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GHANA : Les étudiants défient leurs autorités : « nous ne paierons pas » les frais scolaires

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Les étudiants ghanéens sont descendus le mercredi 27 juillet dans les rues à Accra, la capitale du Ghana, pour protester contre la hausse exagérée de leurs frais scolaires par les autorités universitaires. Par ce mouvement de colère, ils demandent au gouvernement de réduire les frais avant la rentrée si non, ils vont accentuer leurs protestations.

Les principales artères de la ville d’Accra ont connu une animation peu habituelle le mercredi dernier. A l’appel des principaux mouvements estudiantins du pays, l’Union Nationale des Étudiants du Ghana (UNEG) et de plusieurs autres associations, les étudiants ont convergé vers la capitale en signe de solidarité à leurs collègues de l’Université du Ghana (UG) pour exprimer leur ras-le-bol à qui veut les entendre.

Pour les apprenants, les frais scolaires, d’hébergement et d’honoraires pour d’autres installations fixés par les autorités universitaires sont inacceptables. D’ailleurs les messages que portaient certaines pancartes sont évocateurs : «Pourquoi le vice Chancelier a doublé-doublé les frais scolaires ?», «Nous n’avons pas de moyens, nous ne pouvons pas payer les frais exorbitants» ou bien «Nos parents sont morts».

Étant donné que l’autorité universitaire, à en croire les leaders estudiantins, refuse tout compromis, d’un commun accord les étudiants à travers leur démonstration ont convenu de ne rien payer comme frais scolaire si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Mais en face, leur principal interlocuteur, le vice-chancelier le Professeur Ernest Aryeetey, reste serein, pas question de revenir sur la décision d’augmentation des frais scolaire.

Cependant, il a convié les étudiants à surseoir leur démonstration pour négocier ce jeudi. Mais il n’a pas été entendu car le mouvement s’est bel et bien tenu. D’ailleurs, certains étudiants ne cachent plus leur agacement de voir le sieur Aryeetey diriger une telle institution dans le pays avec ses prises de position catégoriques. L’intéressé a démenti les accusations que les meneurs de ce mouvement portent à son égard, en prétextant qu’ils ont d’autres visées dans la tête, lesquelles peuvent compromettre le système éducatif dans le pays.

Dans une pétition remise au chef adjoint de la majorité parlementaire, les étudiants espèrent que les députés pourront entendre leurs cris de détresse et plaider auprès du gouvernement pour une issue favorable du bras de fer qui les oppose aux autorités universitaires.

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