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Chronique de la Semaine N°150 du 16 juin 2011: Robert DUSSEY de retour sur la scène de la littérature togolaise avec « Une comédie sous les tropiques »

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La 150ème parution de Chronique de la Semaine est accessible au public avec le souci d’une bonne place réservée à sa page culturelle dont l’essentiel est consacré à la sortie d’une oeuvre littéraire:« Une comédie sous les tropiques ». Chef d’oeuvre d’un compatriote togolais qui vient de faire paraitre son second roman; Robert DUSSEY, l’auteur de l’ouvrage n’est pas n’importe qui. Conseiller diplomatique du Chef d’Etat togolais, il est un habitué des couloirs du palais royal et un observateur patenté du quotidien des hommes du pouvoir pour se vêtir de la peau d’interlocuteur crédible et porter son regard scrutateur sur les dérives du pouvoir. Homme averti des attentes du public consommateur, son roman proposé est bien enrichi d’une trame de comédie digne d’une de nos républiques bananières. Voici le contenu de l’article et la suite de la parution de Chronique de la Semaine N° 150 du 16 juin 2011. Bonne lecture.

Vient de paraître :

« Une comédie sous les tropiques » de Robert Dussey

La littérature africaine vient de s’enrichir d’une nouvelle œuvre intitulée « Une comédie sous les tropiques » de Robert Dussey, professeur de philosophie politique à l’Université de Lomé et Conseiller diplomatique du Président de la République, Faure Gnassingbé. Ce roman de 252 pages paru aux éditions L’Harmattan est le second de l’auteur et son sixième ouvrage. Le lancement officiel de ce nouvel ouvrage s’est déroulé le 10 juin 2011 à la Maison de la Presse à Lomé « Une comédie sous les tropiques » est une fiction qui touche aux questions réelles de nos sociétés, voire d’actualité sous les tropiques mais beaucoup plus en Afrique. Elle aborde des questions qui touchent aux tabous dans nos sociétés : sexe, argent, pouvoir. Le roman est structuré en deux grandes parties : la première est consacrée au sexe et la seconde à l’accession de Steven au pouvoir : « La république de Korodu n’existe pas, elle est une fiction. Mais dans la réalité, plusieurs républiques (pour ne pas dire républiques bananières) ne sont pas loin de la république de Korodu », a affirmé l’auteur qui, à travers l’œuvre, veut montrer que ce continent n’est pas bien gouverné, une réaffirmation de ce qu’il avait dénoncé dans son ouvrage « l’Afrique malade de ses hommes politiques ». Selon Robert Dussey, pour régler ce problème de la mauvaise gouvernance, il ne faut pas un commandant Steven. Cette nouvelle œuvre, a-t-il laisser entendre, est une contribution à la résolution de la mauvaise gouvernance. « Mon rêve est qu’un jour, l’Afrique prenne le commandement de l’histoire universelle », a-t-il conclu. Le Commandant Steven est né d’un père appelé Serge et d’une mère de mœurs légères, nommée Régine. Steven, l’acteur principal, n’ayant pas réussi ses études s’est fait enrôler dans l’armée. Par la force des choses, il devient président de la République de Korodu. Son but, c’est la recherche du plaisir et essentiellement du plaisir sexuel et a s’installer dans la vie de luxure… Un ouvrage qu’on peut trouver dans les librairies de la place.

Pierre

Révision de cinq articles de la Constitution:

-Une recommandation du projet de modernisation de la justice
-Pourquoi tant d’agitation de l’ANC?

La politique, c’est une science, dit-on. Mais à l’ANC, l’on a l’impression que ceux qui animent ce parti l’ignorent totalement et naviguent généralement à vue. Si le président de ce parti, Jean-Pierre Fabre et sa bande étaient féconds, ils ne chercheraient pas à exploiter la moindre occasion qui s’offre à eux pour faire du bruit. Depuis qu’il a été à l’élection présidentielle de 2010, pour le compte de l’UFC, et qu’il a été battu à plate couture par le candidat du RPT, Jean-Pierre Fabre a instauré une marche hebdomadaire chaque samedi pour, dit-il, revendiquer son échec, pardon sa « victoire ». Après plus d’un an de marche pour le même objectif, les marcheurs lassés ont commencé par bouder les appels du leader de l’ANC. Pour essayer d’y remédier, les responsables de l’ANC ont commencé par inscrire à l’ordre du jour de leur marche des sujets d’actualité en cherchant des poux dans la tête du gouvernement et du chef de l’Etat. C’est ainsi que l’ANC et ses partis alliés regroupés au sein du FRAC viennent de trouver une aubaine pour se faire entendre. C’est la révision des articles 13, 21, 116, 117 et 125 de la Constitution. Au sujet de laquelle l’ANC s’agite en voulant organiser des marches non plus les samedis comme d’habitude mais plutôt les jours ouvrables pour, dit-elle, dénoncer le tripatouillage de la Constitution. En quoi la révision de quelques articles pour se conformer aux exigences de l’heure peut-elle constituer un tripatouillage ? Lorsque la Commission des lois à l’Assemblée Nationale étudiait les articles en question, c’était bien en présence de l’une des éminences de l’ANC, en l’occurrence Me Doe Bruce Ruben qui a pris part activement à l’amendement de ces articles. Si Me Doe Bruce a pris part aux travaux, c’est parce qu’il est convaincu que ces articles n’ont rien à avoir avec les articles politiques dont l’opposition réclame la révision. Par exemple, les articles 116 et 117 concernent le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature dont la réforme avait été recommandée par la Commission de modernisation de la justice financée par les bailleurs de fonds, notamment l’UE et le PNUD. Dans le processus de modernisation de la justice, un projet dont Me Abi Tchessa a démarré le pilotage en tant que ministre mais aujourd’hui membre actif du FRAC, il est recommandé que le Conseil Supérieur de la Magistrature soit présidé par le Chef de l’Etat comme cela se fait dans les pays européens. Et ça c’est pour renforcer l’Etat de droit dans notre pays où à ce jour c’est le président de la Cour Suprême qui préside ce Conseil. C’est donc pour être conforme aux exigences de la Commission de modernisation de la justice que le gouvernement a soumis à l’Assemblée nationale ces articles qui sont beaucoup plus techniques que politiques. Le président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, ne croit-il pas à sa chance d’être élu président en 2015 pour présider ce Conseil. En tout cas, certains militants de l’ANC ne se privent pas de qualifier leur président d’abruti car, disent-ils, il a du mal à faire le distingo entre le vrai et le faux, parce qu’en vérité cette modification n’est pas un tripatouillage comme il le fait croire mais plutôt un aménagement technique. La modification des articles 13 et 21 vise essentiellement à se conformer à l’abolition de la peine de mort dans notre pays. L’Assemblée Nationale a voté l’abolition de la peine de mort alors que dans la Constitution de 1992, il n’en est pas fait mention. Ce qui nécessite un réaménagement de cette Constitution pour se conformer à la nouvelle donne. Au regard de tout ce qui précède, où se trouve la mauvaise foi du gouvernement ? Jean-Pierre Fabre et ses comparses savent pertinemment que ce léger réaménagement de notre loi fondamentale n’impacte en rien les articles à problèmes dont l’opposition réclame la révision, notamment le mode du scrutin, la limitation du mandat présidentiel, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, etc. Il apparait clairement que l’ANC étant à court d’arguments pour se faire entendre, saute sur la moindre occasion pour faire du bruit inutilement. La marche de demain n’est qu’un ballon d’essai pour voir si cela peut dégénérer en une manifestation violente avec à la clé des morts qui pourrait lui servir de trophée de guerre. Il est évident que l’ANC est tentée par le printemps arabe mais ne sait comment faire pour réaliser son rêve. C’est ce qui justifie tout ce boucan sur des petites peccadilles. Le hic, c’est que l’ANC a catégoriquement rejeté le dialogue inclusif proposé par le président de la République et qui devrait aboutir aux réformes constitutionnelles et institutionnelles réclamées par l’opposition. Voilà un parti qui refuse tout dialogue mais qui est prompt à marcher pour, dit-il, réclamer ce pour quoi on l’appelle à dialoguer. Où doivent donc s’effectuer les réformes réclamées ? Est-ce à Kondjindji ou à la plage ? C’est dommage que les politiciens de l’ANC ne puissent pas comprendre que la politique est une science.

Aliziou Dominique

Nouveau rebondissement dans la crise universitaire

-Le président du MEET arrêté hier par les forces de sécurité
-Des bidons d’essence saisis auprès de certains étudiants

La tension qui régnait au campus universitaire de Lomé et qui a conduit à la fermeture de l’UL par les autorités le 27 mai 2011 ne semble pas tombée malgré le compromis trouvé entre les mouvements et associations estudiantins d’une part et les autorités universitaires et gouvernementales d’autre part. Rouvert le 9 juin dernier, le campus de Lomé a renoué avec les manifestations estudiantines. Une action à mettre à l’actif du Mouvement pour l’Epanouissement des Etudiants du Togo (MEET), qui avait mobilisé les étudiants de l’UL pour réclamer de meilleures conditions de travail et de vie. Hier mercredi, ce mouvement qui avait déjà organisé une assemblée générale le jour de la réouverture de l’UL, a tenté de rassembler à nouveau les étudiants. Malheureusement, le président de ce Mouvement, Abdou Seydou, a été appréhendé par les forces de Sécurité au niveau de la Faculté De Droit (FDD) et amené dans une fourgonnette. S’en suit alors une course-poursuite entre étudiants et forces de sécurité. Les premiers dressant des barricades çà et là, lançaient des pierres aux seconds qui répliquaient par des jets de gaz lacrymogènes. Plusieurs étudiants ont été blessés au cours de cet affrontement. Dans ces échauffourées, cinq étudiants ont été également arrêtés, parce que munis d’essence pour, dit-on, répondre à la demande du président du MEET la veille. Dans l’entourage du MEET, on estime que le compromis trouvé avec les autorités universitaires et gouvernementales n’est pas suffisant. Le MEET exige un accord en bonne et due forme du gouvernement en lieu et place d’un compromis présenté sous forme d’un procès verbal. Depuis l’annonce de la réouverture du campus de Lomé, la reprise des cours a été timidement observée par les étudiants. « La réouverture du campus n’est pas une solution en soi, c’est la satisfaction de nos revendications qui est le seul gage du retour au calme », avait déjà prévenu le MEET. Les étudiants, après l’arrestation du président du MEET, se sont rendus au siège de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) hier soir pour crier leur mécontentement et solliciter son aide dans la libération de leur leader.

Le MEET, allié de l’ANC ?

Face à ce nouveau développement de la crise, l’on se demande ce que viennent chercher les bidons d’essence au campus. Si les réclamations des étudiants, relève de demain, sont légitimes, chercher à détruire le peu d’infrastructures existantes que les étudiants eux-mêmes trouvent insuffisantes et dont ils demandent amélioration serait-il une voie idoine de réclamation de leurs droits ? Selon certains journaux proches de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le MEET a rallié le FRAC. Si tel est le cas, l’on se demande ce que les réclamations estudiantines vont chercher dans une marche du FRAC qui est politique. L’on est en face d’une récupération d’une revendication sociale à des fins politique. Un moyen peut-être pour les leaders de l’ANC et du FRAC d’importer le printemps arabe au Togo. A quelques semaines des examens au campus, la tranquillité n’est pas encore de mise. Une situation qui pourrait remettre en cause tous les efforts déployés par les étudiants et les dépenses des parents pendant toute une année. Ce qui devrait amener les uns et les autres à prendre leurs responsabilités pour ne pas avoir à regretter à l’avenir.

Pierre

Grève du personnel soignant du public

Un accord pourrait être signé aujourd’hui entre le gouvernement et le SYNPHOT

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) poursuit sa grève entamée le 30 mai 2011 et qui entre dans sa troisième semaine au plus grand dam des malades et de leurs accompagnants. Aux dernières nouvelles, un accord pourrait être signé aujourd’hui si les deux parties (gouvernement et SYNPHOT) arrivaient à se mettre d’accord sur les termes du document final. Le point d’achoppement qui a fait perdurer les négociations était la prime de risque contagion. De 70 000 Fcfa réclamée au début des négociations, le syndicat a fait des concessions jusqu’à 20 000 f au moment où le gouvernement proposait 15 000f. Hier donc, les deux parties ont trouvé un compromis sur le montant de 19 000 Fcfa. Ce compromis n’est pas synonyme de reprise immédiate du travail, ont laissé entendre les responsables syndicaux. La signature de l’accord ne signifie donc pas pour les hommes en blouse la reprise des activités, elle est conditionnée par le payement effectif de l’appoint de 180.000 Fcfa par an aux agents. L’un des points importants de l’accord est que les trois CHU auront finalement une connexion internet, cependant un délai devra être défini pour la réalisation de ce projet. La grève pourrait reprendre à tout moment si les délais ne sont pas respectés, a indiqué le président du SYNPHOT, le prof. David Dosseh Ekoué. Jusque là, les négociations entamées à la primature mardi entre le gouvernement et les responsables du SYNPHOT avaient échoué, chaque partie voulant à tout prix camper sur sa position. Les responsables du SYNPHOT avaient menacé de durcir le mouvement la semaine prochaine si aucune solution n’était trouvée. Les agents de la santé du public réclament entre autres : le versement sans délais en une seule et unique tranche de l’appoint annuel d’un montant de 180.000 Fcfa au titre de l’année 2010 ; la dotation sans délais des trois Centres Hospitaliers Universitaires d’une connexion internet et l’audit associant les membres du syndicat, de toutes les formations sanitaires publiques en vue de dégager leurs capacités financières réelles permettant l’application intégrale partout sur le territoire, de l’arrêté portant primes de garde et d’astreinte et l’adoption dans les meilleurs délais du statut particulier du corps de la santé. Avant ce probable accord, les grévistes estimaient n’avoir obtenu qu’un seul accord, celui de la dotation du CHU Tokoin d’une connexion internet. Mais ils ne savent pas encore quand cela sera effectif. Le gouvernement avait néanmoins ordonné le versement le 27 mai de l’appoint exigé. Cependant les manifestants se sont rendus compte que tout le monde ne percevait pas cette somme et que les conditions n’étaient pas définies. Ce qui a amené les responsables du SYNPHOT à ordonner la cessation du payement. Pour l’instant, le personnel soignant observe un sit-in, un service minimum est néanmoins assuré au niveau du service de la réanimation et des urgences. Les autres malades sont laissés à leur triste sort et condamnés à trouver les moyens pour se rendre dans des cliniques privées. Si déjà en temps normal beaucoup de malades sont délaissés dans ces centres publics, en ces moments critiques, le pire est à craindre. Ce qui doit inciter les deux parties (gouvernement et responsables du SYNPHOT) à trouver une solution urgente et pérenne à la crise.

Pierre

Les travaux de drainage des eaux pluviales débutés à Lomé

Après le lancement de l’appel d’offre le 6 décembre 2010 par le maître d’ouvrage, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, et le maître délégué, l’Agence d’Exécution des Travaux Urbains (AGETUR-Togo), une visite de terrain est organisée vendredi 10 juin 2011 pour une remise officielle des sites des travaux aux différentes entreprises retenues. Le gouvernement soucieux de trouver une solution aux inondations répétées dans notre capitale, décide à travers le ministère approprié de construire trois bassins de rétention et 3 collecteurs dans les quartiers Agbalépédogan et Aflao Gakli. Ces collecteurs vont relayer les bassins quand ils seront remplis et à leur tour conduiront ces eaux vers la lagune. Ce projet est financé par la Banque Mondiale pour un montant de 3.479.861.527 FCFA. L’AGETUR a organisé cette visite de terrain pour permettre à chaque entreprise de prendre connaissance de son site car les travaux ont commencé hier. Dans le contrat, il est dit que ces entreprises doivent réduire les effets de poussière, éviter le bruit des engins qui pourraient déranger les riverains, faire attention à l’infiltration au sol des huiles de vidange pour éviter la pollution, respecter les exigences routières en prévoyant des plans de déviation, etc. La visite sur le terrain est dirigée par M. Djogbessi Anani, directeur technique à AGETUR-Togo. Celui-ci a insisté sur le fait que le cahier de chantier est très important pour recueillir les propositions des riverains et que les entreprises ne recevront d’ordres que ceux venant du bureau de contrôle (AZ Consult/ACEP) et ceux du maître d’ouvrage délégué, l’AGETUR. Les 3 bassins de rétention et les 3 collecteurs constituent les 6 lots répartis comme suit : Lot 1, confié à l’Entreprise EGC pour la construction d’un bassin de rétention de 60000 m3 (peu avant la station d’Agbalépédogan en venant du carrefour GTA) pour un montant de 471.930.960 FCFA. Lot 2, remis à l’entreprise GER-SARL qui a la charge de la construction du collecteur principal A sur 1320 mètres linéaires (près de la HAAC), pour un montant de 1.160.494.372 FCFA. Lot 3, confié à FKC pour la construction du sous-collecteur A1 sur 1700 mètres linéaires pour un marché de 792.624.000 FCFA. Lot 4, à la charge de l’entreprise GTOA qui va construire un bassin de 400000 m3 pour un marché de 358.827.000 FCFA. Lot 5, confié à ADAISSO ET FILS chargé de la construction d’un bassin de 30000 m3 financé à 262.221.435 FCFA. Lot 6, remis à l’entreprise IG TOGO qui va procéder à la construction du 3e collecteur de la zone sur 702 mètres linéaires pour un marché de 433.764.030 FCFA. Les entreprises ont dix (10) mois pour finir et rendre les travaux.

Carole AGHEY

Droit de la femme à la liberté d’expression et au travail

L’ONG APRODIFE en campagne de sensibilisation à Kara

Les populations de Kara, au Nord du Togo, sont sensibilisées sur le droit à la liberté d’expression et au travail de la femme. Initiées par l’ONG Action pour la Promotion et le Développement Intégral de la Femme et de l’Enfant (APRODIFE), ces actions ont commencé depuis avril dernier et vont durer deux mois. L’objectif en est de former et d’informer les communautés à la base sur ces deux aspects fondamentaux du droit de la femme. En tout, neuf quartiers de la ville de Kara sont concernés par l’évènement. Il faut rappeler qu’en prélude à cette tournée de sensibilisation, les capacités d’une trentaine de membres de l’ONG ont été renforcées du 23 au 25 mars 2011. Après les quartiers de Tchintchinda, Atéda, Tchanadè, Lamafeing, Kpéléouwai, la communauté d’Adabawéré a reçu le 14 mai 2011 les messagers de l’ONG APRODIFE. A l’école primaire publique d’Adabawéré, déjà à 14 heures 30, il y avait foule, une foule nombreuse avide de connaître mieux le droit de la femme. Elle a suivi avec intérêt les manifestations de la soirée. A travers deux sketchs très appréciés sur l’apport des femmes dans le développement de la communauté, et le mariage forcé et prématuré de la jeune fille, les participants ont été amplement édifiés sur le thème. «C’est vrai, il y avait des zones d’ombres dans mes idées quant au droit de la femme dans une communauté, mais aujourd’hui je repars avec des notions très précises. La leçon à tirer des deux sketchs est que l’homme et la femme sont égaux et jouissent de la même liberté d’expression pour un développement intégral de la communauté, comme le stipule la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en son article premier. J’en suis ravi », déclare Assi Tagba, chef de cellule du quartier d’Adabawéré. Ces activités de l’ONG APRODIFE rentrent dans le cadre du projet d’Education aux Droits Humains en Afrique (EDH-Afrique), un projet qui couvre 10 pays d’Afrique dont le Togo. Au Togo, dix (10) associations travaillent avec le projet. Son partenaire principal au Togo, est AMNESTY INTERNATIONAL-TOGO. Selon Mme Lokou Amida, présidente de cette ONG, la zone de couverture de ces activités pourrait être agrandie si les moyens financiers, matériels et humains le permettaient. C’est pourquoi, elle a convié les membres de la communauté du quartier d’Adabawéré à se joindre à APRODIFE pour relever les nombreux défis liés au droit de la femme au Togo.

Paul TCHASSOUA

Pour un civisme actif et un environnement sain

La JCI-Togo forme les CDQ et les chefs de village

« Civisme actif pour un environnement sociopolitique sain ». C’est autour de ce thème que la Jeune Chambre Internationale Togo (JCI-Togo) a entamé la seconde phase de sa formation des Comités de Développement des Quartiers (CDQ) et des chefs de villages dans l’enceinte de l’Ecole Nationale des Sages Femmes du Togo à Lomé, les 9, 10 et 11 juin dernier en vue d’élargir le champ de vision de sa politique de développement des quartiers, avec l’appui financier de la Fondation Hanns Seidel. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Ezi, représentant la ministre du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Elle a félicité la JCI-Togo pour son initiative et a exhorté les responsables des CDQ à mieux œuvrer pour le développement des quartiers de Lomé et des villages pour un bon déroulement des élections locales prochaines. « Le développement du Togo passe aussi par l’implication de chaque citoyen pour un environnement sociopolitique sain », a-t-elle conclu. Comme l’avions annoncé dans l’une de nos parutions antérieures, JCI-Togo a prévu trois ateliers de formation pour cette année 2011. Ceci est la seconde phase au cours de laquelle M. Vincent Kavege, directeur du Concept Up Date, consultant, formateur international à la JCI-Togo et Cyril Komlan juriste, outilleront les 23 chefs de quartier. « Nous accordons chez nous, à la JCI-Togo d’abord, beaucoup d’importance à la formation car ces renforcements de capacités permettront aux chefs de quartiers à leur tour de sensibiliser les populations sur les dangers qu’elles courent en érigeant des dépotoirs sauvages partout », a souligné M. Assogba Eloi, président de la Jeune Chambre Internationale-Togo dans son mot d’introduction. Selon Mme Aridja Franck, coordinatrice Régionale de la Fondation Hanns Seidel de l’Afrique de l’Ouest, les CDQ sont ciblés pour préparer un environnement sociopolitique sain surtout en prélude aux prochaines élections locales au Togo et de cette initiative qui contribuera à leur alléger la tâche dans leurs efforts pour maintenir un environnement social sain ainsi que l’établissement des actes de naissances aux enfants. La troisième phase de cette formation est programmée pour bientôt.

Carole AGHEY

Chanter pour les victimes des catastrophes naturelles dans le monde

La troisième édition du FICCFLO c’est du 27 au 31 juillet

La troisième édition du Festival International de chant chorale de la Fraternité de Lomé (FICCFLO) aura lieu cette année du 27 au 31 juillet « Un chant pour les victimes des catastrophes naturelles dans le monde », c’est le thème autour duquel se déroulera l’événement pendant cinq jours à Lomé. Près de 1500 choristes du Bénin, du Ghana, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Congo, du Sénégal, du Maroc, du Burundi, de la France, de l’Italie, des USA et du Togo sont attendus à cet événement qui, à l’instar du FESPACO au Burkina Faso, fait déjà du Togo un carrefour mondial de chant choral et culturel. Lancée en 2007, la première édition a eu des échos hors de nos frontières et a aiguisé l’appétit qui se traduit par la participation de plusieurs pays à cet événement. Cette initiative vise, entre autres à promouvoir l’émergence d’une industrie culturelle dans notre pays, à favoriser le patrimoine vocal et à célébrer la diversité culturelle en tant que puissant levier d’intégration nationale et internationale et vecteur de dialogue entre les peuples. De grandes figures du chant chorale mondial à l’instar de Dr Fred Onouwerosuoke des USA, Dr Christian Pariot de la France, Dr Silvia Belfiore d’Italie, Dr Jean Rudy Perrault des USA et Dr Wendy Hymes des USA ont confirmé leur participation aux ateliers de réflexion et de formation, aux forums et dans les jury du concours international de chant chorale ou du concours international de composition de musique chorale. L’innovation pour cette troisième édition se trouve dans « … des ateliers de formation, des concerts qui seront organisés dans tous les quartiers de Lomé, mais également le concours international de composition et le concours international de chœur », a précisé le président du Festival, M. Jean Lonlonyo lors du lancement de l’événement le 11 juin au CCF à Lomé. Parlant du thème du festival, il a indiqué que « … vu les divers conflits et déplacements, les catastrophes (…), nous avons voulu à travers cette troisième édition exprimer notre solidarité avec les victimes à travers ce que nous avons : la voix ». L’apothéose de l’événement sera un grand concert sur le terrain de basket le 31 juillet à 16h.

Les journalistes sensibilisés sur l’APE pour accompagner le processus

L’Accord de Partenariat Economique (APE) entre l’Afrique et l’Union Européenne (UE) a été au centre d’une journée d’information et de sensibilisation des journalistes économiques de la presse publique et privée le 9 juin dernier à l’Hôtel St Thomas à Lomé. Cette rencontre organisée par le ministère du Commerce et de la Promotion du secteur Privé a permis aux hommes des médias d’être édifiés sur l’état d’avancement de cet accord entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe et sa complexité. Depuis 8 ans en effet, des négociations sur les APE sont entamées entre d’une part les pays de l’Afrique, du Caraïbe et du Pacifique (ACP) et d’autre part l’Union européenne dans le cadre de la libéralisation du commerce entre les nations. A ce jour, 36 pays sur les 77 que compte le groupe ACP ont soit paraphé, soit signé un accord intérimaire ou complet avec l’Union Européenne, a expliqué le coordinateur du Comité National de Négociations Commerciales Internationales (CNCI), M. Galley Komla. En Afrique de l’Ouest, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont déjà signé cet accord intérimaire. L’APE est d’une importance capitale et poursuit plusieurs objectifs, notamment : approfondir le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest ; améliorer l’accès au marché pour les exportateurs ; insérer le volet développement en vue d’améliorer la comptabilité des économies de l’Afrique de l’Ouest à travers le renforcement des capacités et la mise à niveau de l’outil de production ; instituer une coopération plus poussée entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne. Dans le contexte de cet échange, l’offre d’accès au marché après négociation est fixée à 70% sur une période de 25 ans pour l’Afrique de l’Ouest et à 80% dans un délai de 15 ans pour l’UE. Ouvrant les travaux, le ministre en charge du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, Ahoumey-Zunu Séléagodji s’est félicité des avancées et acquis enregistrées dans le cadre de cet accord, notamment la définition des produits sensibles, la perspective de mise en place d’un tarif extérieur commun et le renforcement de l’intégration régionale.

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