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Togo : Crise Universitaire

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La fumée blanche ne sortira des toits de la primature ce jeudi soir. La rencontre de travail entre les autorités politiques universitaires et les étudiants ne semble pas combler les attentes de MEET (Mouvement pour l’épanouissement de l’Etudiant Togolais). Si un terrain d’entente est trouvé sur beaucoup de points en ce qui concerne les revendications estudiantines, et que d’autres associations estudiantines ont accepté signé le document à l’exception du MEET, les sessions de rattrapage tant souhaités par les étudiants semblent diviser les parties. La mobilisation impressionnante observée au sein de la communauté estudiantine lors de l’Assemblée Générale tenue ce matin sur le Campus universitaire, témoigne encore une fois que de la fin définitive de cette crise universitaire qui n’a que trop duré, dépend de la décision et de l’issue des concertations au sein du MEET.

Après le rétablissement du président du MEET dans ses droits à poursuivre son cursus universitaire à l’université de Lomé, le vendredi dernier, le gouvernement togolais avait promis des discussions pour dénouer définitivement la crise universitaire à Lomé. Selon le secrétaire général du MEET, M. Kondo reçu par les confrères de victoire FM, une radio locale de la capitale, les discussions avait duré tard vers 1 heure du matin.

Un terrain d’entente serait trouvé sur beaucoup de points. La question épineuse qui justifie la descente dans la rue de beaucoup d’étudiants n’est cependant pas réglée. Les autorités universitaires et gouvernementales ne sont pas prêtes pour permettre l’organisation des sessions de rattrapage. Des problèmes de ressources financières et humaines seraient évoqués pour justifier cette situation.

Pour le MEET, une consultation de la base (notamment les étudiants) est nécessaire avant toute prise de décision surtout avant la signature du document ayant sanctionné les travaux de ce jeudi. Tel n’a pas été le cas pour les autres organisations estudiantines qui ont signé le document en question.

M. Kondo a rappelé que ces organisations qui se sont précipitées pour signer ce document n’étaient pas les initiatrices des discussions. Le MEET ne comprend pas alors leur présence à la table de discussion.

Par ailleurs, le Président au cours de l’AG, a annoncé que l’annulation de la décision de son exclusion doit être formellement notifiée sur la base d’un document formel et officiel.

Sur la question du départ du président de l’Université de Lomé, le MEET, estime que ce dernier va démissionner dans les jours prochains. En effet le professeur Ahadji aurait déclaré rendre le tablier si M. Adou SEBOU était rétabli dans ses droits à l’université de Lomé. Ce qui est fait. Cette tendance de faire pousser le Président de l’Université à la porte est illustrée par des inscriptions sur des pancartes brandies par certains étudiants présents à cette AG, pancartes sur lesquelles on pouvait lire “Ahadzi, dégage!“.

A quelques heures du début des examens de la Faculté des Sciences de l’Economie et de la Gestion (FASEG), une résolution définitive de cette crise qui n’a que trop duré doit être au cœur des préoccupations de toutes les parties.

Sur la télévision nationale (TVT), il est toutefois annoncé au cours du journal de ce jour, que la crise a connu son dénouement et que suite à d’âpres discussions, les étudiants et le gouvernement sont parvenus à un accord dans la nuit d’hier.

Le gouvernement dans son ensemble ‘’se réjouis du sens élevé de responsabilité et des sacrifices consentis par les autorités universitaires et la délégation des différentes associations estudiantines pour parvenir à cet accord’’, affirme le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Akoussoulelou BODJONA.

Le document porte, notamment, sur un aménagement du système LMD (Master, licence, doctorat), le paiement des bourses, un tarif unique pour le logement des étudiants, le renforcement des moyens de transport.

En outre, l’Etat va investir 2,4 milliards de Fcfa pour la construction de nouveaux amphithéâtres et blocs pédagogiques polyvalents dans les universités de Lomé et de Kara.

Au terme de l4Assemblée Générale tenue ce matin par le MEET avec les étudiants, le bureau du mouvement a décidé de se réunir cet après midi pour voir dans quelle mesure signer le document.

Souhaitons que les uns et les autres puissent s’engager pour une issue heureuse de cette crise qui a démarré depuis le 25 mai dernier. Cela est un vœu de bonne intention dans le sens d’éviter à l’année universitaire au Togo, la couleur blanche. Personne ne s’en sortira gagnant.

A bon entendeur salut !!!!

La Rédaction

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