Société

Vacances sexuelles à Lomé

Les examens de fin d’année annoncent généralement le début des vacances dans les collèges et lycées du Togo. Voyages, petits jobs et soirées récréatives occupent les premières places au rang des activités des jeunes pendant ces moments de détente. Il est cependant observé une intensification des activités sexuelles des jeunes depuis quelques années pendant les « étés ». Les conséquences de ces comportements sexuelles incontrôlés sont nombreuses et pour la plupart désolantes. Les dégâts constatés à la rentrée, ne sont pas des moindres, des grossesses indésirées avec ses lots d’avortement par ici, et des contaminations aux maladies sexuellement transmissibles (MST) dont le VIH/SIDA par là. Il est question pour nous à Togoportail, de sonner l’alarme sur ces dérives souvent compromettantes pour l’avenir de la jeunesse, relève de demain.

Il y a encore quelques années ; on pouvait voir les adolescents jouer aux billes, aux jeux vidéo ou encore aux cartes au début des vacances. Le tableau est très peu luisant. La jeunesse de Lomé se livre à des activités sexuelles intenses et parfois sans contrôle. On assiste à la création de couples à tous les coins de rue de la capitale. Le mode de vie d’une bonne tranche de la jeunesse a subit une mutation pour diverses raisons:

Les médias et les films brésiliens qui véhiculent pour la majorité des histoires d’amour en sont pour quelque chose dans ce bouleversement de la vie de la jeunesse. Les films pornographiques, du plus hard au plus érotique, qui se vendent à vils prix sur le marché aussi en sont pour beaucoup.

En ces débuts de vacances il n’est pas rare de croiser des jeunes se livrer à des baisers profonds, à des fourrées mouillées au vu et au su de tous, comme si on était en Venise en isolement de toute pudeur.

S’il vous arrive de faire une ballade aux alentours de Panini, dans les périmètres de l’Hôtel Palm Beach, de Seven Clash, ou du côté de bas-fond du Collège Saint Joseph, ou encore de Moov à Dékon, quelques uns des coins très convoités par les travailleuses de sexe dans la capitale togolaise, vous verrez de toutes les couleurs et de divers âges, en ces temps de vacances. De 15 ans à 20 ans et très fraiches, très fines, très affinées, elles s’offrent en spectacles aguichants et cambrées avec des chutes de reins devant lesquels vous ne pouvez éviter à votre adrénaline de monter d’une décharge. Un appât très prisé pour vous emballer et vous couper le souffle. Une situation qui indispose les véritables professionnelles de sexes qui voient leurs affaires se péricliter.

Les vacances au Togo, particulièrement à Lomé, sont donc généralement des moments de rude concurrence au cours desquels les élèves et étudiantes abandonnent les stylos et cahiers, pour se métamorphoser en filles de joies, exposant publiquement les dessous et autres parties aguichantes du corps pour « biper » les potentiels partenaires d’une soirée.

Noëllie, une jeune élève de 16 ans, très ravissante, qui vient de décrocher son BAC 1 a accepté nous confier qu’elle a pu faire face à ses études ces trois dernières années grâce aux économies réalisées dans le travail de sexe qu’elle exerce fréquemment au cours des vacances. ‘’J’ai un carnet d’adresses très fourni et je suis souvent sollicitée par les hommes surtout les hommes d’affaires généralement bien nantis. Genre Papito, vous voyez! Les sorties juteuses me rapportent parfois de 50 000 à 80 000 francs et voire 100 000 francs CFA la nuit. Surtout s’il nous arrive d’avoir la chance de tomber sur l’un des touristes occidentaux en transit et pleins de dollars et d’euro, la moisson s’annonce très abondante. Cela peut aller à 200 000 francs et là il faut se mettre au respect de tous ces caprices. Par exemple, tu es obligé de lui faire ce que t’as jamais imaginer faire même avec ton bien aimé.

Pour d’autres, c’est en boite de nuit que les meilleures affaires s’offrent et généralement elles sont hyper juteuses. Ce que renchérit Edwige une autre beauté en classe de seconde qui s’adonne à cette pratique saisonnière de travailleuse de sexe. ‘’L’année dernière j’ai fait une rencontre chanceuse dans une boîte de nuit de la place avec un partenaire européen exceptionnel qui très satisfait de mes prestations et habiletés, m’a gratifié d’une somme de 300 000 frs. A la fin des vacances, j’ai ouvert un compte en banque d’un montant de 500 000 francs et l’année scolaire a été ainsi sécurisée en terme de besoins vitaux. En raison de 50 000 frs de dépense par moi, j’ai bien passé l’année sans grand souci. D’ailleurs, j’ai déjà commencé en début de ces vacances l’exploit, car je n’aurai pas de temps l’année scolaire prochaine au cours de laquelle je dois préparer mon BAC I. Avec l’arrivée de certains ivoiriens qui ont fuit avec l’argent amassé par le camp GBAGBO, il y a de forte chance que je tire mon épingle du jeu avant la fin des vacances. J’ai de forte chance de réussir avec ma belle forme et mon habileté ».

Ainsi, pratiquement tous les soirs, Edwige âgée de 17 ans vêtue de son décolleté super sexy qui s’ouvre largement sur une poitrine peu discrète et mettant remarquablement en relief des silhouettes de ses seins qu’on peut à raison imaginer soyeux et fermes, se rend aux « Cheick point » de la capitale pour damer le pion aux autres concurrentes professionnelles. Approchées, ces dernières fustigent les intruses que sont les élèves vacancières.
‘’On ne sait plus quoi faire; à l’approche des vacances nous sommes soucieuses. Nous sommes sérieusement menacées par l’affût des élèves qui prennent d’assaut notre marché ; Ils ont choisi les études, qu’elles s’occupent de leurs cahiers; nous aussi nous avons notre boulot, pourquoi nous envahissent-t-elles de cette manière? Au lieu de s’occuper de leurs cours de vacances, elles se rabattent sur notre affaire. Je comprend pourquoi elles échouent maintenant en masse. Certains de nos clients apprivoisés par ces élèves nous font savoir qu’elles sont merveilleusement impressionnantes au lit. On dirait c’est ce qu’on leur enseigne maintenant!’’ se lamente une travailleuse professionnelle de sexe.

En dehors des vacancières qui monnaient leur sexe contre de l’argent, il y a une autre catégorie de filles élèves qui vadrouillent pendant les vacances scolaires pour juste le plaisir charnel et pour le besoin d’un défoulement après 09 mois de dure labeur. Cela conduit à des risques puisque ce sont elles qui sont les plus sexuellement actives à expérimenter des mises en situations les plus impudiques en imitation les ébats pornographiques que diffusent les CD et DVD pullulant sur le marché de la piraterie.

Il est constaté également que c’est dans ces périodes de vacances que les lieux de service administratif et autres sociétés de la place enregistrent un fort taux de visites improvisées par les jeunes élèves en quête d’un cadre de l’administration ou un DG de société ou encore un jeune fonctionnaire.

Non seulement cette situation doit interpeller les parents mais aussi commencer par embarrasser le corps des enseignants qui ne reconnaissent plus les apprenants, qui souvent effacés et ternis en classe mais déjà maîtres dans l’art de séduction. Le gouvernement doit de leur côté prendre la situation au sérieux et agir pour limiter au plus tôt les dégâts; car les dégâts il y en a!

Les élèves de 15 à 18 ans généralement fraiches et belles offrent leurs corps au prix des MST et autres fléaux fâcheux qui peuvent dangereusement hypothéquer leur avenir.

La situation s’aggraverait bientôt avec l’entrée en jeu des élèves de la terminale et les étudiantes qui vont subir les épreuves d’examen de fin d’année. Bonjour les dégâts.


La Rédaction

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