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Sortie médiatique de Nafissatou Diallo, la présumée victime de l’affaire DSK

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Deux mois après l’affaire DSK, la victime de tentative de viol de l’Hôtel Sofitel de New York, Nafissatou Dialllo fait sa première apparition médiatique. Apparemment, le scoop est bien orchestré. Une interview exclusive enregistrée par la chaine ABC qui a fait un grand coup en décrochant les révélations de la victime. C’est cet après-midi, que l’intégrité de l’interview doit être diffusée. Mais depuis dimanche soir, des extraits circulent sur Internet à la mesure des compte-gouttes et en boucle. Une stratégie de communication bien réussie.

Après deux mois de silence, Nafissatou Diallo a donné une interview au magazine “Newsweek“. Elle y confirme sa version des faits et affirme vouloir faire emprisonner l’ancien directeur du FMI et laver son honneur.

Dans les locaux de son avocat et en présence d’un reporter de bihebdomadaire Newsweek, Nafissatou Diallo a accepté faire au cours d’une interview accordée à Robin Robert, des révélations non encore apportées depuis le début de cette affaire. Lundi, la chaîne ABC a diffusé un long passage de l’interview.

Celle qui accuse DSK raconte et mime la scène du viol présumé, parfois au bord des larmes. «J’ai mis mes mains devant mes yeux comme ça et je lui ai dit: “Oh, je suis tellement désolée” et j’ai tourné la tête», affirme-t-elle en se remémorant son entrée dans la suite 2806. «Il est venu vers moi et il a alors agrippé mes seins: “Non, vous n’avez pas à être désolée”.»

Dans l’extrait diffusé ce mardi, Nafissatou Diallo raconte cette fois comment DSK l’aurait plaquée au sol. Elle explique également qu’elle ne voulait pas «apparaître en public» mais qu’elle n’a pas «eu le choix». «Je veux qu’il aille en prison. Je veux qu’il sache qu’il y a des endroits où on ne peut pas utiliser son pouvoir, où on ne peut pas utiliser son argent», a ajouté la jeune femme guinéenne.

La question qui alimente les débats actuellement est de savoir la portée juridique et l’influence que cette sortie médiatique peut avoir sur la suite de l’affaire.

Pour bien d’observateurs, ils n’hésitent pas à qualifier cette sortie de mise en scène médiatique et de “grand cinéma”. Selon un professeur de droit américain à l’université Paris, Assas Jean-Eric Branaa, l’avocat de la femme de chambre du Sofitel, Kenneth Thompson, “poursuit sa stratégie et essaie d’influencer le jury à l’avance.”

Une stratégie qui pourrait s’avérer payante au civil, au regard des dispositions légales américaines, selon lesquelles les avocats de Nafissatou Diallo n’auront pas voix au chapitre en cas de procès pénal qui opposera, s’il a lieu, le procureur de Manhattan aux avocats de DSK. Jean-Eric Branaa précise : «n’oublions pas qu’aux Etats-Unis il est possible d’être innocenté au pénal et condamné au civil».

Rappelons que la prochaine audience de Domonique Strauss-Kahn avec la justice est attendue pour le 23 août prochain.

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