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Société

La propension des internautes au Net Love

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Autrefois rares dans les cybers cafés, les jeunes filles prennent désormais le pas sur les garçons en matière de navigation sur Internet. Casque aux oreilles nos jeunes sœurs peuvent passer toute la journée en face du moniteur. Avec l’apparition et le développement des réseaux sociaux (facebook, twitter, youtube), le phénomène qui se fait déjà remarquer de plus en plus, devient plus accentué pendant ces périodes de vacances. Que font-elles exactement ? Une équipe de reportage de togoportail.net à enquêté pour vous.

Il y a encore quelques années l’internet était une affaire des hommes. Beaucoup allaient dans les cybers café soit pour consulter leurs boites électroniques, soit pour écrire des messages ou encore pour rechercher des correspondances pour amitié débouchant rarement sur des mariages et vie de couples.

De nos jours la tendance a changé et les jeunes filles se sont mêlées à la danse avec obsession. Qu’est ce qui explique cette motivation soudaine des demoiselles pour Net ?

Après observation, il apparaît que les demoiselles tout comme les jeunes hommes d’ailleurs s’intéressent plus aux sites de rencontres et aux réseaux sociaux. Le foisonnement de ses plateformes et leur accès gratuit justifieraient en partie le comportement de nos sœurs.

Pour quel mobile?

Les objectifs sont convergents, la plupart des internautes ont essentiellement un intérêt axé sur la possibilité de faire une rencontre qui pourrait changer quelque chose dans leur vie ( rencontrer un homme ou une femme riche capable de subvenir à l’essentiel de ses besoins et lui permettre de s’offrir les moyens de ses rêves).

Le contraire est aussi bien réel, à savoir un homme ou une femme âgée mais riche et aisée à la recherche d’un conjoint ou d’une conjointe auprès de qui il est attendu l’occasion inespérée de profiter des délices de la vie conjugale en prenant une revanche sur la vie en ce qu’elle n’a pas pu offrir. Par exemple, une Européenne ou une Américaine qui après avoir connu des aléas d’infidélité et de déception amoureuse, se rebiffe sur l’Afrique pour pêcher à travers le net, le jeune viril et beau mec africain. L’appât est tout tendu, avec des mobiles bien attirants au moyen des fortunes et héritages bien motivants.

Il n’est pas moins fréquent en ces périodes de vacances de retrouver de jolies vacancières et bon nombre de nos jeunes sœurs togolaises très friandes de l’Internet qui sont entrain de chatter avec au bout de la connexion, de l’autre côté de l’Atlantique, le riche homme quinquagénaire ou sexagénaire qui à l’approche de ses vieux jours, veut se la couler douce dans les jolies entre-jambes de la divine grâce beauté africaine.

Tous les moyens sont bons! et ils sont mis en œuvre intensément et c’est sans commune mesure. Des photos et clichés les plus sexy font partie de la danse, les plus belles et miroitantes présentations de son portrait aux vidéo les plus chaudes en passant par les enregistrements sonores les non moins impressionnants sont judicieusement balancés pour faire du buzz sur le net. Les réactions ne tardent à s’annoncer et dans un temps records. Après quelques jours, les ”chasseuses d’hommes blancs” disposent d’une dense base de données pour y trier l’homme de leur choix, leur potentiel partenaire du Net Love répondant au mieux à leur critère et pouvant aboutir au mariage.

Fernande, un belle étudiante en Sociologie avoue «disposer désormais d’un appareil numérique qu’elle vient de s’offrir, pour besoin de faire des photos toute nature pour faire effet sur le net. C’est la mode maintenant, si tu veux vite continuer tes études en Occident. Je viens d’une famille pauvre et compter sur l’Etat, c’est vieillir ici sans jamais réaliser ses rêves de pousser ses études au plus loin».

Avec qui discutent-elles ?

Si certaines d’entres elles communiquent avec leurs parents et proches à l’étranger, d’autres par contre vont à la conquête des âmes sœurs. Loin de se contenter des garçons du quartier, les belles dames offrent leur cœur plutôt aux occidentaux jugés généralement plus financièrement aisés que les « africains » du pays. Et avec le développement des TIC les « net amoureux » peuvent passer des heures à discuter soit par écrit, soit par voix ou encore par vidéo. Les togolaises ont tendance à prédéfinir le profil de leurs interlocuteurs. Généralement les octogénaires, des personnes de la 3ème génération qui ne veulent que se détendre, sont les plus convoités.

Comment parviennent-elles à leur fin ?

Généralement les filles au départ ne maîtrisent pas l’outil informatique et sont obligés d’avoir recours aux services du personnel du cyber. D’autres encore s’arrangent avec leurs petits copains qui jouent désormais le rôle de proxénètes. Ils créent les comptes, téléchargent les photos des filles. D’autres même vont jusqu’à répondre aux messages des «clients européens ».

Pour arriver à leur fin, les filles doivent se montrer imaginatives et audacieuses. C’est ainsi que certaines vont jusqu’à envoyer leurs photos nues à ces messieurs. D’autres encore racontent aux «yovos» des scènes sexuelles les faisant rêver. Ornella, une étudiante de 19 ans a bien accepté se confier à nous : « Mon vieux est très exigent ; sur skype il me demande de me masturber afin qu’il entende mes gémissements. Parfois il me demande de descendre ma chemise afin de voir mes seins via la webcam.» A la question de soir si elle obtempérait à toutes ses requêtes, elle a préféré ne pas répondre. Comme on dit : «à guerre comme à la guerre et tous les moyens sont bons.»

Que gagnent-elles ?

Loin de croire que le temps passé dans ces cybers soit un divertissement ou une simple détente, il faut reconnaître que les profits tirés par nos demoiselles sont multiples et diversement appréciés. Les plus chanceuses sont celles qui décrochent le mariage. Ce jackpot ne s’offre pas à tout le monde. D’autres reçoivent des transferts d’argent. D’autres encore passent un bel été en compagnie de leur « ami expatrié ».

Selon Ornella, il n’y a rien à perdre en compagnie d’un blanc. «Ils sont généreux, attentifs, et ne demandent pas beaucoup le sexe contrairement aux togolais dont la majorité ne donne rien mais exige tout, et vous pompe à mort». Mais il n’y a pas que des happy end dans cette aventure; celle-ci réserve également des déceptions et des suites regrettable voire compromettantes pour la vie de certaines des net loves rencontrées. Rendez-vous sur www.togoportail.net pour la suite et la fin de cette enquête.

Roger ADZAFO

Togoportail, toute l’information à votre portée

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