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Chronique de la Semaine n° 151 du 23 juin 2011: Du rififi entre Abass KABOUA et Nicolas LAWSON :

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Suite à l’intervention du président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) Abass KABOUA, dans une émission sur une chaine locale de Lomé (Radio Légende FM), au début du mois de Juin 2011, le Président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) Nicolas LAWSON s’est senti indexé par les propos tenus.
Dans un bulletin d’ordre rendu public le 3 Juin dernier, Nicolas LAWSON réplique en écrivant que le sieur Abass KABOUA ‘’s’est attaqué avec la malfaisance et la vulgarité qui le caractérisent à Maitre Yawovi AGBOYIBOR et dans une insinuation calomnieuse à sa personne’’. Plusieurs journaux ont fait échos de cette polémique entretenue entre les deux leaders politiques et Chronique de la Semaine n’a pas sous silence sur l’affaire. Dans son N° 151 du 23 juin 2011, le journal revient sur ce qu’on peut appeler ‘’Guerre ouverte entre MRC et le PRR’’ et publie le contenu du message de Mouvement des Républicains Centristes (MRC) à l’endroit du Parti du Renouveau pour la Rédemption (PRR) et principalement à l’adresse de son président.

Guerre ouverte entre le MRC et le PRR

Abass Kaboua répond à Nicolas Lawson : « Il est facile de comprendre les tares d’un descendant de plus de six ethnies »

Le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption, Nicolas Lawson, spécialiste des sorties médiatiques fracassantes, vient une fois encore de faire parler de lui. Dans un message daté du 3 juin, il s’en est violemment pris au président du Mouvement des Républicains Centristes, Abass Kaboua, à qui il reproche de s’être « attaqué avec la malveillance et la vulgarité qui le caractérisent à Maître Yawovi Agboyibo et dans une insinuation calomnieuse à ma personne. Il est inacceptable que des individus au passé trouble s’érigent en démocrates et s’attaquent de façon grégaire à la fois à l’ANC, au CAR et à moi-même ». C’était sur la radio Légende FM le 2 juin 2011 dans l’émission Doumégnon. Dépité, le MRC a tenu à répondre à cette attaque à travers une déclaration que voici :

Message du Mouvement des Républicains Centristes:
Nous sommes hautement consternés de lire dans les colonnes des journaux de la place des inepties moyenâgeuses que profère le Président du PRR en la personne de M. Nicolas LAWSON contre M. KABOUA Abass, Président du MRC, suite à une prétendue «insinuation calomnieuse» à sa personne au cours d’un débat sur la Radio LEGENDE FM. C’est pour nous une profonde désolation et triste amertume de vivre une attitude instinctive toute naturelle, crûment dévoilée et sans pudeur d’un prétendu érudit et technicien de la politique togolaise dont le bâton de pèlerin est très bien la sainte bible. Plus qu’un péril en la demeure, on a assisté à une hécatombe politique qui fait couleur d’une vie de jungle, d’antécédent possible et de sauvagerie. C’est par voix de presse que nous avons appris la création de cette coalition à 04, alors que Me Agboyibo et Nicolas LAWSON ont travaillé avec d’honorables personnes tels que KAGBARA Bassabi du PDP, Me TCHASSONA Traoré du MDC, PERE Dahoku Maurice de l’Alliance, Abass KABOUA du MRC, … où sont-ils dans cette coalition … Nous n’arrivons pas à comprendre ce que ce monsieur a contre notre intervention si nous ne faisons que des insinuations sur des partenaires politiques de notre pays. Autrement, nous avons l’impression que des individus confondent piteusement des insinuations quelles qu’elles soient aux déclarations qui devraient les concerner. Comme quoi pour cette espèce de politicien, toute rumeur au souffle du vent parait déjà une information à saisir au vol et à en faire un sujet de sa politique. Le prototype de cette espèce rare reste M. Nicolas LAWSON, lui-même gauchement tribaliste et ethnocentriste de ses viscères. A cette allure, tout les togolais ne doutent guère du score inamovible ou du moins constant qu’il marque depuis des quinquennats (zéro virgule assurance électorale). Et comme sa cervelle ne lui a jamais servi à réfléchir positif, il faut ainsi le dire, il se complaît à ce chiffre autour duquel il cueille sa pitance en qualité de parti factice ou mieux postiche et fantôme dont la popularité est restée celle de sa première assemblée constitutive. Et les chiffres en parlent d’eux-mêmes, et l’on peut, par exercice de délassement, lui sonder automatiquement son prochain score s’il se tient encore aux élections. Voila la chose !!! Nous n’avons pas souffert dans notre enfance de démence pour qu’à l’âge adulte, nous en gardions les séquelles ; dans ce cas il faudrait interpréter à l’envers tout ce que nous disions pour le comprendre. Que ce monsieur ait le courage de dire aux togolais le nombre de passeports qu’il possède. Il a voulu mettre en ébullition 1e Consulat de France en Novembre 2009 quand voulant aller à Paris il demandait un visa avec son passeport togolais alors qu’il est aussi français. Au MRC, nous avons simplement dénoncé le sectarisme politique de certains partis d’opposition, un sectarisme que nous avons jugé de tribaliste puisqu’allant contre les efforts de redressement national que nous avons amorcé depuis des décennies. Nous sommes un parti centriste très respecté et respectueux, voilà pourquoi ce qui savent nous le lire y adhèrent. Et l’une de nos missions essentielles consiste à fondre les efforts des uns et des autres dans une lutte réellement nationale pour dénoncer la mauvaise gouvernante de ceux à qui nous nous sommes constitués opposants. II va alors sans dire que notre insinuation, loin d’être une calomnie et ensuite une diffamation, est bien ce qui allait amener des êtres politiques à une triple réflexion sur leur être, leur savoir-être et leur savoir-faire dans une société où ils s’érigent en défendeurs des droits des citoyens et de la promotion de la démocratie. Et si nous avons insinué des propos à l’encontre de Me. AGBOYIBOR ou de l’ANC, qu’est ce qui doit activer avec tant d’acharnement et de zèle animal les préoccupations de ce M. Nicolas LAWSON ? Est-il avocat des autres pour prendre leur défense ? Qu’à celui qui se sente morveux se mouche, ou que celui qui s’accuse s’excuse. Sinon au MRC, notre politique est celle du ballon au rond central, et nous n’avons jamais l’air de nous brandir contre des dirigeants conscients, sauf que celui qui se fera ordure recevra notre coup de balai, comme quoi à l’endroit auquel le chien vomit, c’est au même lieu qu’on le frappe. Cela ne nous dérange pas, nous qui avons un « passé trouble », de le voir vociférer comme il sait si bien le faire, niais nous demandons simplement à ses plus proches de faire très attention à cette espèce de caractère douteux qui, semble-il, vit dans un monde qui n’a pas commencé. Pour ne pas trop dire de cette espèce flottante qui cherche effrénément notre soutien politique, ayons encore bonne souvenance pour lui rappeler de cet effort salutaire que le gouvernement togolais a consenti les années dernières pour nuitamment étouffer une manœuvre d’escroquerie transfrontalière de M. Nicolas LAWSON et de surcroît sur une dame qui est sa propre copine. Il nous doit sa libération suite aux tambours que nous avions tous tapés dans les oreilles des autorités qui se sont constituées en gage auprès des instances ghanéennes pour cueillir ce repris de justice qui fait la lourde honte de tous ses adversaires électoraux. Nous le mettons au défi de dire le contraire de nos propos avant de le traiter d’ingrat, de malpoli, de malotru, de perfide et de tous les noms de ces oiseaux auxquels il ressemble si parfaitement. Puisque nul n’a le droit de se prévaloir de sa propre turpitude, nous lui demandons de ne pas écourter sa démarche de porte de plainte puisqu’il aura en face de lui ceux qui en répondront, et s’il n’en fait pas, son éternelle lâcheté se confirmera face à ses prises de position. Qui ne le tonnait pas ? Ou du moins qui veut encore le connaître, cet individu inutile et à la fois nuisible. Pour notre part, il est très facile de comprendre les tares d’un descendant de plus de six ethnies à la fois. C’est que la dame nature a horreur d’un atavisme douteux, même ses coqs de la basse cour maîtrisent leur descendance et ce fait ne nous étonne guère s’il souffre toujours d’un dis-métabolisme d’hémoglobine. Souhaitons qu’il guérira si tôt.

Le Président National Abass KABOUA

SUITE DE LA PUBLICATION N° 151 DE CHRONIQUE DE LA SEMAINE

Fin de la crise des agents de santé

Le SYNPHOT et le gouvernement ont finalement signé un accord

Le bras de fer qui opposait le gouvernement et les agents de santé regroupés au sein du Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a pris fin hier. Les deux parties ont signé hier un protocole d’accord à la primature. La signature de cet accord met fin au mouvement de grève observé depuis un certain moment dans les structures sanitaires. Le gouvernement a commencé à verser hier midi la prime d’appoint annuel de 180.000 F CFA aux agents. La prime d’usure physiologique que dénonçait le ministre AGBA n’a pas été supprimée. Elle a été purement rattachée à la prime de contagion, mettant fin à la polémique créée par le nouveau ministre. Les Togolais qui ont eu le malheur de tomber malades pendant la période de grève ont regretté cette situation face à laquelle et ils étaient impuissants. Dieu merci, aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre et les agents grévistes ont décidé de reprendre le chemin du travail parce qu’ils ont obtenu gain de cause. La solution aurait pu intervenir depuis jeudi dernier où les deux parties, c’est-à-dire le gouvernement et les syndicalistes, ont pu, après des négociations très houleuses, se mettre d’accord sur tous les points. Le point d’achoppement qui a fait durer les négociations était la prime de risque contagion. Au moment où les syndicalistes campaient sur 20.000 F CFA, le gouvernement, lui, n’était pas prêt à fléchir sur 18.000 F CFA. Finalement, les discutions du mercredi 15 juin ont abouti à un accord sur la prime de risque contagion dont le montant est plafonné à 19.000 F CFA. Tout le monde s’attendait à la signature de l’accord le lendemain, c’est-à-dire dans la journée de jeudi. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, rien n’y fit. Les responsables du SYNPHOT attendaient l’appel du gouvernement pour procéder à la signature de l’accord, en vain. C’est dans cette attente que AGBA Kondi fut nommé ministre de la Santé vendredi en replacement de Komlan Mally. Cette nouvelle a surpris plus d’un et l’on s’interrogeait sur ce qui a pu se passer. A peine on se posait des questions lorsque le nouveau/ancien ministre Charles Kondi AGBA a pris d’assaut les chaînes de télévision pour récuser certains points de l’accord, notamment la prime d’usure physiologique. En clair, le ministre AGBA trouvait que les ministres qui ont négocié cet accord n’étaient pas aussi intelligents en acceptant cette prime d’usure physiologique qui, selon lui, n’existe nulle part dans le monde. Face à cette sortie médiatique que certains ont qualifiée de maladroite, l’on s’est demandé si le nouveau ministre allait remettre en cause le protocole d’accord. Cette situation a amené les grévistes à durcir le ton en reconduisant leur mouvement hier après avoir repris le travail le samedi. Heureusement, le bout du tunnel a été trouvé pour le bonheur des Togolais. Les syndicalistes se réjouissent de la signature de cet accord et ont appelé leurs camarades à reprendre immédiatement leur travail aujourd’hui afin de sauver les malades.

Aliziou Dominique


Le campus de Lomé toujours mouvementé

Les étudiants réclament la tête du président de l’UL Ahadji Nonou

Les étudiants de l’Université de Lomé (UL) sont décidés à aller au bout de leurs revendications entamées depuis le 25 mai 2011. L’on croyait qu’avec l’accord signé entre les mouvements et associations estudiantins, les autorités universitaires et le gouvernement, l’atmosphère allait redevenir normale, mais aujourd’hui la réalité est toute autre. La situation devient de plus en plus tendue. Depuis lundi dernier les étudiants ont durci le mouvement en lançant encore une grève de 48 heures. Hier le rassemblement des étudiants a été dispersé à coups de gaz lacrymogène. Les étudiants dont l’un des responsables, le président du Mouvement pour l’Emancipation de l’Etudiant Togolais (MEET), Adou Sébou a été exclu pour une durée de six ans de toutes les universités du Togo, crient leur colère. Ils réclament la tête du président de l’UL, le prof Ahadji Nonou qui, pour eux, est un obstacle à la satisfaction de leurs revendications. Des bancs sortis des amphis et dressés en barricade, échange de cailloux et gaz lacrymogène entre étudiants et forces de sécurité, course-poursuite, c’est en bref le film de l’atmosphère qui a régné au campus de Lomé hier matin. Les étudiants réaffirment leur volonté d’arracher un accord en bonne et due forme au gouvernement et aux autorités universitaires au lieu du procès verbal des rencontres de négociations signé par les différentes parties et dont une partie a été ponctionnée comme le précise le président du MEET. « En réalité, à la primature le 6 juin on ne s’entendait pas dans les discussions jusqu’à tard dans l’après-midi (…). C’est là où on nous dit qu’il va falloir dresser un PV de la séance et que les discussions devraient se poursuivre en vue d’un accord dans les jours à venir et rouvrir le campus », a-t-il confié à notre confrère « Le Regard » avant de poursuivre « A notre grande surprise, nous apprenons plus tard sur tous les media qu’un accord a été trouvé. Ironie du sort, dans ce qu’ils appellent accord, le président de l’Université a remis en cause certains points ». L’un des points remis en cause, a-t-il indiqué, concerne la session spéciale pour ceux qui ont été rattrapés par le nouveau système (le système LMD). Et le président du MEET d’enfoncer le clou en ces termes : « Ce monsieur a montré son incapacité notoire à trouver solution aux problèmes. Il s’est fait remarquer par ses propos mensongers sur les médias, son manque de volonté de dialoguer avec les étudiants… ». Avec ce nouveau mouvement au campus, il se révèle que la meilleure façon de mettre fin à cette situation est d’ouvrir des négociations franches avec les étudiants et de leur donner des garanties. Les autorités universitaires devront comprendre que seul le dialogue sincère avec les étudiants pourra permettre de mettre un terme à la crise. Et elles devront être des intermédiaires fiables entre les étudiants et le gouvernement. Dans le cas contraire, le pire sera à venir, ce qu’il faut à tout prix éviter.
Pierre AGBANDA

Malgré les massacres de l’OTAN en Libye :

Amnesty International, la FIDH, Human Right Watch restent muets

Visiblement, les pays européens sont déterminés non seulement à tuer le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, mais également à décimer la population civile et à détruire les édifices publics en Libye. Et ceci sous le regard admiratif des organisations de défense des droits de l’Homme, notamment Amnesty International, la FIDH, et Human Right Watch. Si tous les hommes de la planète ont le même droit partout où ils se trouvent, l’on comprend mal le silence assourdissant des organisations de défense des droits de l’Homme face aux crimes commis en Libye par l’OTAN. Faut-il croire que le crime ne doit pas être puni ou dénoncé lorsque les auteurs sont des Occidentaux ? Depuis que ces derniers ont décidé de s’accaparer des immenses gisements de pétrole de la Libye en usant de tous les moyens, personne n’ose lever le petit doigt pour crier haro sur la barbarie perpétrée par l’OTAN dans ce pays. Si depuis le début de l’invasion, les Occidentaux ont toujours tenté de nier l’hécatombe que causent leurs bombes au sein de la population civile et que ne cesse de dénoncer le gouvernement libyen, aujourd’hui, après le récent carnage survenu à Tripoli suite au bombardement qui a occasionnée 15 morts dont trois bébés, l’OTAN est obligée de reconnaître cette boucherie qu’elle qualifie honteusement de bavure. Le silence des organisations de défense des Droit de l’Homme devant ces crimes est scandaleux. Si aujourd’hui les Occidentaux peuvent allègrement tuer les populations civiles, que reprochait-on alors à Kadhafi ? N’avait-on pas dit que le Guide libyen tuait les civils et qu’il fallait donc les protéger ? Que tue aujourd’hui l’OTAN en Libye, des hommes ou des animaux ? Si la communauté internationale (notamment l’Union Européenne, l’ONU) ne condamne pas cette barbarie de l’OTAN, nous sommes en face d’un monde à double vitesse. A moins qu’on nous dise que les personnes tuées par l’OTAN ne sont que du bétail. Au demeurant jusqu’où ira l’OTAN dans le massacre des Libyens ? Apparemment, les « bavures » ne font que commencer, car à force de vouloir tuer Kadhafi, des maisons d’habitation seront rasées et avec elles les populations civiles qui s’y trouvent. D’ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait déclaré à Alger lors d’une visite que bien que la résolution de l’ONU n’ait jamais mentionné l’élimination de Kadhafi, cela reste un objectif pour l’OTAN. En clair, à force de vouloir tuer coûte que coûte le colonel Kadhafi, l’OTAN continuera de massacrer les Libyens qui ont le malheur de vivre dans la zone contrôlée par le Guide libyen. Surtout que malgré les frappes occidentales, les troupes fidèles à ce dernier tiennent encore leur position alors que les insurgés peinent à avancer sur le terrain. L’OTAN devrait reconnaître son échec et pousser les Libyens au dialogue au risque de se fourvoyer dans ce conflit et d’être appelé à répondre un jour devant l’histoire.

Aliziou Dominique

La JCI-Togo s’active pour la salubrité des quartiers

La Jeune Chambre Internationale Togo (JCI-Togo) dans son souci de responsabiliser la population dans la gestion de la salubrité de leurs quartiers avait initié une série de formations à l’endroit des Comités de Développement des Quartiers (CDQ). Après avoir outillé les CDQ dans ce sens, place maintenant à la phase pratique qui consiste à assainir les quartiers et à adhéré ainsi au projet de salubrité initié par la JCI-Togo. C’était dans une ambiance bonne enfant que la phase pratique de la salubrité a démarré samedi 18 juin et c’est le quartier de Nukafu-Wuiti qui est le premier à bénéficier du fruit du civisme que prône depuis un moment la JCI-Togo dans le cadre de son projet de salubrité. Ainsi tôt le 18 juin, jeunes et vieux des différents CDQ et les membres de la Jeune Chambre Internationale Togo ont investi les alentours du marché de Nukafu armés de pèles, coupe-coupe, paniers, balais pour donner un coup de neuf à ce quartier. La pluie de ce samedi n’a visiblement pas émoussé l’ardeur de ces citoyens. Ils étaient nombreux provenant non seulement de la zone Nukafu mais également d’autres CDQ, notamment de Hountigomé, de Forever, et de Ntifafa. Après avoir dégagé les alentours du marché des ordures ménagères, ils se sont évertués à trouver une issue pour l’eau stagnante. Selon Kponou Nkafu Kodjo, secrétaire général du CDQ Wuiti-Nukafu, il urge qu’après ce travail la population de ce quartier s’abonne au service de salubrité de la mairie et éviter de jeter les ordures n’importe où. Il a félicité tous les CDQ qui ont répondu à l’appel « j’en appelle à tous les CDQ présents ici à s’organiser de telle sorte que ce genre d’actions puisse se perpétuer pour garder nos quartiers propres ». M. Julien Mensah, directeur du projet salubrité publique, a souligné le bien-fondé de cette initiative qui permettra d’éviter certaines maladies. Un autre quartier recevra la visite de ces CDQ dans les jours à venir.

Carole AGHEY

L’UJIT a enfin un nouveau bureau

De report en report, l’assemblée générale ordinaire de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) s’est enfin tenue le 17 juin dernier à la Maison de la presse à Lomé. Cette assemblée générale a failli encore une fois capoter à cause de la divergence d’interprétations que les journalistes faisaient de l’article 14 des statuts de l’association. Heureusement, le bon sens a fini par triompher et l’élection est allée à son terme. C’est finalement le secrétaire général sortant, Crédo Tetteh, qui a été reconduit à son poste pour un nouveau mandat de deux ans. L’assemblée générale a également élu les confrères Augustin Sizing et Guy Mario Abalo pour représenter l’UJIT à l’Observatoire Togolais des Médias (OTM). Par ailleurs, une commission ad’hoc a été mise sur pied pour réfléchir sur la révision des textes de l’Union, notamment les statuts et le règlement intérieur. Cette commission est composée de : Lucien Djossou Messan, Guy Mario Abalo, Holonou Hounkpati, Valentin Nyatika et Jean-Paul Agboh-Ahoulété, tous membres actifs de l’UJIT. Les défis qui attendent le nouveau bureau sont de taille et son secrétaire général, Crédo Tetteh, en est bien conscient. Dans son mot de remerciement aux membres présents, il leur a demandé leur contribution pour la réussite de la mission assignée au bureau. Il a décliné les priorités du bureau élu, notamment s’investir pour parvenir à la signature d’une convention collective visant l’amélioration des conditions de travail et de vie du journaliste togolais. « Cette convention collective n’est dirigée contre personne ; ce n’est pas une rébellion qu’on veut monter contre les patrons de presse, non… », a tenu à préciser le secrétaire général de l’UJIT. Rappelons que dans la sous-région et ailleurs, les journalistes travaillent déjà sur la base d’une convention collective. Vivement que cela se réalise un jour au Togo. Le nouveau bureau exécutif de l’UJIT est composé comme suit : -Secrétaire général : Crédo Tetteh – Secrétaire administratif : Patricia Adjisseku – Secrétaire à l’information, porte parole de l’Union : Atsa N’Lassindi – Secrétaire financier : Guillaume Kokou Bogla – Secrétaire à l’organisation : Thibaut Adjibodin – Premier conseiller : Fabrice Petchezi – Deuxième conseiller : Kouamivi Amouzouvi Pierre

La CCIT célèbre ses 90 ans dans la fidélité à la promotion du secteur privé

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) célèbre cette année ses 90 ans d’existence au service des entreprises et du développement économique du Togo. L’annonce de la commémoration de cet anniversaire s’est faite le 21 juin dernier au cours d’un point de presse au siège de la CCIT à Lomé en présence de son président, M. Fiawoo Jonathan, du responsable de la compagnie aérienne panafricaine ASKY-Togo, M. Gervais Djondo, de partenaires économiques et d’un parterre de journalistes. 21 juin 1921-21 juin 2011, il y a 90 ans aujourd’hui que la CCIT en tant qu’établissement public autonome assure autant que faire se peut la représentation des intérêts des commerçants, les missions d’appui, de promotion, de formation, de gestion des équipements au Togo. Dans sa déclaration liminaire, le président de la CCIT M. Fiawoo Jonathan a rappelé l’historique de la Chambre, ses missions, ses réalisations et ses défis. « Elle a eu à accueillir et conduire des projets et programmes d’appui aux entreprises, notamment : l’octroi de bourses aux jeunes pour des études à l’extérieur, la construction de routes (réalisation et bitumage des rues de la présidence, Pompidou et Koumoré) ; la création de la Société Aéroportuaire de Lomé (SALT), la campagne “Consommez Produits Togolais” qui a sensibilisé les Togolais sur la bien fondé de consommer tout ce qui est fabriqué dans notre pays ». La promotion du Togo auprès des partenaires économiques à l’extérieur s’est sensiblement accrue au cours de ces dernières années à travers la participation aux foires, expositions et missions économiques. M. Fiawo a notamment mis l’accent sur la promotion du Togo à Paris en 2009 et en Allemagne en 2011 en vue d’attirer les investissements. Les grandes actions ayant marqué l’histoire de la CCIT ont joué à sa faveur pour accroître sa visibilité et son efficacité dans les différentes branches d’activités commerciales, industrielles aussi bien auprès des services publics que des partenaires économiques nationaux et étrangers. Ce point de presse a également servi de cadre à des débats autour de certaines problématiques telles que la décentralisation de la CCIT, la consommation des produits locaux, le climat des investissements. S’agissant de la première, il est prévu dans le courant du mois de juillet le lancement officiel des activités des délégations de la CCIT dans les 5 régions économiques du Togo. Ces délégations devraient donc apporter une assistance aux entreprises sur tout le territoire national. Pour la question relative à la consommation des produits locaux, la Chambre de Commerce compte entreprendre de nouvelles stratégies pour relancer la promotion des produits togolais à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les inquiétudes liées aux récurrentes tracasseries pendant la création des entreprises trouvent progressivement leurs réponses. «La Chambre se porte bien, malgré les difficultés conjoncturelles qu’elle connait. Aujourd’hui, elle peut s’enorgueillir parce qu’elle a obtenu de l’Etat que toutes les structures liées à la création des entreprises soient installées à la CCIT, afin que l’accélération dans la création des entreprises soit une réalité », a affirmé M. Fiawoo. Pour permettre à l’institution de jouer pleinement son rôle de promotion du secteur privé et de contribuer efficacement au développement du Togo, la CCIT compte engager une réflexion devant conduire à l’élaboration d’un plan stratégique de son développement sur une période de douze ans. Pour sa part, M. Djondo a exhorté les décideurs politiques et économiques à impliquer davantage les femmes dans la gestion du développement économique du Togo. Le fiasco de l’Afrique après 50 ans d’indépendance s’explique en partie, selon lui, par le fait que les femmes ont été trop longtemps reléguées au second plan. Depuis sa création la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo a connu à sa tête 16 présidents, et 4 secrétaires généraux. Le site et les locaux de la Chambre sont devenus aujourd’hui exigus face à l’accroissement des services à offrir. En prévision à sa délocalisation, elle lance un concours architectural doté de prix pour la maquette de son futur siège. M.B

Travaux de drainage des eaux pluviales à Lomé

Visite sur le site attribué à l’entreprise CGE

Une équipe de journalistes a visité hier le site des travaux de drainage des eaux pluviales attribué à l’entreprise CGE. Cette visite organisée par le maître d’ouvrage, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, et le maître délégué AGETUR-Togo, visait à permettre à l’entreprise CGE de prendre connaissance du site. « Les travaux que l’entreprise Compagnie Générale des Entreprises (CGE) démarre ce 22 juin 2011 consiste à drainer des eaux pluviales des quartiers Tokoin Forever (avenue des Kondona) et Tokoin AUBA à Lomé. Cela permettra d’évacuer les eaux qui stagnent dans la rue Kondona et dans le bassin de l’extension derrière l’hôtel Eda Oba. Nous avons lancé l’Appel d’Offre Internationale (AOI) et c’est CGE, une entreprise burkinabé, qui a gagné le marché car elle a rempli les critères soumissionnées», a annoncé M. Djogbessi Anani, directeur technique de l’Agence d’Exécution des Travaux Urbains (AGETUR-Togo). La construction des deux collecteurs de dimensions 1,80 m x 1,80 m sur 1 600 mètres linéaires et de dimensions 1,00 m x 1,00 m sur 443 mètres linéaires est financé par la Banque Mondiale pour un montant de 1 626 695 950 FCFA. L’itinéraire du drainage des eaux passe par une mosquée au niveau des rails de Nukafu, traverse les rails de Nukafu et le Bd Jean Paul II, par l’Ecole Hounkpati, traverse la route de l’Aéroport, passe dans l’enceinte de la paroisse St Jean Apôtre (paroisse universitaire) et se jettera dans le Lac Est. Tous ces passages doivent être négociés par un comité de suivi. Si ces riverains sont installés légalement dans une zone appropriée pour construire, ils seront compensés ou réinstallés aux frais de l’Etat Togolais et non de la Banque Mondiale. Dans le contrat, il est dit que l’entreprise doit réduire les effets de poussière, éviter le bruit des engins qui pourraient déranger les riverains, faire attention à l’infiltration au sol des huiles de vidange pour éviter la pollution, respecter les exigences routières en prévoyant des plans de déviation, etc. Les travaux prendront fin le 21 février 2012 donc la durée est de huit (8) mois. Cette visite a été par ailleurs l’occasion pour l’AGETUR-Togo de rappeler l’historique du projet en cours de réalisation, le Projet d’Urgence de Réhabilitation des Infrastructures et des Services Electriques (PURISE), démarré le 30 novembre 2009. C’est un projet à 4 sous composantes bénéficiant d’un financement de la Banque Mondiale pour un montant de 25 millions US $ et du Fonds Mondial pour l’Environnement pour une somme de 1,82 millions US $. Ces sous composantes se présentent comme suit : A1- Réhabilitation du réseau de drainage 1- Curage de 42 km de caniveaux 2- Construction de 1352 m de caniveaux sur le Bd du 13 janvier 3- Construction de quatre bassins de rétention d’eaux de pluie : (i) CIFEX; (ii) KAGBARA; (iii) Aflao/Gakli et (iv) KONDONA A2- Réhabilitation du réseau de la voirie urbaine de Lomé 1- Construction de caniveaux et rechargement de : (i) Bd Malfakassa ; (ii) voie gare du nord Agbalépédogan/Bar Caméléon/Carrefour Limousine ; et (iii) voie de l’Eglise Baptiste d’Agbalépédogan ; 2-Construction de caniveaux et pavage de : (i) bretelle de Totsi et (ii) Rue Zooti ; 3-Construction d’un pont sur le 37 TK pour élargir la voie à la jonction Bd de la Paix. A3- Approvisionnement en eau potable Construction de 15 mini systèmes d’adduction d’eau (à énergie solaire) comprenant 15 forages et 60 Kiosques à eau. A4- Réhabilitation du réseau électrique 1- Réhabilitation de 20 postes transformateurs ; 2- Correction de chute de tension autour de 75 postes MT/BT par la construction de 30 km de réseau BT. 3- Pose de 200 détecteurs de défauts et ; 4- Distribution de 400 000 lampes fluo compactes 5- Mise en place de normes et labels d’efficacité énergétique. La date de clôture est prévue pour le 31 décembre 2013. Carole AGHEY

La CSTT se prononce sur la crise sociale

La crise sociale qui secoue notre pays notamment la grève du personnel soignant du public, les revendications estudiantines à l’Université de Lomé (UL) et à laquelle vient s’ajouter la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe, n’a pas laissé indifférente la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT). Le bureau confédéral de la CSTT réuni en session extraordinaire le 15 juin dernier s’est prononcé sur le « malaise social qui gangrène la vie des populations togolaises ». La CSTT, après analyse de la situation se dit « sidérée par la récente mesure d’augmentation des prix des produits pétroliers intervenue en dépit des réserves émises par les Organisations Syndicales des Travailleurs et des Associations des Consommateurs lors des consultations tripartites ». La CSTT estime que les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement constituent des discriminations d’autant plus que le monde rural et les acteurs de l’économie informelle sont oubliés, la suspension de l’IRTR n’a profité qu’aux propriétaires de véhicules, les conducteurs qui achètent quotidiennement le carburant n’ont rien gagné. Comme solution, la CSTT propose l’allègement de la structure des prix des taxes, à savoir : les TVA et le Prélèvement, Amortissements Dettes du Secteur Public (PADSP). S’agissant de la grève du personnel soignant, la CSTT a dénoncé la manière dont le dossier a été géré par le gouvernement depuis deux ans et qui expose la population à la mort. Elle invite le gouvernement à prendre conscience du nombre de décès recensés au cours de la période de grève. Enfin, au sujet du mouvement des étudiants, la CSTT dénonce les répressions dont sont victimes les étudiants du campus de Lomé et demande que de vraies concessions pérennes soit faites avec les intéressés pour garantir la stabilité et la paix sociale sur le campus, car, estime-t-elle, ces revendications sont dès fois pertinentes.

Pierre

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