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Technologie

Chronique de la Semaine N° 148 du 26 mai 2011

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Six entreprises togolaises ont été primées par la COFACE (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur), a annoncé le journal Chronique de la Semaine, dans sa dernière parution n° 148. Ces entreprises font partie des 34 qui ont postulé au prix « Quality Label » de référence internationale. Parmi ces entreprises primées, le journal s’est particulièrement intéressé à une dont les raisons et les motifs ayant milité en faveur du choix du jury portée sur elle ont été relevées.
A la suite à cet article, l’essentiel des autres contenus du nouveau numéro de Chronique de la Semaine
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Six entreprises togolaises ont été primées

Midnight Sun parmi les meilleures

La COFACE (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) vient de décerner le prix « Quality Label » à six entreprises Togolaise sur 34 postulants. Il s’agit de Midnight Sun, CH 2000, ETRADIX, BBTECH, STNT, SOTOMED. Ces entreprises ont été primées non pas pour les beaux yeux de leur directeur mais plutôt pour leur solvabilité et leur crédibilité vis-à-vis de leurs partenaires commerciaux. L’entreprise Midnigt Sun dont le directeur n’est autre que le consul de Slovaquie, M. SOSSOU Victor, témoigne, à n’en point douter, du courage et de l’abnégation qui caractérisent l’homme. Pour qui connaît M. SOSSOU, il quitte son bureau très tard dans la nuit notamment entre 22 heures et 23 heures et y répond toujours le premier à 07 heures. Il se bat nuit et jour pour décrocher les marchés et réalise à temps les chantiers tout en respectant scrupuleusement les termes du contrat. Aujourd’hui, il vient d’être distingué par la COFACE, signe de sa rigueur dans la gestion de ses affaires. En outre, les agents de Midnigt Sun reconnaissent en leur directeur un bon patron qui est toujours à l’écoute de leurs préoccupations. Autant de qualités qui ont amené la société COFACE à honorer l’entreprise Midnigt Sun.
La COFACE a été fondée en 1946 en tant qu’agence spécialisée dans l’assurance /crédit à l’exportation. Elle a été privatisée en 1994 et est aujourd’hui une société anonyme, filiale à 100 % du groupe bancaire Natix.

Aliziou Dominique.

Grogne sociale :

– Grève imminente du personnel soignant du public

– Le campus universitaire de Lomé en ébullition

Après avoir évité une marche des populations de Vo et de Zio organisée par l’Ong «Patrimoine Commun» pour réclamer l’amélioration des conditions de vie des riverains des zones extractives des ressources minières et l’indemnisation de leur délocalisation, le gouvernement doit faire face à une nouvelle grogne sociale, celle du personnel soignant des hôpitaux publics du Togo et des étudiants de l’Université de Lomé. Si la marche des populations de Vo et de Zio a été avortée grâce à la volonté de nos autorités qui se sont engagées à débloquer 450 millions de Fcfa d’arriérés de location de terre au profit des populations concernées, dans les deux autres cas, aucune mesure officielle n’est envisagée pour désamorcer cette bombe à retardement.

Le personnel soignant en grève de 72 heures à partir du 30 mai prochain

Les hommes en blouse seront probablement en grève du 30 mai au 1er juin 2011. C’est en tout cas ce qu’a annoncé l’organisation du personnel soignant, le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) le vendredi 20 mai 2011 au Centre Hospitalier Universitaire de Tokoin à Lomé. Les agents de santé réclament une amélioration de leurs conditions de travail et de vie, notamment l’adoption de leur statut particulier dans les meilleurs délais, le versement sans délais en une seule et unique tranche de l’appoint annuel d’un montant de 180 000 FCFA au titre de l’année 2010, la dotation sans délai des trois Centres Hospitaliers Universitaires d’une connexion internet et l’audit associant les membres du syndicat, de toute les formations sanitaires publiques en vue de dégager leurs capacités financières réelles permettant l’application intégrale partout sur le territoire, de l’arrêté portant primes de garde et d’astreinte. Un préavis de grève est d’ores et déjà sur la table du ministre de la Fonction Publique.
« …Nous commencerons par une grève avec service minimum dans les grands centres hospitaliers. Nous espérons qu’à partir de là, nous serons entendus par les autorités. Ensuite, si nous n’obtenons pas satisfaction, je crois qu’à partir du 2 juin, nous allons durcir le mouvement. Nous travaillons dans des conditions misérables et nous devons réagir pour que notre condition change », a averti le secrétaire du SYNPHOT, M. Atchi Walla. Ce préavis de grève n’est pas le premier du genre. Chaque année, le personnel soignant lance ces préavis au gouvernement et même les exécute parfois mais aucune solution durable n’est trouvée à leurs réclamations. Vivement, que le gouvernement se penche sérieusement sur leur cas, afin d’éviter une grève qui serait préjudiciable aux malades.

La marche revendicative des étudiants hier

Les étudiants de l’Université de Lomé ont manifesté hier pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail. Déclenchée il ya quelques semaines dans certaines Facultés, la grogne des étudiants a embrasé tout le campus universitaire de Lomé. Les étudiants réclament la révision à la baisse les frais de scolarité de 25.000 à 12.500 Fcfa, la construction de nouveaux amphithéâtres et l’entretien de ceux déjà excitants, l’augmentation des tranches d’aides. Les manifestants demandent également que le système LMD (Licence-Master-Doctorat) en vigueur dans les Universités du Togo soit mieux inculqué aux enseignants qui semblent avoir de la peine à le maitriser. Pour toutes ces raisons, les étudiants ont entrepris de marcher pour aller soumettre leur requête au chef de l’Etat Faure Gnassingbé lui-même à la présidence de la République, estimant que les responsables universitaires sont sourds à leurs préoccupations. Malheureusement, ils ont été stoppés net dans leur élan au niveau de Todman où les forces de sécurité sont intervenues pour les disperser. Depuis l’introduction dans nos universités de ce nouveau système censé produire des diplômés aptes à être utilisés sur le terrain et malgré les informations autour de son fonctionnement, les étudiants n’ont cessé de se plaindre. Le mal de ce système au Togo, dénoncent les étudiants, est qu’il retarde leur évolution au campus. « Il faut éliminer toutes les matières avant d’avoir ta Licence, même si tu dois passer dix ans pour le faire. En plus il ya peu de réussite, les enseignants distribuent les notes comme bon leur semble. Dans certaines facultés, il n’ya pas de devoirs sur table ; c’est l’examen, c’est tout », se plaint une étudiante en Sociologie. Une autre difficulté de ce système est que les étudiants qui finiront cette année, devront attendre 2012 pour avoir leurs diplômes.
Au regard de tout ce qui se passe, le gouvernement devrait apporter des réponses adéquates à ces revendications, afin d’éviter que toute la société ne soit contaminée.

Pierre

Crise Libyenne :

L’OTAN tue le peuple qu’elle prétend défendre

La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit un adage. C’est ce à quoi nous assistons médusés sans pouvoir dire mot parce que nous avons en face de nous des puissants qui ont le feu vert de l’ONU pour faire ce que bon leur semble. Le peuple libyen vivait en paix avec son Guide bien ou mal aimé lorsque les Occidentaux décidèrent de le pousser à une guerre fratricide et de démolir tous les édifices publics en lançant des bombes sur le pays. « Qu’a fait la Libye pour mériter ce sort ? », s’interrogent tous les hommes épris de paix. La réponse est sans appel : c’est l’immense gisement d’or noir dont regorge le sous-sol libyen. Tout comme l’Irak envahi par les Américains qui ont d’abord tué le président Sadam Hussen puis des milliers d’Irakiens sous le mandat du président Georges Bush. La raison fallacieuse qu’on avait trouvée en Irak, c’était pour détruire l’arme atomique que Sadam Hussen serait en train de fabriquer. Plus tard, tout le monde entier découvre qu’il n’en était rien du tout mais par contre ce qui était sûr, c’est que le pétrole était là. Le comble, c’est que face à cette tuerie, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, n’a pas trouvé nécessaire de décerner un mandat d’arrêt international contre Georges Bush mais plutôt s’acharne contre un certain Kadhafi qu’il accuse de crime contre l’humanité. Le hic c’est que le procureur de la CPI ne voit que le Guide Libyen qui est obligé de se défendre contre des insurgés lourdement armés qui massacrent les populations tuent sans oublier les tonnes de bombes que larguent chaque jour que Dieu fait les avions des colons regroupés au sein de l’OTAN sur les grandes villes libyennes. Dans le cas de la Libye, l’argument trouvé, c’est de protéger le peuple. Comment peut-on protéger le peuple en tuant ce même peuple? Lorsque l’OTAN déverse ses bombes chaque soirée sur les villes, faisant des victimes parmi la population civile, personne n’ose lever le petit doigt pour crier haro sur cette méchanceté que les Européens font subir au peuple libyen. Le comble, c’est qu’actuellement, les Libyens ont cessé de se tirer dessus mais l’OTAN, galvanisée par le pétrole que ses pays membres exploitent déjà dans la zone occupée par les insurgés, accentue les frappes sur la capitale pour faire tomber le régime de Kadhafi. Qu’est-ce que l’OTAN va chercher dans une crise libyenne ? Si une résolution de l’ONU donne le feu vert à l’OTAN de protéger les populations civiles, de quel droit peut-elle tuer celles-ci ? Faut-il croire que l’ONU a ciblé deux catégories de populations civiles dont l’une doit être protégée et l’autre massacrée ? Que dit le secrétaire général de l’ONU ? Il s’est juste contenté d’un appel timide au cessez-le-feu. Il demande à Kadhafi d’arrêter de tuer son peuple mais ne dit rien sur les bombes de l’OTAN qui tuent le même peuple. Le sommet de l’UA qui aura lieu à Addis Abeba réussira-t-il à trouver une formule pour que l’OTAN arrête de tuer le peuple libyen? Au cas contraire, que tous les Africains se mobilisent pour crier haro sur le crime que commet l’OTAN en Libye.

Aliziou Dominique

Interview du Président National du Parti « LE NID »

« Il ya nécessité de reformer les institutions de la République pour qu’elles soient adaptées à la démocratie »

Le parti politique « Le Nid » célèbre ses cinq ans d’existence depuis le 19 mars 2011. Dans le cadre de cette manifestation, les femmes de cette formation politique ont tenu leur convention le 14 mai dernier. Au terme de cette rencontre, nous avons approché le président de ce parti, Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron qui nous parle du parcours de son parti « Le Nid », de la présidence de Faure Gnassingbé à la tête du Togo et se prononce sur la vie politique de notre pays. Lecture

Monsieur le Président national du Parti « LE NID », quel bilan faites-vous des cinq années d’existence de votre formation politique?

Je remercie sincèrement l’hebdomadaire « Chronique de la semaine » pour l’opportunité qu’il me donne à l’occasion des festivités des cinq années d’existence du Parti « LE NID ». Au début, « LE NID » était une association. Bien entendu, des critiques acerbes n’avaient pas manqué pour déstabiliser la nouvelle association qui avait vu le jour, à la suite des violences postélectorales de 2005. Une année après sa création, l’association « LE NID » a amendé ses statuts pour devenir le Parti Politique « LE NID » en juin 2006.
Pour ce qui concerne notre pays le Togo, sur cinq années d’existence, deux années de participation aux affaires de l’Etat, permettent de dire que le parti regorge de ressources humaines responsables et compétentes. Notre parti a déjà servi le Togo à un haut niveau par le passé et est prêt à le faire de nouveau si les Togolais nous font confiance.
Pour ce qui concerne le parti, de nouvelles adhésions sont enregistrées tous les jours ouvrables au siège. Toutes les couches socioprofessionnelles y sont représentées : les agriculteurs, les enseignants, les étudiants, les élèves, les fonctionnaires de l’Administration publique, les cadres d’entreprises du secteur privé, les retraités, les artisans, les artistes, etc.
Pour ventiler les informations stratégiques du parti dans les fédérations comme dans les sections et sous-section, des tournées de sensibilisations sont organisées dans différentes localités du pays, notamment dans les préfectures des Lacs, de Vo, du Golfe, de Zio, de Kloto, d’Agou, de Daye et Lomé Commune. Actuellement, nous envisageons très prochainement la matérialisation de nos structures dans les préfectures de l’Avé, de l’Ogou, de Haho, de Wawa, de Doufelgou et de Tône, étant donné que le parti regorge suffisamment de militants dans ces différentes localités du pays.
Pour ce qui concerne les militants, des ateliers de formation sont régulièrement organisés par le parti pour leur édification. Nos militants participent également à des ateliers et à des tables rondes organisés par des partenaires en développement tels que le NDI, la Croix Rouge, la Fondation Konrad Adenauer.
Par rapport aux populations, le Parti « LE NID » a contribué depuis cinq années de son existence à enrichir le débat politique. Parmi les contributions marquantes, on peut citer « le Participationnisme » qui est la manifestation de l’esprit citoyen et de la tolérance en politique, le « Contrat citoyen » qui veut que les élus disposent de permanences dans leurs circonscriptions électorales, la défense d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) technique constituée de femmes et d’hommes recrutés par concours international avec la collaboration des partenaires comme la CEDEAO, l’Union Européenne et le PNUD.
Le parti a contribué tout récemment avec d’autres partis politiques à l’amendement et à la signature d’un Code de Bonne Conduite sous le parrainage du « National Democratic Institute For International Affairs » (NDI) et de l’USAID, le jeudi 10 mars 2011.
Le 14 mai 2011 dernier, le parti a organisé sa première Convention des femmes et a installé un Conseil Général des femmes dont le bureau exécutif compte 19 membres.
Nous pouvons estimer que le bilan des cinq (5) premières années d’existence est positif, le parti s’enracine dans la vie politique de notre pays et devient incontournable dans certaines préfectures du Togo, même si nous ne disposons pas encore d’élus à l’Assemblée Nationale.

Quelles sont les manifestations que vous envisagez au Parti « LE NID » pour célébrer le cinquième anniversaire de votre formation politique?

Dans le cadre des festivités marquant les cinq années d’existence du Parti « LE NID », nous avions convoqué une réunion extraordinaire au cours de laquelle le Bureau Exécutif National a adopté l’organisation de cinq activités majeures dans le courant de l’année 2011. Il s’agit de : – Une Convention des Femmes du Parti « LE NID » ; – Une Convention des Jeunes du Parti « LE NID » ; – Une journée porte ouverte ; – Un Congrès ; – Un pique-nique.
La Convention des Femmes est un cadre que le Bureau Exécutif National a voulu créer pour favoriser la promotion des femmes, afin qu’elles puissent apporter leur contribution au renforcement efficace des activités de tous les organes du parti, notamment le Bureau Exécutif National, les Bureaux Fédéraux et les bureaux locaux des sections et des sous-sections.
La Convention de la Jeunesse aura probablement lieu en juillet 2011. Elle participe à une réorganisation progressive des structures du parti, pour une meilleure efficacité sur le terrain. Sans le dynamisme de la jeunesse, les valeurs et les principes que nous défendons resteront lettres mortes.
Une fois que les directives seront données à la Convention de la Jeunesse, le parti organisera pendant les vacances scolaires une Journée porte ouverte, pour instruire les populations de certains quartiers de Lomé sur les réalités d’un parti politique.
Le Bureau Exécutif National, en place actuellement, sera renouvelé au Congrès statutaire et électif vers octobre ou novembre 2011. Les festivités des cinq années d’existence du parti seront clôturées par un pique-nique des militants.

Quel bilan faites-vous de la première année du second mandat du Président Faure Gnassingbé?

La première année du nouveau mandat du chef de l’Etat a été incontestablement marquée par la signature de l’accord de gouvernement entre le RPT et l’UFC. Nous voyons une mise en œuvre progressive du programme de campagne du Chef de l’Etat. Les grands travaux de réfection des infrastructures routières, les projets pour le recrutement massif de jeunes diplômés sans emploi, les projets de santé publique tels que la subvention à quatre-vingt-dix pour cent des frais de la césarienne, l’accompagnement des agriculteurs pour une meilleure production agricole, etc. Toutes ces initiatives sont à saluer. Toutefois, il faut noter que les populations n’arrivent pas à percevoir la mesure de la tâche qui est en train d’être accomplie en leur faveur par la mise en œuvre de ces réalisations. Récemment, nous avions proposé au Chef de l’Etat une stratégie de communication de masse pour un soutien permanent de son action auprès des populations pour qu’elles soient patientes et surtout attentives aux réalisations du Gouvernement.

Le Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE a annoncé, dans son discours de fin d’année 2010, la tenue d’un dialogue inclusif entre les acteurs de la vie politique nationale, afin d’opérer de manière consensuelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles, pour l’enracinement de la démocratie au Togo. Comment votre formation politique prépare-t-elle ce rendez-vous?

Le dialogue annoncé par le Chef de l’Etat a été bien accueilli par le Parti «LE NID ». Le parti a organisé des réunions pour débattre sur les principes et valeurs que nous pensons importants, pour une démocratie apaisée au Togo, au niveau de la Commission d’orientation stratégique et politique. Il y a nécessité de reformer les institutions de la République pour qu’elles soient adaptées à la démocratie. Nous pensons que l’Etat Togolais doit renforcer ses moyens institutionnels et constitutionnels pour asseoir les droits de l’homme, la justice sociale, la redistribution des ressources entre les filles et les fils du pays. Le parti a dégagé des propositions qui, au regard des réalités sociopolitiques et économiques, sont en parfaite adéquation avec les objectifs recherchés par le dialogue inclusif entre les acteurs politiques, c’est-à-dire la paix et le développement. Sans la paix, notre soif de développement sera vaine. Le problème de vie chère qui conduit au dénuement et à la misère de nos populations rurales, doit interpeller tout le monde. On doit pouvoir trouver des solutions, pour soulager les populations de la charge économique et financière qui hypothèque leur épanouissement social.

Quelles sont les propositions du Parti « LE NID » pour les réformes constitutionnelles et institutionnelles?

Les propositions du Parti « LE NID » sont cohérentes et faciles d’application pour l’enracinement de la démocratie dans notre pays, la paix sociale et le bien-être des populations. En ce qui concerne l’organisation des élections, le parti propose : – une CENI technique composée de femmes et d’hommes recrutés pour leur compétence et leur intégrité. Ils doivent jouir d’un statut spécial et d’une immunité pour leur garantir le libre-arbitre, excepté les cas de faute grave; – un collège sans pouvoir décisionnel de tous les partis politiques participant à l’élection veillera sur le bon déroulement des travaux de la CENI ; – un fichier électoral permanemment actualisé permettra d’éviter des tensions politiques et des soupçons de fraudes à la veille des élections ; – Une application plus stricte de la loi qui punit les délits et les crimes électoraux permettra de dissuader toute fraude électorale.
En ce qui concerne le régime politique, le Parti « LE NID » propose un Régime Parlementaire où le Chef du Gouvernement est issu du parti ou de la coalition de partis majoritaire au Parlement. Le Chef du Gouvernement détiendra l’essentiel du pouvoir.
La limitation du mandat présidentiel est également notre cheval de bataille. Le mandat présidentiel sera de cinq ans renouvelables une fois.
Etant donné que ce sont les élections présidentielles qui sont sources de violences dans notre pays, il faudrait régler définitivement ce problème. Le Président de la République sera élu par un Collège d’électeurs qui seront eux-mêmes des élus. Le Collège d’élus composé de députés et de maires élira tous les cinq ans le Président de la République. Le Président de la République, Chef suprême de l’Armée sera le garant de l’intégrité du territoire national. L’avantage de cette proposition est multiple. Ce sera une élection moins onéreuse, fiable et contrôlable.

Quel est l’état de vos rapports avec les partis d’opposition ?

Le Parti « LE NID » entretient des rapports courtois avec toutes les formations politiques. De même, entre nous les responsables de partis, on a de très bons rapports. En fait, la politique ne doit pas être une affaire de personnes, quand bien même, nous sommes conscients que les rapports interpersonnels sont importants pour la réussite d’un projet aussi immense que l’enracinement de la démocratie. Les leaders politiques doivent s’atteler à la mise en place de véritables institutions démocratiques pour que l’alternance arrive par l’expression de la souveraineté du peuple à travers des élections fiables.
Au fond, ce qui nous éloigne les uns des autres, c’est que nous n’avons pas les mêmes approches pour la conquête du pouvoir et suivant les situations, nous n’avons pas les mêmes opinions. La démocratie est recherchée pour le bien de tous.

Avez-vous un message particulier pour les populations togolaises ?

Je voudrais dire aux Togolaises et aux Togolais d’avoir de l’espérance, de la patience et toute l’attention nécessaire pour accompagner les chantiers du deuxième mandat du Chef de l’Etat. Nous leur demandons d’avoir à l’esprit que rien de bon ne se fait et ne se fera si les Togolaises et les Togolais dispersent leur énergie et leur force dans de vaines querelles de personnes. Il est temps que le relèvement social et économique des hommes et des femmes soit l’enjeu véritable du travail que chacun doit accomplir au Togo. Ainsi, chaque Togolais, quelque soit la place qu’il occupe, aura en conscience qu’il travaille à la fois pour lui-même et pour l’intérêt général, comme dira le poète, « Togolais viens ; bâtissons la cité ! ».

Propos recueillis par Dominique ALIZIOU

Prévention de l’Hypertension Artérielle au Togo

Les journées nationales de dépistage gratuit débutent aujourd’hui

Les premières journées nationales annuelles de dépistage gratuit de l’Hypertension Artérielle et de sensibilisation sur les maladies cardiovasculaires commencent aujourd’hui et s’étendront jusqu’au 27 mai 2011 sur toute l’étendue du territoire togolais. C’est l’objectif d’une rencontre qui a rassemblé, le vendredi dernier 20 mai 2011 dans la salle de conférence du CHU Tokoin de Lomé, le réseau des journalistes de la santé au Togo et le petit nombre de cardiologues togolais qui sont à pied d’œuvre pour éradiquer ce mal qui tue à petit coup.

Les études ont montré que l’une des principales causes de mortalité en Afrique noire et en particulier au Togo est l’hypertension artérielle et rien qu’à Lomé, le taux de prévalence est de 53%. Par le passé, cette maladie était réservée aux personnes âgées mais aujourd’hui, elle peut survenir à 10 ans.
En 1990, une étude démontre que l’hypertension atteint 22% de la population et se répand de jour en jour. Selon le docteur Damorou Jean-Marie, Professeur agrégé en cardiologie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lomé Tokoin, la fréquence moyenne est de 30,04%. En 2003, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à l’échelle planétaire, sur une population de 6 milliards 400 millions d’individus, l’hypertension représente 57 millions de décès.
Ce « Tueur Silencieux » n’a pas de causes fixes mais des facteurs non modifiables comme l’âge, le sexe, la race et l’hérédité. Des facteurs modifiables sont les excitants, le stress, l’obésité, la sédentarité, le tabagisme, l’alcoolisme, la consommation de mauvaises huiles et de café, la surcharge pondérale (excès de poids) et l’excès de sucre et de sel.
La prise en charge est très coûteuse (au moins 400 000 F CFA pour un séjour) et seulement 5 à 10% des cas sont curables. Les médecins conseillent de se faire dépister au moins trois fois l’an, de pratiquer des exercices physiques, de consommer du poisson, de la viande blanche ainsi que beaucoup de légumes et de fruits.
Au Togo, il n’y a que 8 cardiologues disponibles (4 aux CHU Tokoin et Campus et 4 dans le privé). Ce qui signifie que de Togblékopé à Cinkassé, il n’y a aucun cardiologue. Le Professeur Damorou, chef du programme, rassure que l’avenir est prometteur. Ces médecins invitent les populations à se méfier des personnes qui se disent médecins et qui circulent de maison en maison pour prélever les tensions artérielle et même vendre des médicaments aux gens. Le résultat attendu de ces journées nationales annuelles de dépistage est d’arriver au bout de dix ans à : – Dépister tous les patients souffrant d’Hypertension Artérielle (HTA) et de Maladies Cardiovasculaires (MCV) au Togo – Dépister les patients à risque cardiovasculaire – Prendre en charge les cas dépistés -Doter l’Etat togolais de données statistiques fiables sur les MCV – Faire baisser la fréquence de HTA/AVC de 20% en 10 ans – Inverser la courbe d’évolution des MCV en 10 ans – Former des spécialistes (cardiologues, santé publique) – Redynamiser les activités du Programme National de Lutte contre les Maladies Cardiovasculaires (PNLMCV). «Nous avons des idées mais pas le pétrole », disait ces 8 cardiologues. Le programme est à la recherche des partenaires engagés dans la lutte contre l’HTA (MCV).

Carole AGHEY

WILDAF-Togo recommande la gratuité totale de la césarienne

Faire le bilan des actions de plaidoyer sur la gratuité de la césarienne au Togo, c’est le principal but du point de presse organisé par le réseau Femme, Droit et Développement en Afrique au Togo (WILDAF-Togo), le 24 mai à Tokoin CESAL à Lomé. Les femmes, à travers leurs différents réseaux, ont tenu à exprimer leur gratitude et leurs attentes au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers, suite à la subvention de la césarienne à 90 % par le gouvernement.

D’après la présidente de WILDAF-Togo, Mme Claire Quenum, les femmes « apprécient à sa juste valeur l’action du gouvernement de subventionner la césarienne à 90 % et l’encouragent à continuer dans ce sens pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement dans le domaine de la santé ». En effet, avec la subvention de la césarienne à 90 %, la femme ou sa famille n’aurait qu’à payer 10.000 F comme frais d’accouchement par césarienne.
Cette somme est également une contribution pour renouveler les Kits et d’éviter ainsi la rupture des stocks.
La gratuité de la césarienne est devenue une question de droits humains, et de surcroît de développement économique du fait que le taux élevé de la mortalité et de la morbidité maternelle constitue un handicap au développement. Des milliards ne sont-ils pas perdus lorsque décèdent plusieurs bras valides ? Faut-il encore rappeler que toutes les 8h, on enterre une mère suite à une complication liée à la grossesse, ou à l’accouchement ; 8 nouveau-nés perdent la vie. C’est fort de ce constat que les réseaux des femmes persistent dans leur requête au gouvernement pour rendre totalement gratuite la césarienne car certaines femmes ne pourront pas payer 10.000 F exigées pour bénéficier de l’opération. En outre, aux partenaires techniques et financiers, les femmes demandent d’accroître leur aide parce que la survie des mères et des nouveau-nés au Togo dépend énormément de la totale gratuité de la césarienne.
Il n’est pas raisonnable que les femmes togolaises continuent de mourir en voulant donner la vie. Cette préoccupation, la coalition Femme et Bonne Gouvernance au Togo et WILDAF-Togo, en ont fait leur fer de lance depuis 2000 à l’occasion de la Marche Mondiale des femmes au Togo. Elles ont poursuivi cette lutte par des discussions avec le gouvernement le 31 juillet 2007, afin que chaque Togolaise jouisse pleinement de son droit à la santé et qu’elle accouche dans de bonne condition garantissant à son futur enfant et à elle-même une vie sauve.

M.B

La CNT/EPT pour une éducation publique de qualité,
gratuite et accessible à tous

Le monde entier a convenu depuis le forum de l’éducation de Dakar en 2000 de mettre un accent particulier sur l’objectif d’atteindre une éducation de qualité pour tous en 2015.

Au Togo, la Coalition Nationale Togolaise pour l’Education pour Tous au Togo (CNT/EPT) s’investit depuis huit ans à la mise en œuvre d’une éducation publique gratuite et de qualité accessible à tous et sans discrimination aucune au Togo.
Du 2 au 8 mai 2011, la CNT/EPT a organisé la huitième semaine mondiale d’action, 11ème du genre dans le monde au cours de laquelle, plusieurs activités ont été réalisées parmi lesquelles un plaidoyer à l’endroit des autorités pour les inciter à plus d’action au profit de l’Education pour tous au Togo.
La Coalition Nationale Togolaise pour l’Education pour Tous est une organisation de la société civile active en éducation. Elle regroupe plus de 12 organisations qui ont en leur sein d’autres organisations. Elle est composée globalement d’associations, d’ONG de défense des droits des enfants, de syndicats d’enseignants, de Réseaux de journalistes et de chercheurs en éducation, d’associations féminines, de fédérations d’associations de parents d’élèves et de consortia intervenant tous en éducation.
En vue d’atteindre sa vision articulée autour des six objectifs de l’Education pour Tous, elle a pour mission d’impliquer la société civile togolaise, l’ensemble des acteurs et des décideurs dans le débat et la gestion de l’éducation, d’accompagner les ministères en charge de l’Education, la Formation et de l’alphabétisation dans leur mission. Plusieurs activités ont été menées par la Coalition en 2010. Il s’agit notamment du lancement du Fonds de la Société Civile pour l’Education (FSCE) le 11 février 2010, qui a permis au CNT/EPT de bénéficier d’une allocation de 55 638 000 FCFA du Comité du Programme de développement du fond pour l’éducation, de l’installation d’avril à juin des points focaux régionaux, du renforcement des capacités des membres de la coalition du 9 au 13 mars, de la validation le 30 septembre de l’étude sur les politiques éducatives en matière de recrutement et de formation des enseignants, etc. Cette étude fait l’état des lieux des politiques éducatives sur le recrutement et la formation des enseignants. Elle analyse la situation sur la base des textes relatifs à cette politique et à sa mise en œuvre.
Il faut souligner que la CNT/EPT vise comme objectif principal la promotion d’une coalition EPT forte et dynamique capable d’accompagner les autorités éducatives et les autres partenaires dans l’atteinte des objectifs de l’EPT au Togo.

Pierre

Basile Yawanké séduit le public sur la grande scène du CCF

Double mise en scène, c’est de cela qu’il s’est agi le vendredi 20 mai dernier sur la grande scène du Centre Culturel Français (CCF) de Lomé. Basile Yawanké, comédien togolais, n’est pas seulement entré dans les méandres des réalités de la société togolaise, mais s’est surtout formidablement produit en un one man show à travers sa comédie intitulée : « Fou comme la vie charrie de folles folies en nous ancrées

»

On pourrait s’attendre à une intrigue toute tissée du début à la fin. Eh bien, non. Basile s’est lancé dans une totale subversion des métiers, notamment de comédien, soldat, mannequin, prostitué, etc.; d’un voyage en Chine aux histoires sentimentales plus ou moins à succès en passant par les phénomènes de la vie chère et les chemins de croix des enseignants face à des élèves ’’terriblement tarés’’, il a passé au crible les caractères des hommes et femmes de notre temps face à l’absurdité de la vie. Même si tout commence par une histoire virtuelle, on finit avec l’artiste par fondre dans un événement d’actualité. A cet effet, il s’en est dégagé depuis le podium cette interrogation : comment les Africains peuvent-ils se réjouir de l’aboutissement du point d’achèvement de l’initiative « Pays Pauvres Très Endettés » (PPTE) ? Comme quoi, la politique n’est plus/pas un sujet tabou dans la création artistique. La vie est vraisemblablement sereine, cependant, de la petite enfance à l’adulte et dans tous les secteurs d’activités, il y a une part de folie. Voilà en substance le message de cette comédie.
Le génie comique de Basile Yawanké réside tant dans sa voix, son rythme, sa science que dans le refus de se soumettre à des conventions, à une absolue linéarité. En effet, le public a assisté à une série d’anecdotes subtilement entrelacées. Mimes, actes narratifs mêlés aux pas de danse de l’hyperactif One man show ont à plusieurs reprises déclenché le rire et les ovations d’un public aussi hétérogène que le comédien lui-même.
La comédie, dit-on, s’atrophie lorsqu’elle s’éloigne du rire. Celle de Basile aura en tout cas comblé l’attente du public, parce qu’elle est avant tout spéculum vitae, c’est-à-dire miroir de la vie.

Benito MIDODJI

Fait divers

Un retour inattendu

Benoît était certain qu’en voyant chaque jour trembler les fesses de Sika, sa voisine, il finirait par tomber dans le piège. Ça y est. C’est arrivé dans la nuit du samedi 16 avril 2011. Alors que Essi son épouse était en déplacement à l’intérieur du pays, Benoît cru bon d’en profiter. « Je n’ai plus de temps à perdre. Je vais profiter de cette aubaine. Certes, elle n’en a pas pour longtemps mais c’est la seule occasion », a-t-il laissé entendre avant de renchérir en ces termes à propos de celle qu’il convoite: « Je suis certain d’une chose, elle aussi m’aime. Elle ne pouvait que saisir la mèche ». Benoît avait parfaitement raison. A peine a-t-il lancé un coup de fil que le piège s’est refermé. Certes, la voisine était d’accord de rencontrer Benoît, mais elle avait une contrainte ne lui permettant pas de répondre au rendez-vous comme le voulait Benoît. Etant femme libérée-divorcée, elle se débrouille avec les postulants. Un « groto » l’occupait au moment où elle recevait le coup de fil de Benoît. Mais elle a choisi de ne pas décevoir Benoît. Elle lui a alors promis être chez lui à 23h. Benoît n’avait pas d’autres choix. Aussi lui a-t-il donné son accord de principe et mis en œuvre l’essentiel des moyens pour être à la hauteur de la tâche qui l’attend. « Je n’ai pas l’habitude de trainer la nuit. Je dors vite pour récupérer. Seulement voilà, je suis obligé de rompre avec l’habitude pour ne pas décevoir ma dulcinée. Pour ce faire, j’ai pris suffisamment le café et avalé une pilule chinoise. Un ami a témoigné qu’elle travaille bien ». La nuit a été douce et agréable. Le pilonnage a été long mais très pénible. Epuisé, Benoît ne s’est pas vite rendu compte qu’il faisait déjà jour. Il n’avait pas souhaité cela de peur que l’entourage ne le découvre avec une autre femme et rapporte la nouvelle à son épouse. Jusque-là, il ne s’était pas rendu compte que son épouse était de retour nuitamment et qu’au moment même où il s’apprêtait à libérer la « voleuse », elle descendait du taxi-moto au portail. C’est alors qu’il entendit frapper à la porte. Il comprit que c’était Essi. Il fit disparaître discrètement Sika par la porte de la cuisine qui s’ouvre sur le couloir de la douche. Elle courut rapidement se camoufler dans les toilettes, attendant que Essi entre dans sa chambre. Fort malheureusement, elle oublia son pagne sur le lit. Pire, les deux préservatifs utilisés à l’occasion et jetés dans le pot y sont restés. Sika a réussi à s’enfuir mais elle n’a pas pu effacer les autres preuves qui sont désormais connues de la femme légitime. « Juste un jour d’absence et tu ne peux pas t’abstenir », apostropha Essi avant d’ajouter : « Et dire que c’est la voisine que tu amènes sur notre lit conjugal. J’ai reconnu son pagne et le lot de préservatifs dans le pot ne laisse pas de doute que tu as couché avec elle » Et de conclure : « Elle va devoir se justifier. Sinon je promets de lui faire payer cher son acte ». Malgré les excuses de Benoît et sa promesse de ne plus jamais recommencer, elle continua par vociférer. Il a fallu l’intervention de son oncle maternel pour calmer la colère. Qui cherche trouve, n’est ce pas ?

B. TALOM

L’expert international Mathieu Kodjo MABLE à la rescousse de IDH

La Faitière de Microfinance du réseau des ONG dénommé INVESTIR DANS L’HUMAIN en abrégé IDH, agréé en 2002, a faillit à sa mission. Le déballage valait la peine d’être fait. Mais en 2008, vu les problèmes qui commencent à naître, il était impérieux pour le gouvernement togolais de vérifier si vraiment elle joue bien son rôle. C’est ainsi que suite à plusieurs missions de contrôle commanditées, le gouvernement est parvenu à constater des irrégularités et des insuffisances graves dans le fonctionnement de l’institution. Il fallait pour remédier à ce phénomène, la destituer, lui retirer la gestion pour la confier à une nouvelle équipe.
Désormais, Mathieu Kodjo MABLE, et un comité de suivi de 5 membres dont Me LITABA Kassou est la présidente, ont la charge de redresser l’ Institution.
Après un travail de 5 mois, l’équipe de MABLE est parvenue à des résolutions claires qui donnent confiance non seulement au personnel de IDH-MICROFINANCE mais aussi aux mutualistes.
A l’Assemblée Générale de la Mutuelle des Cadres pour le Développement, tenue le 17 mai 2011 la nouvelle équipe dirigeante a présenté sa démarche en vue de résoudre le problème de IDH.
Les promesses ont été faites par cette nouvelle équipe. D’après les analyses et le travail qui est déjà abattu, le mois de juin promet beaucoup de changements dans la vie de l’institution pour répondre aux inquiétudes des membres et du personnel. « Le problème de contrat de travail sera réglé pour ceux qui seront définitivement retenus pour continuer à travailler dans IDH-MICROFINANCE , a déclaré MABLE Kodjo, le nouvel administrateur de IDH-MICROFINANCE.

L’offre de crédit désormais plus avantageux à la MUCAD/IDH

Voilà l’une des importantes résolutions prise et qui a été partagée à tous les mutualistes de la Mutuelle des Cadres pour le Développement (MUCAD) lors de son Assemblée Générale annuelle tenue le 17 mai 2011 au Palais des Congrès de Kara.
En effet la faîtière de Microfinance du réseau des ONG INVESTIR DANS L’HUMAIN en abrégé IDH a connu un grand disfonctionnement qui a faillit éclabousser toute l’institution et ses démembrements. C’est ainsi qu’au sein des 7 mutuelles que compte IDH-MICROFINANCE, on a noté des perturbations sérieuses qui ont faillit donner un coup fatal aux mutuelles. La MUCAD, mutuelle d’IDH -MICROFINANCE dans la région de la Kara n’est pas du reste.
La faîtière, organe chargée de gestion et de contrôle des instances de IDH -MICROFINANCE, a faillit. Cette faillite a été constatée par le gouvernement à travers plusieurs missions de contrôle. Ces missions de contrôle ont permis de relever que la réglementation en vigueur n’était pas respectée ; par ailleurs, de nombreuses insuffisances ont été également constatées. Il fallait pour un sérieux redémarrage des activités de IDH- MICROFINANCE, retirer la gestion à l’ancienne équipe pour la remettre à une nouvelle équipe, capable de sauver les meubles. C’est ainsi que MABLE Kodjo, un ancien fonctionnaire de la BCEAO, expert international en gestion des finances est appelé à la rescousse. Celui-ci est aidé dans sa tâche par un comité de suivi de cinq membres dont Mme LITABA Kassou est la présidente.
Alors, pour redorer le blason de l’institution et de ses mutuelles, le travail de la nouvelle équipe a abouti à des résolutions concrètes. Ces résolutions ont pour objectif de redonner confiance non seulement aux mutualistes mais aussi à tous le personnel des mutuelles.
A l’Assemblée du 17 mai au Palais de Congrès de Kara, la décision qui a réjouit est que désormais le montant du crédit accordé aux Groupements est égal aux quatre fois du capital déposé. Cette décision va faire mouche au sein de la population car elle va à coup sûr faire augmenter le nombre des adhésions, assurer les membres qui avaient un pied dedans et un pied dehors.

Paul TCHASSOUA

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