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Chronique de la Semaine n° 155 du 21 juillet 2011 : NJSPF de Noël De Pouken, s’active pour une fédération des associations de la mojorité silencieuse

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L’actualité de ces derniers jours au Togo, est marquée par la question de création d’un nouveau parti politique au Togo, une nouvelle formation politique en projet de création, en tant que prochain nouveau parti du Président de la République Togolaise Faure Essozimna Gnassingbé, selon les indiscrétions. L’information défraie la chronique et ce n’est pas Chronique de la Semaine qui ne se prononcerait sur les grands sujets qui alimentent l’actualité nationale sans écumer ce dossier. Il en fait grand échos dans sa dernière parution du 21 juillet 2011, n° 155, en publiant un reportage sur la sortie de la Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF) qui suggère la création d’un nouveau parti politique à l’actif du Président de la République. C’était au cours d’une assemblée pour la mise en place du bureau régional de l’Association, tenue le 16 juillet dernier à kara.

Soutien à la création d’un nouveau parti politique au Togo La NJSPF sur les traces du MSF

Qui se plaint de la création de ce nouveau parti ?

La création d’un nouveau parti politique au Togo n’est qu’une question de temps, selon des indiscrétions. Déjà, des soutiens de taille sont enregistrés dans le cadre de cette initiative. Après la sortie le 10 juillet 2011 du Mouvement de Soutien à Faure (MSF) qui suggère la création d’un nouveau parti politique dans lequel la majorité silencieuse pourrait enfin s’exprimer, c’est le tour de la Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF), un mouvement qui a activement participé à la réélection du président Faure Gnassingbé dans le Tône, vient de rentrer dans la danse. Dans ce cadre, le samedi 16 juillet 2011, les responsables de ce mouvement étaient à Kara, localité située à 423 km au nord du Togo pour installer le bureau régional de leur mouvement. La cérémonie d’installation s’est déroulée au Palais des congrès de Kara et a connu une adhésion massive des milliers de militants et de sympathisants. Ce qui augure déjà de lendemains meilleurs à ce nouveau parti en gestation. Les préfets des différentes préfectures de la région de la Kara, des autorités politiques, traditionnelles et religieuses, bref toutes les couches de la société de la région ont pris d’assaut le Palais des congrès de Kara pour accueillir la délégation du bureau de la NJSPF conduite par son président, Noël De Poukn. Une mobilisation qui traduit non seulement les aspirations de la NJSPF mais également celle de la région de la Kara de voir le président Faure créer son propre parti. Les responsables du mouvement se disent séduits par les capacités d’homme d’Etat, de rassembleur du peuple et des acquis socioéconomiques du quinquennat du président Faure Gnassingbé. « C’est dans le souci de donner aux acquis du régime Faure leur visibilité que la NJSPF s’emploie autant que faire se peut pour les inscrire dans la durée et donc dans l’histoire », a indiqué le président national, Noël De Poukn. Il a indiqué que son association cherche à agrandir la famille politique du président Faure. « Il n’est un secret pour personne que depuis que Faure est détenteur de la légitimité tant nationale que républicaine et ce, par la seule volonté populaire du peuple, l’on assiste à la naissance de nouvelles associations de jeunesse épousant le pragmatisme de son idéologie pour le bonheur de chaque fille et fils du Togo. Cette nouvelle mutation de notre société exige l’éclosion d’une nouvelle formation politique pour le président Faure », a-t-il avancé comme raison de cette initiative. La NJSPF, a-t-il soutenu, a déjà balisé le chemin à cette nouvelle formation politique et appelle de tous ses vœux à sa création. « Le terrain est plus que propre pour l’accueillir », a-t-il ajouté. Si le président Faure Gnassingbé a été le candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) à la réélection présidentielle de mars 2010, c’est en revanche grâce au soutien et à l’adhésion massive des associations et de la population qu’il a été réélu. Si alors ces associations veulent se fédérer dans un même parti politique pour soutenir les acquis de leur candidat, qui pourra les arrêter ?

Pierre AGBANDA

L’ancien Premier ministre Eugène Adoboli devant la cour d’assises de Lomé ce matin

La cour d’assises de Lomé a démarré ses travaux le lundi 18 juillet.

Parmi les dossiers qui passeront dans les mains de nos magistrats figure l’affaire Adoboli Eugène, ancien Premier ministre de feu président Gnassingbé Eyadéma. Avant sa nomination comme Chef du Gouvernement du 21 mai 1998 au 31 août 2000, Eugène Adoboli était fonctionnaire international à la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et de Développement (CNUCED) à Genève et de l’Unité Inspection des Nations Unies. Il est aujourd’hui rattrapé par une affaire qui remonte au temps où il était chef du goauvernement. Il s’agit de la construction des villas luxueuses dans la cité OUA pour accueillir le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains en 2000. A l’époque, le gouvernement avait pris des mesures attractives afin d’inciter les opérateurs économiques et les hommes d’affaires à construire des villas luxueuses qui devraient servir d’abord à loger les hôtes de marque avant de revenir à leurs propriétaires. C’est justement dans cette affaire que M. Eugène Adoboli serait mêlé au détournement de fonds qui s’élèveraient à des centaines de millions. D’autres noms sont également cités parmi lesquels les anciens ministres Issa Samarou et Hope Agboli. La question que l’on se pose est de savoir si les accusés seront présents à cette audience dès lors qu’ils sont pratiquement tous hors du pays. D’ailleurs, selon une source proche de la famille Adoboli, l’ancien Premier ministre réclame plutôt des arriérés de salaire que l’Etat lui doit en lieu et place des poursuites judiciaires dont il se dit ne pas être concerné. Visiblement, ce procès semble répondre aux coups de gueule de l’Ambassadeur des USA au Togo, Mme Patricia M. Hawkins, qui accusait le gouvernement d’être complaisant envers les prévaricateurs qui ne sont jamais inquiétés. Le procès intenté contre l’ancien Premier ministre démontre clairement la volonté du gouvernement de lancer une croisade contre les corrupteurs et les corrompus. Mais Mme Patricia Hawkins et le peuple Togolais voudraient voir le gouvernement aller plus loin dans la traque des détourneurs des deniers publics.

Aliziou Dominique

Le Togo bénéficie de financement du FMI et de l’IDA

Le lundi 18 juillet dernier, le Togo a bénéficié d’un financement de 14 millions de dollars accordé par le Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre de la 6ème revue du programme de facilité de crédit (ECF). « Le Togo a poursuivi la mise en œuvre d’un sérieux programme de réformes avec une exécution rigoureuse du budget 2010. Les investissements consacrés aux besoins sociaux ont augmenté ainsi que ceux destinés à soutenir la croissance. La réforme de la gestion publique s’est poursuivie », a indiqué Nemat Minouche Shafik, directeur adjoint du FMI. Celui-ci recommande que le Togo privatise le plus vite possible les 4 plus grandes banques publiques, qu’il maintienne sa politique fiscale et qu’il réforme les entreprises publiques. Le FMI rappelle qu’il aura versé au total un peu plus de 151 millions de dollars depuis avril 2008 et ces dons constituent une aubaine pour le pays, secoué ces derniers temps par des crises. Au même moment, l’Association Internationale de Développement (IDA) a octroyé au Togo un financement d’un montant de 6,4 milliards de FCFA, pour le financement du Projet d’Appui au Développement du Secteur Privé (PADSP) et un autre de 7,34 milliards de FCFA pour le financement additionnel du Projet d’Urgence de Réhabilitation des Infrastructures et des Services Electriques (PURISE). L’Association Internationale de Développement (IDA) créée en 1960, est une institution de la Banque mondiale qui a pour but de réduire la pauvreté en accordant des dons et des prêts sans intérêt destinés à financer des programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. Le paraphe de ces accords s’est déroulé mardi dernier à Lomé entre le ministre de l’Economie et des Finances, Adji Otèh Ayassor, et Hervé Assah, représentant résident de la Banque mondiale au Togo. «Le projet d’Appui au développement du secteur privé (PADSP) a pour objectifs la contribution à l’amélioration du climat des investissements dans une nouvelle zone franche et l’amélioration des résultats des micro entreprises et des petites entreprises. Le PURISE, quant à lui, permettra à l’Etat de poursuivre sa politique de réhabilitation des infrastructures et du secteur électrique », a indiqué M. Ayassor, précisant que ce coup de pouce aiderait l’Etat dans sa politique de croissance et d’amélioration des conditions de vie de la population. Pour M. Hervé Assah, ces deux nouveaux financements visent à soutenir les efforts du gouvernement dans la promotion d’une croissance économique durable, notamment à travers la mise en place d’un cadre propice pour la promotion du secteur privé et pour le développement et la réhabilitation des infrastructures urbaines. Toutes ces conventions sont le fruit de la reprise de la coopération entre le Togo et ses partenaires au développement.

Carole AGHEY

EVALA-AKPEMA SANS VIH/SIDA, édition 2011

L’ONG AIMES-AFRIQUE/Togo en grande campagne de sensibilisation et de dépistage de masse à la pandémie

Le 16 juillet dernier, l’ONG AIMES-AFRIQUE a lancé une grande campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit, anonyme et volontaire au VIH/SIDA dans le Kozah. Cette opération s’inscrit dans le cadre des luttes initiatiques Evala, un rituel traditionnel en pays Kabyè, qui mobilise une grande foule dont de nombreux vacanciers, des acteurs de la vie socio-économique et politico-administrative, touristes et plusieurs curieux. Comme c’est le cas généralement, ces manifestations festives de grande mobilisation du public sont l’occasion des rencontres sexuelles fortuites et occasionnelles. Ces rendez-vous doivent être saisis pour sensibiliser davantage la population locale sur les risques de contamination de la pandémie et de lui offrir le cadre de dépistage gratuit, anonyme et volontaire de masse. C’est le mobile qui soustend la présente action de l’ONG AIMES-AFRIQUE dont la raison d’être consiste à “Amener l’hôpital vers les populations’’. Durant toute une semaine, cette ONG va non seulement dépister plus de 5 000 patients, mais aussi va distribuer des préservatifs, des gadgets et divers supports de communication pour susciter au sein de la population cible de Kara, un éveil de conscience sur les comportements responsables à tenir pour éviter l’infection au Vih/Sida. Depuis dimanche dernier, jour de démarrage de la campagne, les divers sites de l’opération sont pris d’assaut par la population qui se bouscule dans des files d’attente pour bénéficier des services de l’ONG dont les membres vont sillonner du 16 au 24 juillet les 15 cantons où sont prévues les luttes traditionnelles pour mener un autre combat contre le virus du sida à proximité des arènes. Après trois jours d’opération, près de 2000 patients ont déjà subi leur test de dépistage au Vih/Sida. « Comme c’est le cas l’année dernière, nous faisons face à une importante masse de personnes qui désirent connaitre leur statut sérologique. Le même engouement est observé et à cette allure, il est attendu d’aller au delà de nos estimations », nous a confié M. Atitso DOGBOEVI, l’un des responsables de l’équipe de coordination de l’opération. “C’est la preuve que notre démarche est bien accueillie par la population qui généralement hésite à aller elle-même vers un centre de santé pour se faire dépister’’, a-t-il renchéri. En marge de cette grande campagne de dépistage volontaire et anonyme gratuit du VIH/SIDA, il est prévu pendant la même période une opération de recensement des cas chirurgicaux. Les populations sont massivement invitées à y prendre part. Rappelons que AIMES-AFRIQUE a pour objectif principal d’œuvrer pour la promotion de l’Education pour la Santé, au sein de la population à la base en mobilisant les acteurs de santé notamment les médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes… et de l’éducation pour offrir des services de santé et de l’éducation aux populations les plus démunies dans la droite ligne des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en Afrique. Créée le 19 janvier 2005, “Aimes-Afrique” compte plus de 220 médecins volontaires. Cette Ong a opéré gratuitement avec succès, plus de 10.000 patients en chirurgie générale, en gynécologie, en ophtalmologie, en ORL et en stomatologie. De multiples campagnes de consultations médicales spécialisées foraines ont été menées dans plus de 250 localités où plus 300.000 patients ont été pris en charge gratuitement par des médecins spécialistes togolais, maliens et burkinabé.

Vicarmelo TIEM

Le document diagnostic sur la sécurité alimentaire au Togo validé

L’étude sur la situation de la sécurité alimentaire au Togo a été validée le mercredi 20 juillet 2011 lors d’un atelier organisé à l’hôtel Ibis à Lomé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO), en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Ce sont les cantons de Vo-Koutimé et Kévé qui ont servi de zone d’expérimentation de ladite étude. Les travaux de cet atelier ont connu la participation de la représentante par intérim de la FAO au Togo, Mme Daoulé Diallo Ba, du ministre de l’Agriculture, M. Kodjo Ewovor et des autorités traditionnelles des communautés villageoises de Vo et de l’Avé. La sécurité alimentaire consiste à assurer à toute personne et à tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin. Comment traduire dans les faits ce concept ? Qui en sont les premiers bénéficiaires ? Cette étude menée par le cabinet International Space Consulting basé à Abidjan s’est attelée à poser le diagnostic pour répondre à ces interrogations. Il s’agit non seulement d’évaluer la disponibilité et la durabilité des approvisionnements alimentaires aux niveaux des ménages et des communautés des deux zones retenues, mais aussi d’appréhender leur capacité de gérer les risques majeurs qui influencent la sécurité alimentaire dans leur environnement. D’après la représentante la FAO au Togo, Mme Diallo Ba, la perception de la sécurité alimentaire doit mettre l’accent sur la dimension spatiale, quantitative et qualitative. « En associant la dimension qualitative de la sécurité alimentaire, nous disons que la sécurité alimentaire est la capacité d’assurer à toute population un approvisionnement alimentaire nutritionnellement adéquat sur le long terme. Cette étude conduite dans ces deux localités n’est qu’une action pilote qui doit aider le Togo à assurer la bonne mise en œuvre des activités relatives à la sécurité alimentaire retenue dans le PNIASA», a-t-elle précisé. De par le passé, des études ont été menées sur l’ensemble du territoire, cependant le présent diagnostic réalisé dans le Vo et l’Avé constitue un diagnostic approfondi, actualisé et participatif. Il représente une référence qui permettra de collecter un certain nombre d’indicateurs sur l’ensemble de la production. Selon le ministre Ewovor, poser la recherche sur l’angle de l’insécurité alimentaire parait plus pertinent dans la démarche pour trouver les moyens d’atteindre la sécurité alimentaire. Interrogé sur la situation alarmante de famine qui prévaut actuellement dans la corne de l’Afrique, il estime que « le Togo ne vit pas l’insécurité alimentaire, car il existe des données qui permettent de dégager des excédents dans les produits de base. La question fondamentale pour nous est de travailler à ce que l’agriculture apporte des revenus aux producteurs, d’associer la nutrition à l’alimentation. Nous sommes tristes de ce qui se passe en Afrique de l’Est, mais cette situation n’est pas à comparer à celle du Togo ». Il faut indiquer également cette sécurité alimentaire tant recherchée devrait nécessairement passer par l’amélioration des revenus au niveau des ménages, de la commercialisation des produits agricoles, des infrastructures de base. Selon Déo Nyamusenge du bureau international Space Consulting, aujourd’hui on ne peut plus parler de sécurité alimentaire sans faciliter l’accès au crédit aux producteurs et sans renforcer les capacités techniques et managériales des coopératives agricoles et des ménages.

Benito

La Banque Mondiale finance les projets des ONG au Togo

Dix sept ONG (Organisations Non Gouvernementale) ont bénéficié d’un important appui financier de la Banque Mondiale. 35000 dollars US, c’est le montant total octroyé par la BM à ces ONG sélectionnées sur les 124 postulantes. Cet appui se situe dans le cadre de l’appui de cette institution à la Société civile. La cérémonie de remise de chèques de ce financement a eu lieu le vendredi 15 juillet au siège de cette institution à Lomé. Plusieurs domaines sont concernés par cet appui. Il s’agit notamment de la protection de l’environnement ; la promotion du volontariat auprès des jeunes ; l’alphabétisation des adultes ; les droits et devoirs des consommateurs ; la citoyenneté responsable ; l’éducation de la jeune fille ; la promotion du genre ; la santé et l’éducation. Le représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Hervé Assah, a dans son mot de circonstance exhorté les ONG bénéficiaires à une gestion transparente et objective des fonds à elles alloués par son institution. Il leur a signifié clairement que « les dépenses à effectuer doivent correspondre strictement aux activités mentionnées ». Il a par ailleurs tenu à préciser que « tout solde de don qui n’aurait pas été utilisé pour les besoins des activités proposées doivent être retournés à la banque mondiale ». Pour les besoins de transparence, il leur est exigé de dresser chacune un rapport des activités trente jours après la fin des activités proposées et également de conserver les factures et les reçus des dépenses faites selon les principes de comptabilité. « Ces archives, factures et comptes, explique t-il, peuvent être sujet si nécessaire, à un audit selon les conditions de la Banque Mondiale ». Rappelons que la Banque Mondiale intensifie ces derniers temps son aide au Togo à travers ses appuis multiformes qu’elle apporte au gouvernement et au secteur privé. Il faudrait alors que cela profite réellement aux populations. D’où la nécessité d’une gestion sérieuse des ressources allouées.

Pierre

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