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Culture

Pytha Adebayor (PA) et Shegal Mokozy (SM), sur les pistes d’un duo prometteur

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Tout le monde a les possibilités et opportunités de réussir et d’émerger dans la vie, étant entendu que chacun a ses atouts et potentialités. L’une des conditions essentielles d’y parvenir est de les repérer à temps et de les perfectionner dans l’élan d’aiguiser ses talents. Pytha Adébayor une fois s’être rendu compte de ses talents d’artiste musicien, n’a pas hésité à se révéler au grand jour avec son statut de star de musique qu’il met en affiche avec son tout nouveau et premier morceau « Bénédiction » chanté en duo avec Shegal MOKOZY, artiste ivoirien. Ils ont accepté au cours d’un récent entretien de lever le voile sur un pan de leur vie professionnelle et extra. Un envol sur ce que vous ne savez pas encore sur vos stars à travers cette interview réalisée pour, chers internautes de Togoportail, votre seule satisfaction.

A écoutez votre nom, on pense déjà à une famille de football. Qu’est-ce qui vous motive à embrasser la musique comme carrière?

Pytha Adébayor: Il est vrai que nous sommes amoureux du football dans notre famille, mais nous aimons aussi la musique. Je dirais qu’à part le football, la musique est notre deuxième don.

Est-ce que cela veut dire que vous allez abandonner les crampons au profit du micro?

PA: Mon rêve actuellement, c’est de chanter et de faire plaisir au monde entier. J’ai beaucoup réfléchi avant d’embrasser cette carrière de musicien. Si on me demande de choisir entre le foot et la musique, aujourd’hui, je choisirais la musique.

Ce n’est pas parce que le foot ne marche plus pour vous que vos avez dû choisir la musique?

PA: Pas du tout. Ceux qui me connaissent savent de quoi je suis capable sur le terrain. Je suis un attaquant et je le demeurerai toujours.

Il faut avoir des prédispositions avant d’embrasser cette carrière. Est-ce que Pytha a un talent d’artiste avant de se lancer dans ce monde?

PA: Je crois que c’est depuis mon enfance que j’aime la musique et lorsque je chante, une joie embaume mon cœur. Vous savez, les amis ne cessent de me féliciter lorsque je les invite à écouter mes compositions. Ils en sont toujours très émerveillés.

Shegal Mokozy, aujourd’hui vous avez décidé de faire carrière avec Pytha Adebayor. Comment s’est fait votre rencontre?

SM: Face aux exactions en Côte d’Ivoire, j’ai décidé de m’exiler au Togo. C’est au cours de mon exil que j’ai rencontré Pytha Adebayor. Pendant notre séjour ici, Pytha Adebayor a été vraiment gentil avec nous. Ce n’est qu’après plusieurs discussions qu’il m’a dit qu’il est en train de composer des chansons. Je me suis intéressé à ce dont il était capable et du coup, j’ai découvert en lui un immense talent d’artiste. Quand nous étions en Côte d’Ivoire, lorsqu’on entendait le nom Adebayor, on pensait directement au foot. Mais là, je venais de découvrir qu’il y a aussi des talents en matière de musique dans cette famille; et Pytha en est un exemple. Après plusieurs discussions, nous avons donc décidé de faire carrière ensemble.

Combien d’albums aviez-vous à votre actif avant de quitter la Côte d’Ivoire?

SM: Quatre albums.

L’union Shegal Mokozy-Pytha Adebayor se limite-t-elle aux singles que vous vous apprêtez à lancer ou vous visez toute une carrière?

SM: C’est une carrière que nous comptons faire avec cette union. L’union va marcher, puisque nous nous entendons très bien sur plusieurs plans.

Pytha Adebayor, pouvez-vous nous parler un peu de votre single qui sera bientôt sur les chaînes nationales et internationales?

PA: Le titre de ce single est Bénédiction. Bénédiction parce que dans cette vie, la bénédiction vient de la maison. Sur ce double single, nous exhortons les jeunes à respecter leurs parents, puisqu’ils sont notre ‘‘Dieu sur terre’’. Nos mamans sont tout pour nous et pour cela, il leur faut un grand respect. Si elles n’avaient pas accepté nous porter pendant 9 mois, aujourd’hui, on ne pourrait pas se prévaloir d’être une star ou quoi que ce soit.

Vous êtes en train de faire allusion à votre frère Emmanuel Adebayor?

PA: Pas du tout. Nous avons sorti ces singles avant que les problèmes ne surgissent entre nous. Si aujourd’hui, je tiens de tels propos, c’est parce que la famille Adebayor que vous connaissez maintenant, n’était pas une famille riche. Je peux vous dire que nous sommes sortis d’une famille très pauvre. Nous avons traversé des difficultés qu’une famille pauvre peut traverser. Mais grâce à notre maman, je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. C’est elle qui a accepté s’humilier pour permettre à nous les enfants de vivre. Je ne peux que lui rendre un grand respect. Et à travers elle, je rends hommage à toutes les femmes du monde entier.

Shegal Mokozy, qu’est-ce qu’on peut découvrir dans vos singles?

SM: Il y a deux messages importants. Dans un premier temps, nous avons voulu conscientiser la jeunesse africaine, parce que souvent dans nos foyers conjugaux, lorsque les parents parlent, les enfants font fi de ce qu’ils disent. L’autre message concerne le quartier dans lequel nous sommes actuellement: Kodjoviakopé. Comme vous le savez, c’est un quartier de pêcheurs. Les pêcheurs de ce quartier ont une danse que nous voulons mettre en valeur.

Pourquoi avez-vous décidé que vos deux singles soient du Coupé Décalé et de la Sagacité?

SM: Nous avons constaté qu’au Togo et en Afrique en général, on consomme plus ces deux rythmes. Nous avons décidé de commencer avec du Coupé Décalé, mais d’ici peu nous allons embrasser les autres rythmes, puisque nous envisageons déjà une carrière internationale. Quand les gens vont commencer à découvrir les musiques de Pytha Adebayor et Shegal Mokozy, nous allons commencer à faire de la variété.

A quand la sortie de l’album du duo ivoiro-togolais?

PA: Nous allons d’abord lancer les singles et après nous allons les accompagner de l’album. Ça ne va pas du tout traîner, car nous y travaillons sans relâche.

Dans les morceaux, vous avez fait un clin d’œil à certaines personnalités comme Pascal Bodjona, des chefs traditionnels et bien d’autres. En fait, qui est votre producteur?

PA: Si nous avons fait des dédicaces à certains, c’est parce que nous les aimons. Nous voyons ce qu’ils font de bien. Nous sommes notre propre producteur. Si quelqu’un veut soutenir notre carrière, nos portes sont ouvertes pour lui.

SM: Je tiens à ajouter que lors de notre séjour ici au Togo, nous avons eu la chance de rencontrer la ministre togolaise des Affaires Sociales. Au cours des échanges, elle nous a demandé, nous qui sommes artistes, de travailler avec les artistes togolais. Ce n’est que le début. Nous n’avons même pas commencé à nous échauffer. En bref, nous vous réservons beaucoup de surprises avec cette union. Comme la Côte d’Ivoire est la plaque tournante de la musique africaine, nous allons y débuter la promotion au même moment qu’au Togo.

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