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Médias

REVUE DE PRESSE

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Les rebondissements dans l’affaire de Sow Bertin Agba, l’effet du discours de l’ambassadrice des U.S.A au Togo lors de la 235eme anniversaire de l’indépendance de son pays et la mise à l’écoute des citoyens par le régime en place par des communications téléphoniques, sont les sujets qui meublent la revue de presse cette semaine.

Il y a quelques mois Agba Sow Bertin a été appréhendé par le service de renseignement (ANR) et est coffré à la prison civile de Tsévié. On lui reproche d’avoir escroqué un richissime homme d’affaires de Dubaï du nom de Abass Al Youssef. Selon les autorités togolaises, la victime a déposé une plainte à la justice togolaise contre le sieur Agba. Mais des journaux révèlent que c’est une plainte imaginaire pour noyer l’homme d’affaire Bertin Agba qu’on dit très riche et par ricochet inculper son cousin, Pascal Bodjona, puissant ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Abordant ce sujet, « L’Alternative, n° 87 du 12 juillet 2011 » à la Une : « Affaire Sow Agba Bertin : Abass Al Youssef jette l’éponge, les autorités togolaises à la recherche d’un plaignant imaginaire » et écrit : « Sans une plainte déposée en bonne et due forme contre Monsieur Sow Agba Bertin, l’affaire ne peux pas connaître de suite. Or, il semble que c’est le cas actuellement. Du coup avec le faux bond ou la rétractation de l’Emirati suite à ses déboires familiaux et conjugaux, ceux qui tirent les ficelles au sommet de l’Etat sont en difficulté. Mais ne voulant pas laisser prise dans cette affaire, le pouvoir a mis en place un laboratoire qui recherche un plaignant imaginaire ».

S’intéressant au même sujet, « L’Indépendant Express, n° 172 du 12 juillet 2011 » titre en couverture : « Affaire Bertin Agba : Le plaignant Abass Youssef est porté disparu avec sa plainte » et note : « La scabreuse affaire qui se dénomme Bertin Agba connaît un nouveau rebondissement. Une suite qui jette un discrédit sur ceux qui soutiennent que l’histoire d’escroquerie pour laquelle un citoyen togolais Bertin Agba est détenu à la prison de Tsévié est raisonnable. La présumée victime de cette escroquerie, l’Emirati Abass Youssef vient d’être désavoué par son entourage, lui-même porté disparu dans les milieux d’affaires, tant dans son pays que d’autres. Un nouveau développement qui met à nu le montage des autorités togolaises à détenir arbitrairement un homme pour des raisons qui ne tiennent guère ».

Insistant que cette affaire a été montée de toutes pièces par le pouvoir en place pour noyer un des citoyens togolais, « Liberté, n° 1005 du 11 juillet 2011 » qui titre à la Une : « Affaire Bertin Agba : L’Emirati Abass Al Youssef désavoué chez lui ». Indiquant que Mounia Awa Elsa, la prétendue veuve de Géi serait une maîtresse de l’homme d’affaires d’Abu Dhabi, le confrère précise : «Ce qu’on peut appeler affaire Bertin Agba fait son chemin avec son lot de révélations. Les dernières en date sont celles concernant le richissime de Dubaï, Abass Al Youssef, le supposé plaignant, qui serait un homme peu recommandable. Il sera désavoué par le roi de Dubaï et poursuivi par plusieurs banques émiraties….On apprend par ailleurs que la fameuse Awa Mounira- celle que les journaux internationaux présentent avoir joué le rôle de la veuve de Géi- qui tombe des nuées avec cette affaire révélée par des journaux financés par qui ont sait, serait la maîtresse de l’Emirati. Et c’est grâce à ce feuilleton juridico médiatique que l’épouse de’Al Youssef aurait su cette liaison. A l’heure actuelle, elle aurait entamé une procédure de divorce».

Le 6 juillet dernier, Patricia Hawkins, Ambassadeur des USA au Togo, a prononcé lors du 235e anniversaire de son pays, un discours que les médias qualifient de cautionner la barbarie du régime RPT.

Suite à ce discours, « Liberté, n° 1006 du 12 juillet 2011 » qui titre en couverture : « 235eme anniversaire de l’indépendance des USA : Le discours de l’ambassadrice Patricia Hawkins rédigé par un « espion » du pouvoir » et souligne : « Le discours prononcé mercredi dernier par l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique au Togo, Patricia Hawkins à l’occasion du 235e anniversaire de l’indépendance de son pays n’a fait que confirmer son accointance avec le pouvoir RPT. Des indiscrétions, l’allocution de la honte servie par la diplomate américaine serait rédigée par un espion au service de ceux qui ont en otage le pays ».

Hawkins a apprécié le pouvoir au point que « Le Potentiel, n° 60 du 12 juillet 2011 », s’interroge « Patricia Hawkins, militante du RPT ? ». Abordant le même sujet, « Le Regard, n° 740 du 11 juillet 2011 » titre à la Une : «Togo, Etat de terreur : Les actes barbares qui confirment les propos de l’ambassadeur des USA» et indique : «Dans un important discours devant les membres du gouvernement du Togo le 6 juillet 2011, l’ambassadeur des USA, Patricia Hawkins, relevait les atteintes aux droits et libertés fondamentaux au Togo». Elle déclarait entre autres que « bien gouverner c’est autoriser les mouvements de protestations civils et pacifiques. Ce n’est pas d’envoyer des forces de sécurité en masse pour tirer des grenades lacrymogènes sur les étudiants qui ont des revendications raisonnables et justifiées. Ce n’est sûrement pas synonyme de bloquer un citoyen dans sa maison sans raisons claires et justifiables. La liberté de mouvement est tout aussi importante que toutes les autres libertés qui nous sont si chères». Le journal relevait sans pour autant citer son nom «le cas de Jean-Pierre Fabre assigné à résidence par le pouvoir de Faure Gnassingbé qui le persécute en dépit des discours sur l’apaisement».

Des journaux révèlent que le régime de Faure Gnassingbé est en train de mettre en place un système qui lui permettra de suivre toutes les communications téléphoniques des populations.

A ce sujet, « L’Alternative, n° 87 du 12 juillet 2011 » qui s’interroge « Identification des abonnés de téléphonie mobile : Vers une meilleure mise à l’écoute des citoyens ? », écrit : « Selon des informations de sources concordantes, le pouvoir togolais aurait investi des dizaines de milliards de Frs Cfa pour acquérir du matériel d’écoute installé à l’ANR et dans le sous sol de la nouvelle Présidence par des experts israéliens. Sont généralement ciblés des citoyens dits « sensibles », en l’occurrence les militaires et surtout les officiers de l’armée et de la Police, des ministres en fonction ou pas, des directeurs des sociétés d’Etat, des journalistes, des hommes politiques surtout les opposants, des magistrats et avocats et d’autres catégories de personnes selon les nécessités ».

Abordant le même sujet, « L’Indépendant Express, n° 172 du 12 juillet 2011 » titre en manchette « Ecoutes téléphoniques, interception des SMS et filatures : Togo, Espionnage d’Etat, mode d’emploi

».

Dieudonné MAWU

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