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Culture

MUSIQUE : Lumière sur Poudy Sysse et sa carrière

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Chaque artiste à sa thématique de prédilection sur laquelle se fixe son style musical. La plupart de ses messages, de ses paroles et de ses références musicales ont pour repère, cette thématique que illustre l’originalité, la quintessence de son art musical. Pour Poudy Sysse, c’est la valeur femme qui est à l’honneur dans son répertoire. Une rencontre avec l’artiste, pour mieux cerner les mobiles d’un tel choix et en savoir davantage sur l’artiste lui-même. Togoportail vous emmène dans l’univers secret de Poudy Cyssé, un artiste de la chanson togolaise qui se remarque par la voix fluette mais à résonance timbrée appréciée du lot de fleurons de la génération émergente au Togo.

Quel est votre nom à l’état civil?

Permettez- moi tout d’abord de faire un clin d’œil à mes fans, à tous les lecteurs et au personnel de Sika’a. Je me nomme Essowè Agba.

Combien d’album avez-vous?

Je n’ai qu’un seul album qui est baptisé «Méfiance». Je l’ai sorti le 20 novembre 2007. Le deuxième est actuellement en préparation. Il sera sur le marché d’ici la fin de l’année 2011.

Qu’est-ce qui vous a amené dans le monde musical?

Rires…Rires… Sans vous tromper, j’aime beaucoup la musique. Je suivais mes frères aînés du groupe Welsini (Jack Moré et Orow Bellow), mais juste après, ils sont partis en Allemagne. Nous avions donc créé un groupe au nom de Forever Family. Chemin faisant, j’ai décidé de faire une carrière solo. Je vous assure que c’est le groupe Welsini qui m’a transmis le virus de chanter et de faire plaisir aux autres. Voilà comment, je suis entré en musique. Par la grâce de Dieu, ça marche tant bien que mal.

Vous avez un style un peu proche de celui Orow Bellow…

Comme je vous l’ai dit plus haut, je l’admire beaucoup parmi les artistes togolais. Mais, parler de même style, je ne crois pas trop. Il a son style; j’ai le mien. Le point commun, c’est peut-être la langue dans laquelle nous chantons: le Kabyè style. C’est ce que je peux vous dire.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire une chanson pour rendre un hommage à nos mamans?

Vous savez, les femmes sont importantes. Ce sont elles qui nous ont mis au monde. Vous ne me direz pas le contraire. Barack Obama, Nicolas Sarkozy, Faure Gnassingbé…, c’est grâce aux femmes qu’ils sont là. Pourquoi ne pas leur rendre hommage pour les efforts qu’elles font pour mettre au monde des enfants et surtout pour les entretenir toute la vie? La preuve, la Sainte Marie mère de Dieu a donné un enfant sans un homme. Je profite pour faire un clin d’œil à M. Xavier Balouki, l’initiateur de l’évènement «femme Leader» qui a lieu chaque année.

Lors de la fête des mères qu’avez vous offert à votre maman?

Rires… Rires, je m’attendais à cette question. Je suis allé juste lui dire bonne fête et cela l’a vraiment intéressée. Moi j’étais très fier de l’avoir fait. Ceux qui ne l’ont pas fait, c’est dommage pour eux.

Votre femme vous soutient-elle dans votre carrière musicale?

Rires….Rires, bien sûr que oui ! Elle est mon premier fan. C’est grâce à elle que je suis arrivé là où je suis aujourd’hui. Je lui fais un coucou à travers Sika’a.

Que pensez-vous des éditions des Togo Hip hop Awards?

L’évènement n’est pas mauvais en soi mais je déplore le fait qu’il n’y a pas une catégorie du Rap traditionnel. Cette catégorie existait avant, elle a un peu disparu par la suite. Selon les organisateurs beaucoup d’artistes ne font pas du rap traditionnel, c’est pourquoi ils l’ont supprimé. Cela n’encourage pas nous qui nous battons pour donner une image à notre tradition. Je souhaiterais qu’il y ait aussi un prix pour le meilleur réalisateur togolais pour les encourager.

Que reprochez-vous aux promoteurs culturels Togolais?

Je déplore le fait qu’ils invitent les artistes étrangers qui repartent avec des millions après les concerts alors que nous les nationaux, nous n’avons pas grand-chose. Je me demande avec quoi nous allons nous habiller, aller au studio, tourner les clips et faire tant d’autres choses. Il faut qu’ils revoient cela pour nous permettre d’évoluer, nous aussi. C’est ça mon coup de gueule.

Souvent dans vos chansons, vous faites des clins d’œil à certaines personnalités comme Ingrid Awadé, Sow Bertin Agba et autres…

C’est des gens que j’admire beaucoup. D’abord Ingrid Awadé parce qu’elle travaille avec rigueur, ensuite M. Agba parce que c’est mon oncle et il me soutient dans tout ce que je fais.

Vous avez aussi chanté sur le concept Cool catché…

C’est juste pour encourager le concept cool catché. Au fait, dans la chanson, je parle d’une histoire de cool catché, il s’agit d’un gars qui est dans mon quartier. A toute question qu’on lui pose, il répond toujours cool catché. C’est cela qui m’a inspiré à composer cette chanson.

Quel est votre plat préféré?

J’adore la frite de pomme avec de la mayonnaise et du poisson.

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