradants à plusieurs individus, interpellés, pour vente de carburant à la sauvette dans plusieurs points de la capitale et ses environs », dit en substance le communiqué. La Gendarmerie nationale a dénoncé ces écarts de conduite et réaffirmé son attachement au respect des droits humains et de la dignité humaine. Cette décision des hauts responsables de la Gendarmerie est à saluer, car la construction de l’Etat de droit que tous les citoyens appellent de leurs vœux doit se fonder sur des textes qui s’appliquent à tout individu, fût-il un corps habillé. Les écarts de comportements de ce genre, s’ils ne sont pas punis, risquent de remettre en cause le processus de réconciliation enclenché dans notre pays. Coup de chapeau au Col. Yark pour son courage.

La rédaction

Affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat

Kpatcha Gnassingbé bientôt devant la justice

Le procureur général auprès de la Cour d’Appel de Lomé, Attara N’Dakena, vient d’annoncer la clôture définitive du dossier d’atteinte à la sûreté de l’Etat dont le cerveau est Kpatcha Gnassingbé, le demi-frère du président Faure. Les avocats de Kpatcha ont été invités à consulter le dossier afin de préparer leur défense. Ainsi, après deux ans d’instruction jugée trop longue par certaines mauvaises langues, ce dossier semble évoluer à la lumière de l’annonce faite par le procureur général. Cette sulfureuse affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, était considérée par certains Togolais comme une machination contre le putschiste Kpatcha Gnassingbé. Pour eux, l’arsenal saisi et présenté par la gendarmerie ne peut permettre à un groupe d’individus de perpétrer un coup d’Etat. Le comble, c’est que ceux qui soutenaient Kpatcha Gnassingbé étaient les mêmes qui le vilipendaient avant la découverte de l’opération. Les anciens membres de l’UFC qui ont déserté le parti pour créer l’ANC, en l’occurrence Jean-Pierre Fabre et surtout Patrick Lawson dont tout le monde savait les accointances avec Kpatcha Gnassingbé, étaient montés au créneau pour, disent-ils, dénoncer «l’arrestation arbitraire» de l’inculpé. Seulement, voilà : si machination il y a, comment peuvent-ils le savoir dès lors qu’ils n’ont pas au sein de leur parti un service de renseignement ou une police pour mener des investigations en vue de connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire ? L’on se demande si pour faire un coup d’Etat les putschistes ont besoin de disposer de chars d’assaut ou d’avions de chasse. Avec quel arsenal le premier coup d’Etat avait-il été opéré au Togo en 1963? Que veulent au juste ceux qui continuent de soutenir que cette histoire est une invention pour embastiller Kpatcha Gnassingbé ? Voudraient-ils voir le coup consommé avec l’assassinat programmé du président de la République avant de croire? Ce qui est évident, c’est que le Chef de l’Etat n’a aucune raison d’inventer cette histoire dans l’intention de nuire à son frère si le cas n’était pas avéré. En tout cas, avec la clôture de ce dossier annoncée par le procureur général, la justice fera son travail en jugeant le prévenu Kpatcha Gnassingbé et ses coaccusés en toute transparence et en toute indépendance. Ainsi, les sceptiques découvriront la réalité sur ce coup d’Etat manqué dont le cerveau n’est autre que le député Kpatcha Gnassingbé.

Aliziou Dominique

CVJR : Bientôt la phase des audiences

Les commissaires formés avec l’appui d’experts étrangers

Après la phase des dépositions qui s’est achevée en décembre 2010 avec 20011 témoignages et plaintes collectés, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) a trouvé important de procéder à un traitement minutieux et rigoureux des témoignages recueillis et de mener des investigations pour vérifier la véracité des faits allégués en vue de mieux prendre la mesure des abus et de bien articuler les voies et moyens susceptibles de réparer les torts, d’apaiser les cœurs et de favoriser la réconciliation nationale. C’est en vue d’une meilleure organisation desdites audiences que la Commission a organisé, les 2 et 3 août 2011, un atelier à son siège à Lomé sous le thème : Organisation des audiences » avec la pleine participation des personnes ressources du Maroc et du Ghana.
Cette rencontre a pour objectif de susciter auprès des commissaires et du personnel engagé dans la phase des audiences une maîtrise des outils afférents aux audiences. Il est aussi question de mettre en relief les enjeux et les défis liés aux audiences dans le contexte socio-politique actuel. Ces audiences permettront de donner aux victimes et aux survivants l’occasion de témoigner et d’être entendus et offrent la possibilité de susciter un débat national et de reconnaître officiellement et publiquement les préjudices passés. « Les audiences publiques ou privées constituent l’une des activités essentielles d’une commission vérité, en ce sens qu’elles offrent aux victimes, aux présumés auteurs et aux témoins l’opportunité de pouvoir s’exprimer et surtout de présenter leurs versions des faits de violences subies, ou dont ils ont été témoins », a souligné Mme Caroline Ouaffo Wafang, chargée de Bureau par intérim du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Togo au cours de son allocution. « Il s’agit donc d’un exercice délicat qui exige de la part de la CVJR de trouver le meilleur équilibre entre les dits et les non dits, afin de mieux répondre aux attentes des victimes, qui auront sans doute placé de grands espoirs dans l’issue desdites audiences », a-t-elle ajouté avant de souligner que la CVJR et son personnel sont appelés à acquérir les outils nécessaires à cet exercice délicat, dont la réussite est forcément tributaire du niveau d’engagement de la population et de l’appropriation qui en est faite. Le HCDH-Togo est disposé à apporter son appui technique au cours des présents travaux, ainsi que dans la mise en œuvre de résolutions qui en seront issues, a-t-elle assuré. « Comme les regards sont aujourd’hui portés sur le processus de la réconciliation en cours, les regards sont également portés sur la situation préoccupante des droits de l’homme au Togo. En effet, le Togo passera devant le conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies pour une évaluation de la situation des Droits de l’Homme (DH) dans le pays en octobre prochain à Genève au cours de l’Examen Périodique Universel (EPU). Cet exercice pour lequel le Togo est attendu pour la première fois, focalise toute l’attention de la communauté internationale sur notre pays ; ce sera une occasion pour le partage des expériences avec des pays où des avancées ont été enregistrées », a déclaré le représentant du Ministre des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique, M. Minékpo Kokou. Le président de la CVJR, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, a pour sa part souligné que les audiences constituent la phase la plus visible du processus lié à la justice transitionnelle, non pas seulement parce qu’elles exposent, sur la place publique le face-à-face, parfois tendu entre victimes et auteurs présumés, mais aussi et surtout parce qu’elles sont la phase où la quête de la Vérité est en pleine lumière. Il s’agit de donner la parole aux victimes et de faire parler les auteurs qui sont tous présents par consentement, pour reconnaître et réparer le tort vécu par les premiers et se pardonner par les seconds. « La tâche ne sera pas facile, surtout au regard des contingences liées au contexte sociopolitique local dont nous savons que les crispations épisodiques ont un impact négatif sur notre bilan. Mais nous ne reculerons pas devant cette difficulté pas plus que les autres ne nous ont rebutés pendant les phases précédentes des dépositions, du traitement des données et des investigations », a-t-il déclaré. «L’expérience, disait Confucius, est une lanterne attachée dans notre dos, qui n’éclaire que le chemin parcouru». Nous espérons que l’expérience acquise par le Maroc et le Ghana éclairera notre commission qui leur a emboîté le pas, a-t-il conclu avant de déclarer ouverts les travaux de l’atelier.

Carole AGHEY

Ecobank Transnational Incorporeted frappe un grand coup au Nigéria

Ecobank Transnational Incorporeted vient de signer une convention d’exécution de transaction avec Oceanic Bank Intrenational pour acquérir et recapitaliser Oceanic Bank, indique un communiqué de l’institution. Cette transaction conduira à la fusion de Oceanic Bank avec Ecobank du Nigeria et permettra de créer une banque de premier rang à forte capitalisation, au service d’un large panel de clients de grandes entreprises, d’acteurs du secteur public et de particuliers dans tout le pays.
«La transaction s’inscrit dans une logique stratégique et dynamique : elle contribuera à développer une nouvelle institution dotée d’une taille critique, accroitre notablement l’efficacité et fournir une plate-forme adaptée pour un meilleur service du marché nigérian», poursuit le communiqué. Le marché nigérian de Ecobank représente le plus grand du groupe et sa prospérité aura des impacts positifs sur tous le groupe. Cette convention a visiblement réjoui le directeur général du groupe, M. Arnold Ekpe qui a déclaré que : « Cette transaction transformera complètement nos activités au Nigéria. A la suite de la réalisation effective de la fusion, la nouvelle entité bancaire deviendra un acteur majeur du marché nigérian et nous permettra de mieux répondre aux besoins bancaires et aux aspirations de croissance de notre importante base clientèle du Nigéria. Par ailleurs, elle est conforme à notre stratégie visant à être parmi les acteurs de référence sur chacun des marchés sur lesquels nous opérons ». Rappelons que Ecobank Tansnational Incorporated, maison mère du Groupe Ecobank est le principal groupe bancaire panafricain. Il est présent dans 32 pays africains et emploie plus de 10 000 personnes de 35 nationalités dans plus de 750 agences.

Intenses activités au sein du parti «Le Nid»

Après la convention des femmes, celle des jeunes du parti

Après la convention des femmes du parti « Le Nid » tenue le 14 mai 2011, dans le cadre des festivités marquant le 5e anniversaire de cette formation politique, c’est le tour des jeunes du parti de tenir la leur le samedi 30 juillet dernier au Centre Communautaire de Bè sous le thème : «Responsabilité Citoyenne de la jeunesse pour le développement du Togo». Cette convention a été consacrée à l’élection du bureau de la jeunesse patriotique, en vue d’aborder les futures échéances électorales. Ce bureau aura pour charge de sensibiliser et de mobiliser les jeunes sur toute l’étendue du territoire. La rencontre a eu lieu en présence du président national, M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron, des invités et d’un parterre de journalistes. Composé de 22 personnes, le bureau exécutif de la jeunesse patriotique élu pour un mandat de trois ans a pour président, M. Koukpaki Bamkolé. Selon celui-ci, la jeunesse togolaise semble désespérée devant les difficultés quotidiennes de la vie et beaucoup de jeunes ne jurent que par leur désir effréné de s’expatrier pour changer ou améliorer leur cadre de vie. Pour lui, il est important que les jeunes s’activent dans le développement et dans la politique de leur pays. « Notre vœu le plus cher est que la jeunesse togolaise puisse se sentir bien chez elle. Notre pays a peu investi depuis son indépendance dans l’Education nationale, malgré cela, il compte aujourd’hui des centaines de milliers de jeunes diplômés qui constituent une masse critique de potentiel humain pouvant être mis à profit/ pour faire face réellement aux vrais enjeux de développement et de démocratie », a-t-il dit. Il a aussi ajouté qu’on ne peut pas parler de l’inadéquation entre la formation et les besoins ou de saturation du marché de l’emploi au Togo, car l’innovation doit être le fer de lance dans tous les domaines porteurs, pour aspirer le flot incessant de jeunes diplômés dynamiques et très qualifiés qui arrivent tous les jours sur le marché de l’emploi. La qualification professionnelle, poursuit-il, ne doit plus être un handicap à l’intégration socioprofessionnelle pour les jeunes au Togo. Le président demande que les décideurs mettent au centre de toutes leurs actions, les jeunes, en œuvrant sans cesse pour leur promotion. Il est impératif pour cela, dit-il, de multiplier les concours d’entrée dans la fonction publique et les recrutements dans les entreprises para-étatiques. Pour finir, il a convié les jeunes à être solidaires, unis et mobilisés pour ainsi démontrer leur capacité à compléter l’action de leurs aînés lors des élections locales et législatives à venir. De son côté, le président national du parti, M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron, a estimé que la responsabilité recommande à tout citoyen de se conformer à la loi de la République qui, seule, permet de bâtir avec la jeunesse, la nouvelle société, une société de l’intelligence mais aussi de la fraternité et de la générosité. Pour lui, les jeunes constituent les piliers de cette nouvelle société qui incarne la consolidation de la Nation. « Face aux enjeux politiques de l’année 2012, il est important d’œuvrer à la consolidation et à l’amélioration du climat politique actuel. Pour y parvenir, il nous faut faire preuve d’un sens élevé de responsabilité », a-t-il déclaré. « Une société plus libre, plus fraternelle, plus équitable, une économie mieux maîtrisée, exigent des citoyens plus responsables. Le Togo de demain se construit aujourd’hui et les jeunes en sont les principaux acteurs », a-t-il poursuivi. Il a terminé en invitant les jeunes du parti « le Nid » à contribuer à bâtir le Togo en gagnant les élections locales et législatives qui sont déjà à leurs portes. Plusieurs résolutions ont été adoptées au cours de cette assise.

Carole AGHEY

Des experts de la Cedeao en réunion à Lomé sur l’équivalence des diplômes dans l’espace communautaire

Passer de la Cedeao des Nations à la Cedeao des peuples est la nouvelle vision de l’organisation sous régionale. Dans le cadre de cette vision, une réunion technique des experts sur l’equivalence des diplômes dans l’espace Cedeao se tient depuis hier à l’hôtel Eda Oba à Lomé. « L’équivalence des diplômes dans l’espace CEDEAO est une étape obligée vers l’intégration de nos populations. Parce qu’elle permet la mobilité professionnelle, elle contribue à l’intégration des hommes et des femmes dans notre région. En effet, quand un médecin, un ingénieur, un enseignant décident d’exercer sa profession dans un autre Etat membre, il emmène avec lui non seulement son savoir-faire et ses connaissances, mais également et surtout sa culture, ses valeurs et ses croyances. Sur place, il va s’enrichir d’autres valeurs et d’autres croyances et vivre ainsi en harmonie avec les citoyens de son pays d’adoption », a indiqué le Commissaire en charge du Développement Humain et du Genre, Dr Adrienne Diop. La Commission de la Cedeao accorde une grande importance au programme d’équivalence des diplômes et les Etats membres consacrent un important budget au secteur de l’éducation, étant convaincus qu’elle constitue le levier essentiel pour la réduction de la pauvreté et l’accélération du développement économique et social. « Le progrès, la croissance économique, la santé, en un mot l’amélioration du niveau de vie passe nécessairement par l’éducation et la formation des population », a déclaré le Dr Adrienne Diop. Ouvrant les travaux de ces assises, le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, M. Gaba Adadé a insisté sur l’importance de cette rencontre. « Au moment où nous prônons la libre circulation des biens et des personnes, il est impérieux et urgent que les diplômes obtenus dans le même espace aient des mécanismes de reconnaissance et d’équivalence », a-t-il affirmé. Il a par ailleurs indiqué que la fluidité dans le transfert des compétences sera un facteur de complémentarité entre les différents pays dans les formations délivrées et les niveaux de qualification. Il a laissé entendre que la réunion de Lomé s’inscrit dans un processus qui doit permettre à nos systèmes d’enseignement supérieur de ne pas être en marge des mutations internationales, induites par la mondialisation. Les travaux prendront fin le 6 août prochain et les résultats obtenus seront consignés dans un document sur lequel s’appuieront les ministres de l’Enseignement Supérieurs de l’espace Cedeao dans leurs prises de décisions pour relever les défis que rencontre le secteur éducatif dans notre région. Rappelons qu’en 2003, la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement avait adopté la Convention sur l’équivalence des diplômes ainsi que le Protocole sur l’Education et la formation. Les chefs d’Etat et de Gouvernement ont également, à cette occasion, mis en place un Comité ad-hoc composé de cinq pays pour conduire le processus devant aboutir à l’établissement d’un cadre légal sur les équivalences des diplômes au sein de la CEDEAO.

Pierre Agbanda

Advertisement