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Société

Le Togo face à l’épreuve de la grogne socio-professionnelle

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Depuis le 25 mai, une nouvelle tendance prend progressivement forme dans la cité. Il s’agit des manifestations de grève, expression de revendication des droits pour une amélioration de condition de vie des couches socio-professionnelles.

Depuis quelques semaines, certains secteurs d’activités font l’objet de mouvements qui interpellent plus d’un. A la suite des manifestations enclenchées le 25 mai dernier par les étudiants réclamant de meilleures conditions d’études, mouvements sans cesse étouffés par les forces de l’ordre, les médecins et médecins praticiens ont enchaîné avec leur mot d’odre de grève. Bien évidemment ce mouvement n’est pas conditionné par le premier; les deux mouvements n’ayant pas forcément un lieu de d’entrainement. Les médecins abandonnent ainsi seringues, thermomètres et autres outils médicaux pour dire leur ras-le-bol réclamant eux aussi, de meilleures conditions de travail et un statut particulier.

De leur côté, les étudiants ont déclaré une grève de deux jours qui, non encore parvenu à un dénouement heureux, s’est soldée par la fermeture de l’Université pour une semaine, suivie de son ouverture le vendredi dernier. Leur revendications se résument en une réactualisation de système d’attribution bourses et le réaménagement du système LMD (licence, master doctorat), la décongestion des amphithéâtres trop pleines, l’amélioration des services de diverses oeuvres universitaires ( logement, restauration, déplacement).

Depuis l’ouverture du chantre du savoir le 09 juin dernier, les tensions deviennent vives de jour au jour entre les manifestants et les autorités, et le dernier des actes de violence remonte à ce mercredi 15 juin avec l’arrestation de Abdou Seydou, Président de Mouvement pour l’Epanouissement des Etudiants du Togo (MEET).

Alors que le cas des étudiants fait du brouillage les médecins et praticiens médicaux ne désarment pas. Aux dernières nouvelles, un compromis est sur le point d’être trouvé entre grévistes et gouvernement au cours de la journée.

Les travailleurs de Togo Télécom, n’ont pas été du reste. Ils ont également manifesté leur mécontentement courant semaine dernière, toujours pour réclamer des meilleurs traitements au travail.

Toutes ces suites de crises sociales ne doivent traités de manières banales; ils sont des signes annonciateurs de la précarité qui marque les différents secteurs d’activités du pays et cela doit faire l’objet de préoccupation au plus haut niveau pour préserver le climat social favorable qui doit prévaloir pour la population dans son ensemble.

La Rédaction

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