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Justice

L’autre revers des délices du pouvoir: Quinze hommes de main du clan GBAGBO arrêtés et écroués

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Le 11 avril dernier, le régime de Laurent GBAGBO a chuté avec l’arrestation de l’ex-président de Côte d’Ivoire. Deux mois après cette fin de régime, les piliers du clan GBAGBO qui l’ont soutenu dans sa forfaiture commencent par tomber. Le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio KOFFI, a annoncé ce dimanche 26 juin que quinze proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ont été inculpés et écroués pour atteinte à l’autorité de l’Etat, constitution de bandes armées et crimes économiques.

Parmi elles figurent l’ancien premier ministre Gilbert Aké N’GBO, l’ex-ministre des Affaires Etrangères Alcide DJEDJE et Philippe-Henri Dacoury-TABLEY, qui fut gouverneur de la BCEAO, Banque Centrale d’Afrique de l’Ouest.
Les quinze personnalités ont été inculpées pour des “infractions contre l’autorité de l’Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées” et pour des “infractions contre les biens, commises au préjudice de l’Etat et des institutions financières publiques ou privées“, selon M. Kouadio Koffi.

Cette arrestation des proches de l’ex-président mis en résidence surveillée, intervient après la demande faite par le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) aux juges d’autoriser l’ouverture d’une enquête sur des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Côte d’Ivoire depuis la dernière élection présidentielle. Une élection présidentielle qui a donné suite à une crise post-électorale sans précédent en Côte d’Ivoire et marqué par des conflits armés avec ses corollaires d’exactions et de massacres de population civile portés à au moins 3000 morts.

Quelques semaines après son arrivée au pouvoir, le nouveau président Alassane OUATTARA n’a tardé prouver qu’avec la nouvelle donne qu’il incarne, la page est définitivement tournée contre l’impunité. C’est ainsi qu’il avait, dans une lettre datée du 3 mai, demandé au procureur Luis Moreno-Ocampo d’enquêter sur les “crimes les plus graves” commis lors des violences qui avaient suivi le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

Des suites de faits et de décisions qui ne sont sans rapport avec ces derniers rebondissements dans l’Affaire GBAGBO. Celui-ci, son épouse Simone Gbagbo et treize autres personnes sont également en résidence surveillée depuis l’arrestation de l’ex-président.

Rappelons que placées en résidence surveillée dans un hôtel d’Abidjan, La Pergola, après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril, ces quinze détenus arrêtés à ce jour, vont demeurer sur ce site en attendant d’être transférés en maison d’arrêt.

Vicarmelo TIEM

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