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Education

Le campus universitaire de Lomé perturbé par les mouvements de revendication

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Le campus universitaire de Lomé a connu hier des échauffourées entre étudiants et force de l’ordre. Des coups de gaz lacrymogènes, des lancées de pierres, des mouvements de foules en déferlement ont émaillé le face à face intervenu hier entre les deux camps qui se sont retrouvés sur le terrain de l’affrontement dans l’enceinte du campus.
Très tôt le matin les corps habillés se pointent à l’entrée principale de l’université pour prévenir et contenir les éventuels débordements qui pourraient en dériver.

Ayant été mis au courant d’une assemblée générale que les étudiants ont prévu pour la journée de mercredi, les policiers envahissent l’entrée tout se gardant d’observer une attitude passive. Suite à l’Assemblée Générale, il est décidé qu’une marche de protestation se déroule pour manifester le mécontentement et le désaccord contre les conditions d’étude et particulièrement le système LMD.

Face à ce mobile, la foule d’étudiants défient le cordon des forces de l’ordre qui s’oppose à leur mouvement, et ont amorcé des mouvements vers la sortie de l’Université.

La riposte a été spontanée et des coups de gaz lacrymogènes s’en suivront. Des cris, des huées, des chants se succèdent dans la foule. Une foule qui se disperse suite au coup de gaz, une autre qui prend la direction contigüe pour déboucher sur le quartier Adéwui-Boulevard de la Kara. Les étudiants prennent de grosses pierres pour bloquer la circulation sur le Boulevard, dans un premier temps.

Approchés certains étudiants nous confient qu’ils veulent une cinquième tranche d’aide, la restauration de la session de rattrapage. ‘’Nous voulons que le système LMD soit retouché ou supprimé carrément car il est difficile de pouvoir éliminer toutes les matières avant d’avoir le diplôme et surtout dans ces conditions’’.

Pour les étudiants leur revendication ne semble pas faire l’objet de préoccupation auprès des autorités universitaires et politiques que les étudiants ont rencontrées quelques jours avant cette manifestation.
Et pour se faire encore plus entendre, ils battent encore les pavés ce 26 mai.

Un clame précaire semble revenir sur le campus et les policiers sillonnent les alentours de l’Université en voiture.

Du côté du gouvernement et des autorités universitaires des démarches sont entrain menées pour trouver dans un esprit de dialogue et d’échanges fructueux des solutions appropriés aux problèmes posés par la communauté estudiantine.

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