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L’ANC à l’épreuve des réalités politiques : André Johnson abandonne la barque des marcheurs

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Chronique de la Semaine dans sa dernière parution (N° 141 du 12 mai 2011) informe ses lecteurs que l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) vient de connaitre un cas de transfuge de l’un de ses poids lourds en la personne de M. André JOHNSON qui a claqué la porte pour rejoindre l’UFC. L’auteur de l’article soulève les raisons et les motivations qui ont poussé le transhuman à poser son acte. Une claque sevère pour Jean Pierre FABRE et les siens.

André Johnson abandonne le parti des marcheurs pour rejoindre l’UFC

Décidément le dernier né dans le landerneau politique ANC est déjà en difficulté. Le parti incarné par le « fougueux » Jean-Pierre Fabre commence par connaitre des désertions. L’un des poids lourds du parti André Johnson qui occupe le poste de secrétaire général adjoint du parti, vient de claquer la porte au nez du président Jean-Pierre Fabre.

Le déserteur ne supporte plus la politique des « marches » de protestation inventée par Jean-Pierre Fabre pour conquérir le pouvoir. Du jamais vu n’est-ce pas ? Cette politique qui n’existe nulle part ailleurs a fini par lasser André Johnson à tel point qu’il a abandonné la barque au risque qu’on le met dans le même panier que des hommes peu féconds. En tout cas André s’est finalement démarqué de ce lot d’individus qui ont bâti leur stratégie politique sur exclusivement les marches. « Je suis un homme qui adhère à une dynamique par conviction. Je note avec beaucoup de regret que le réalisme et la lucidité semblent avoir abandonné les rangs de l’ANC. Le maintien des marches hebdomadaires comme la seule solution pour faire aboutir nos revendications n’a pas de sens » a affirmé à notre confrère republicoftogo M. André Johnson.

En clair, l’homme très instruit et bien éduqué, a décidé avec courage de laisser Jean-Pierre Fabre et ses affidés continuer leur politique sans issue en marchant chaque samedi de Kondjindji à la plage pour aller débiter des inepties aux poissons de la mer. Un homme équilibré ne peut pas continuer sur cette voie. C’est pour cela que l’ex SG adjoint, André Johnson après réflexion, a décidé de quitter ce club dont la tête de pont Jean-Pierre Fabre imbu de lui-même et sourd aux propositions des uns et des autres continue sa politique qui l’amènera inéluctablement dans le mur. Lorsqu’on se dit qu’on incarne le leadership de l’opposition, tout en contestant la gestion du parti au pouvoir, on est toujours ouvert au dialogue. Mais malheureusement le président de l’ANC qui n’est jamais de cet avis s’oppose sans vergogne à toute idée de dialogue. Comment une opposition qui récuse certaines choses et en réclame d’autres, une opposition qui refuse de discuter avec l’autorité peut penser obtenir satisfaction à ses revendications juste en marchant chaque samedi ?

Jean-Pierre Fabre et ses affidés ont martelé lors de leur meeting à la plage qu’ils réclament les réformes institutionnelles et constitutionnelles. Le gouvernement très sensible à cette revendication invite toute la classe politique à un dialogue inclusif pour débattre de tous ces sujets. A la grande surprise des Togolais lucides et de la communauté internationale, le président de l’ANC dit non à ce dialogue. « Nous n’irons jamais à ce dialogue » à martelé Jean-Pierre Fabre au cours d’une de leurs marches hebdomadaires à la plage. Nombreux sont les Togolais qui se demandent ce que veulent Jean-Pierre Fabre et ses amis. On en était là lorsque le gouvernement décide de faire une proposition de loi pour réglementer les manifestations publiques comme le précise l’article 30 de la constitution. Les organisations de la société civile, les partis politiques dont l’ANC et des personnalités ont décrié cette loi et ont réclamé son amendement. Le gouvernement très sensible à ces multitudes réactions, a instruit le ministre de l’administration territoriale M. Pascal Bodjona pour impliquer les contestataires à revisiter le texte dans son ensemble. Evidemment tous les contestataires du texte notamment les organisations de la société civile, les professeurs de droit et les partis politiques à l’exception de l’ANC qui continue de réclamer farouchement le retrait pur et simple du texte, ont tous contribué à la révision consensuelle desdits textes.

En clair l’ancien parti d’André Johnson, l’ANC dit non à tout et ne veut pas non plus dialoguer. C’est justement cette politique de refus catégorique de toute discussion avec l’autre qui a amené André Johnson à claquer la porte. « Compte tenu de la complexité de la situation politique au Togo, nous n’avons pas d’autre alternative, à l’heure actuelle, que des discussions franches avec le pouvoir et avec nos adversaires » a indiqué André Johnson à notre confrère de republicoftogo.com. Ce qui est sûr c’est que André Johnson a abandonné l’ANC qui ressemble à un bateau qui se bat contre la tempête sur la mer.

Selon certaines sources proches du président de ce parti, le départ d’André a porté un coup dur à l’ANC car à la création du parti, Jean-Pierre Fabre et ses affidés ont fait croire que tous les cadres de l’ancienne UFC ont quitté Gilchrist Olympio. Aujourd’hui cette affirmation au relent égoïste laisse apparaitre des fissures car selon certaines indiscrétions il n’est pas exclu qu’il puisse avoir d’autres départs dans les jours à venir. « Je ne veux plus aujourd’hui m’inscrire dans cette démarche démagogique. Ce qui m’attriste, c’est la haine qui prédomine désormais à l’ANC », devait souligner André Johnson. Comme lui, certains cadres sont exacerbés par cette politique plombée doublée d’égoïsme et dont l’issue est incertaine. Ils veulent rejoindre leur ancien patron Gilchrist Olympio dans sa démarche participative. « Dans ces conditions, je préfère retourner auprès de Gilchrist Olympio pour soutenir sa démarche citoyenne » a laissé entendre André Johnson. Le Togo appartient à tous ses fils et participer à la gestion du pays ne devrait pas être perçu comme un scandale mais plutôt comme une démarche citoyenne.

L’actuel président sénégalais Me Abdoulaye Wade, lorsqu’il incarnait le leadership de l’opposition, après la prison acceptait de rentrer dans le gouvernement de l’ancien président Abdou DIOUF qui l’a pourtant embastillé. Le départ d’André Johnson doit amener Jean-Pierre Fabre à élever son niveau politique qui est pour le moment en deçà de zéro. Il y va de sa survie politique.

Aliziou Dominique

Me Joseph Koffigoh a-t-il déjà oublié son ami Laurent GBAGBO ?

Le représentant de l’UA lors de la présidentielle en Cote d’Ivoire l’ancien premier ministre togolais Me Joseph Kokou Koffigoh a-t-il déjà abandonné son ami Gbagbo Laurent ? Telle est la question que l’on peut se poser eu égard à l’absence remarquée de l’avocat togolais dont tout le monde pensait être le premier à se constituer pour défendre l’ancien président déchu Laurent Gbagbo et sa femme Simone. Si les avocats Français ont besoin du visa pour rentrer en Cote d’Ivoire, l’avocat togolais lui, n’en a pas besoin. Au nom de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA, Me Joseph Koffigoh avec juste sa carte d’identité togolaise pouvait par avion ou par la route se rendre en Côte d’Ivoire pour aller défendre son ami. Les Ivoiriens, surtout ceux proches de Gbagbo devraient écarquiller les yeux en espérant apercevoir la silhouette de l’ami togolais venu défendre leur idole en vain. Qu’est-ce qui peut justifier cette absence ? N’a-t-il pas eu à temps la date de la première audition ? Tout porte à croire que Me Joseph Koffigoh n’a pas tourné la page de Gbagbo. En bon Africain il sera fidele en amitié et ne se fera pas prier pour répondre présent à la prochaine audition. Sa présence lors de la prestation de serment pourtant boudée par l’UA qui l’avait mandaté pour conduire la délégation ayant supervisé les élections et qui a constaté la défaite de son ami Gbagbo, était si remarquable à telle enseigne que son absence à la première audience était également remarquée. Vivement que l’ancien bâtonnier du barreau de Lomé surprenne ses délateurs pour se constituer et défendre avec brio son frère et ami Gbagbo Laurent.
AD

Lettre ouverte du PRR à Jean Pierre Fabre

Nicolas lawson : “Le combat que vous menez est néfaste pour notre pays et demeure un folklore funéraire”

Dans une lettre ouverte adressée lundi 09 mai 2011 au président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), le patron du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR), Nicolas Lawson invite Jean Pierre Fabre à s’élever au dessus du populisme destructeur, à abandonner cette opposition systématique néfaste et ce fiel contre les opposants qui ne marchent pas avec lui, afin de reconstruire ensemble le pays, quelles que soient leurs divergences. Lire plutôt la lettre Ma lettre fait suite à notre dernier entretien à votre domicile et à mes diverses tentatives pour le rapprochement entre votre parti et les autres de l’opposition en vue de parvenir à une entente cordiale et à la définition d’une stratégie commune pour la réussite démocratique. Malheureusement, votre attitude déconcerte toutes les espérances et trouble notre conscience. Vous devez également vous souvenir que ce sont les délégués choisis par votre ancien parti, l’Union des Forces de Changement (UFC) et ceux du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), qui se sont joints à ceux du RPT au sein de la CENI et dans les CELI, pour proclamer la victoire de M. Faure Gnassingbé. Les comportements antidémocratiques, immoraux et hautement condamnables de ces délégués, ont été consommés. Et nous avons dû les laisser s’accomplir. Avez-vous des solutions pour remédier ce travail pernicieux de vos délégués et à la répétition de leur déloyauté et fourberie lors des prochaines élections ? Si non, le combat que vous menez est néfaste pour notre pays et demeure un folklore funéraire. Maintenant que votre ancien maître, naguère irréductible et le seul vrai opposant, s’est rallié au RPT, votre nouveau parti ANC continue le même combat en opposant la même hostilité tragique au régime en place et le même mépris à l’égard des autres partis de l’opposition. Monsieur le président, je vous invite fraternellement à vous élever au dessus du populisme destructeur, à abandonner cette opposition systématique néfaste et ce fiel contre les opposants qui ne marchent pas avec vous. Nous devons nous unir malgré nos divergences pour arrêter la descente aux enfers et reconstruire le pays.
Fait à Lomé, le 09 mai 2011. Le Président du PRR Nicolas Lawson

L’ESAG-NDE célèbre ses 10 ans d’existence

Après plus d’une vingtaine d’années d’existence, l’Institut Technique Notre Dame de l’Eglise (ITNDE), s’est résolument engagé dans le développement du Togo à travers l’éducation et la formation soignée des enfants, des jeunes et des adultes. A cet effet, l’institution a mis sur pied il y a 10 ans, l’Ecole Supérieure d’Administration et de Gestion – Notre Dame de l’Eglise (ESAG-NDE). Pour rendre grâce à Dieu pour le chemin parcouru durant ces années, une messe a été célébrée le vendredi dernier par l’archevêque de Lomé, Mgr Denis Amuzu-Dzakpah, dans l’enceinte de ladite Ecole. La parole de Dieu qui a nourri l’assistance au cours de cette célébration eucharistique est tirée du livre des Actes des Apôtres 5 : 34-42 et de l’Evangile de Saint Jean 6 : 1-15. Dans son homélie, l’archevêque a mis l’accent sur la confiance en Dieu. Selon lui, Dieu a pourvu chaque homme d’un talent qu’il doit développer pour son propre bien-être et pour celui des autres. Le célébrant a par ailleurs indiqué que nous avons besoin de Dieu pour bâtir notre pays et l’édifier. Tout acte qui vient de l’homme, a-t-il indiqué, tombera toujours, mais si une pierre est basée sur Dieu, elle subsistera et ne périra point. Cette messe anniversaire qui marque les 10 années d’existence de l’ESAG-NDE, a été suivie par une foule nombreuse composée d’élèves, d’étudiants, d’autorités politique, administrative, civile, militaires, traditionnelle, etc. Le responsable Scientifique des Programmes à l’ESAG-NDE, ex-ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, le prof Edo Kodjo Maurille Agbobli, à quant à lui, exprimé sa joie d’avoir autorisé et signé il y a 10 ans, l’ouverture de cet institut. Le prof a laissé entendre qu’avec cet anniversaire, l’ESAG-NDE entre dans une nouvelle phase de son histoire qui doit s’inscrire dans la nouvelle dynamique d’enseignement adaptée au 21ème siècle. Ainsi, à partir de la rentrée académique et universitaire 2011-2012, une autre porte s’ouvrira en Master Professionnel. La directrice générale de l’ESAG-NDE, la Révérende sœur Pauline-Kisita Afi Suka, a de son côté, témoigné sa gratitude à Dieu pour la vie de l’institut. Elle a indiqué que l’ESAG-NDE, qui compte à ce jour 388 étudiants contre 6 à sa création, est compétente et réaliste. Pour sa part, la supérieure générale des Sœurs NDE, Mamagan Marie Gonzaga Johnson, a remercié vivement les invités et souhaité une longue vie à l’ESAG-NDE. Une passation de flambeau des anciens étudiants aux nouveaux a été le moment phare de cette cérémonie qui s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les manifestations marquant la commémoration de ce 10e anniversaire se poursuivent jusqu’au 20 juillet avec à la clé, une excursion sur le Ghana.
Carole AGHEY

Pour une meilleure gestion des médicaments vétérinaires au Togo :
Le projet de décret de pharmacie vétérinaire validé

Comment réglementer l’importation, la fabrication, la distribution en gros des médicaments vétérinaires au Togo ? Cette question a été au centre des discussions au cours d’un atelier de validation du projet de décret relatif à la pharmacie vétérinaire, le 10 mai dernier. Il s’agissait au cours de cet atelier de faire la relecture du contenu des grandes reformes dans les domaines des médicaments vétérinaires et de la sécurité sanitaire issue d’un atelier national d’information du 22 au 24 mars 2010. Pour le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Kossi Mensah Ewovor: « la maîtrise de la problématique des médicaments vétérinaires est un enjeu majeur d’amélioration de la production animal et de sauvegarde de la santé publique. C’est pourquoi le Programme National d’Investissement agricole et de Sécurité Alimentaire notamment le PNIASA lui a réservé une place importante ». En dépit du fait que l’élevage occupe une part active dans l’économie nationale du Togo et contribue pour 13% au PIB, il demeure un sous-secteur, et souffre de l’inexistence de procédures rigoureuses pour sécuriser l’enregistrement et l’autorisation de mise sur le marché des médicaments vétérinaires. « La pharmaco-surveillance dans l’espace UEMOA est très importante, parce qu’elle rassure sur les produits vétérinaires mis sur le marché. C’est un cadre de gestion efficace de la santé animale (…) Il y avait auparavant des réglementations nationales, mais avec la libéralisation du secteur, il y a eu une gestion très peu contrôlée, ce qui fait qu’on retrouve des produits peu orthodoxes sur le marché», précise le directeur national de l’élevage M. Komlan Batawi Cette rencontre a également l’intérêt de traquer ceux qui font la contrevente des produits de qualité douteuse et de favoriser aux vétérinaires et aux autres techniciens de l’élevage, l’appropriation du contenu de cet avant projet pour faciliter au final sa mise en œuvre effective après son adoption en conseil des ministres.
M.B

Journée internationale de la liberté de la presse :
Les réseaux sociaux au centre des débats à l’Ambassade des Etats-Unis.

Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’Ambassade des Etats-Unis à Lomé a organisé une visioconférence le 5 mai dernier. Une quarantaine de journalistes togolais a suivi cette conférence animée depuis l’Africa Regional Services de Paris par Mme Elisabeth Bryant, journaliste américaine, correspondante de la Voix de l’Amérique pour la France et l’Union Européenne. L’essentiel de la communication de Mme Bryant a porté sur les opportunités et les défis auxquels les journalistes font face dans le contexte d’internet. Elle a également abordé des stratégies dont les journalistes peuvent user pour faire avancer la société civile et la notion de démocratie participative par le biais des sites sociaux tels Facebook, Twitter, MySpace et les blogs. Une séance de question-réponse a suivi la présentation d’Elisabeth Bryant. Le rôle du journaliste via les réseaux sociaux connaît des changements de plus en plus sensibles. Il existe désormais des rapports d’interactivité entre le journaliste et ses auditeurs/lecteurs. On ne peut pas occulter le rôle déterminant joué par les nouveaux media pendant les événements du printemps arabe et dans la lutte contre le terrorisme. Désormais, l’information comme les témoignages sont donnés de façon instantanée à travers des blogeurs, des vidéos amateurs, etc. Cette réalité a donné naissance à ce qu’on peut appeler la création de citoyens journalistes. Toutefois, cet état de chose ne remplace pas pour autant le travail du journaliste traditionnel, qui au contraire, a des avantages et le devoir de respecter le code éthique et les règles de conduite professionnelle en relation avec l’utilisation d’internet. Par ailleurs, l’Ambassade des Etats-Unis a profité du thème de célébration de cette année ’’Media du 21e siècle, nouveau défis, nouvelles barrières ’’ pour présenter aux journalistes un exposé introductif à Facebook et à Twitter. Tour à tour, Zak Bawa, Directeur du Centre de Documentation, Ronnie Ahyi-Yenou, Chargé à l’Information, Brenda Soya, Directrice de la Section Affaires Publiques, et Noel Tadegnon, journaliste électronique, ont présenté les avantages de Facebook, de Twitter et d’autres sites du même genre et comment les journalistes peuvent s’en servir pour promouvoir leurs organes et leur profession. Elizabeth Bryant est une journaliste américaine de presse écrite et de radio installée à Paris depuis 2000. Depuis plus de 15 ans, elle couvre les questions de politique internationale, de développement et d’environnement aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Afri-que pour des medias grand public et des publications spécialisées. Elle collabore régulièrement avec le service anglais de l’Agence France Presse (AFP) depuis 2006. De 2000 à 2006, elle a été la correspondante de United Press International (UPI) à Paris.
Benito. M

Fin des journées portes ouvertes des FAT
Les organisateurs satisfaits du déroulement.

Les rideaux sont tombés samedi dernier sur les journées portes ouvertes sur les forces de défense et de sécurité. Premières du genre au Togo, ces journées ont attiré une foule immense à l’Etat major des FAT, site de l’événement. La particularité de cet événement a été la présence du leader de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio, une façon pour lui sans nul doute de marquer son adhésion au processus de réconciliation enclenché dans notre pays auquel les FAT entendent elles aussi participer. Et le thème choisi pour ces journées portes ouvertes est révélateur : « les forces de défense et de sécurité ensemble pour la paix au Togo». Pendant trois jours, le public a pris d’assaut le site de l’événement, personne ne voulait se faire compter l’événement. Les stands de l’armée de terre, de la marine, de la gendarmerie nationale, de la police, des sapeurs pompiers et des douanes fourmillaient de monde. Des questions les plus banales au plus provocants étaient posées aux maîtres des lieux qui n’hésitaient pas à donner des réponses appropriées à toutes ces préoccupations. Le spectacle émouvant qui pouvait s’observer est celui des civiles sur les chars, vêtus des tenus de militaires ou manipuler les engins de la mort, tout cela sous le regard attentif et plein de satisfaction des militaires. De nombreuses personnes ont par ailleurs bénéficié des services de la police qui établissaient en un temps record des cartes d’identité à ceux qui en faisaient la demande. Cet engouement du public a satisfait le chef d’Etat major général des FAT, le gal de Brigade, Mohamed Atcha Titikpina. L’objectif qui était de familiariser le grand public avec les Forces de l’ordre et de sécurité pour une cohésion sociale et également de susciter les vocations semble atteint. Ces journées portes ouvertes sont des « rencontres instructives et éducatives, une occasion offerte à la population dans toute sa diversité de venir au cœur des forces armées togolaises pour mieux connaître son armée à travers son organisation, ses différentes composantes, sa mission et ses difficultés », avait indiqué le chef d’Etat major général des FAT au lancement de l’événement. Les visiteurs dans leur majorité étaient comblés par l’événement et ont souhaité que cela se perpétue dans les années à venir. Si cette initiative des FAT est à saluer parce qu’elle permet de renforcer les liens entre civils et militaires, il importe de l’étendre à d’autres localités où les forces de défense et de sécurité sont présentes, car l’affaire de cohésion et de réconciliation ne concerne pas que la capitale Lomé, c’est une affaire nationale. Rappelons que les FAT comptent aujourd’hui 11 660 personnes dont 371 femmes, la police nationale est forte de 3 555 hommes. Pour plus d’informations, le site www.forcesarmées.tg est disponible.
Pierre

Droit de l’Enfant : FODDET a validé son rapport alternatif sur la CDE

Une vingtaine de délégués issus des réseaux membres du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo FODDET se sont retrouvés le vendredi 29 avril à l’école Nationale des sages femmes à Lomé. Au centre des discussions, la validation du rapport alternatif sur la Convention relative aux droits de l’Enfant au Togo. Ce rapport d’une trentaine de pages fait suite aux troisième et quatrième de l’Etat togolais sur la mise en œuvre de la CDE et devra servir à l’examiner en juin prochain devant le comité des experts des droits de l’enfant à Genève en Suisse. Ce rapport prend en compte les grandes lignes de la Convention à savoir les Mesures d’application générale, les principes généraux, les droits civils et libertés, le milieu familial et protection de remplacement, la santé et bien – être, l’éducation, loisirs et activités récréatives et culturelles, les mesures spéciales de protection, les protocoles facultatifs à la Convention et le suivi et Diffusion. Sur chacun de ces points, le rapport de la société civile ou le rapport alternatif a retracé les avancées et les insuccès du gouvernement en ayant pour référence les troisième et quatrième rapports combinés du gouvernement togolais envoyé au comité des experts de Genève en février 2010. Tout est donc passé au peigne fin dans ce rapport qui servira à examiner le rapport du gouvernement togolais en juin prochain à Genève en Suisse. Il n’a pas manqué de faire des recommandations à l’Etat togolais. « Je suis heureux de ce que la société civile soit parvenue à la à la production et la validation de ce rapport qui constitue pour le Togo une avancée significative auprès des instances des droits de l’Homme des Nations Unies », s’est réjoui M. Mack Chilé ADODO président de FODDET à la fin de l’atelier de validation Plus loin il affirme que « ce rapport de même que celui relatif au rapport alternatif au rapport initial du gouvernement sur le protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants » serviront à examiner les rapports de l’Etat dans ces différents domaines en juin prochain à Genève.
Sébastien

Drame à Amoutchou et à Agbodan Kopé Le Togo et le Burkina-Faso pleurent leurs morts

Un drame s’est abattu sur le Togo et son voisin du nord le Burkina-Faso. C’est d’abord le pays des « hommes intègres » qui a enregistré 26 morts et 46 blessés graves dans un accident de la circulation survenu le vendredi 6 mai 2011 à Amoutchou. En effet, un bus de 70 places en provenance de Ouagadougou a terminé sa course sous le pont de la localité. Selon une source officielle, l’accident de l’autocar aurait pour origine l’excès de vitesse du conducteur qui aurait été surpris par le pont, malgré les signaux du gendarme qui était au niveau du pont. Deux jours seulement après le drame d’Amoutchou, plus exactement le 8 mai, c’est le Togo qui sera endeuillé suite à un naufrage de pirogues sur le lac Togo qui fait 36 morts dont 20 élèves. Les victimes du village d’Agbodan Kopé seraient allées participer à une cérémonie funéraire dans un village situé de l’autre côté de la rive du lac. Informé, les autorités du pays ont dépêché une délégation ministérielle avec à leur tête le Premier ministre Gilbert Houngbo pour apporter soutien et réconfort aux familles endeuillées. Une somme de 150.000 a été offerte à chaque famille de victime pour organiser les funérailles et 50.000 à chaque rescapé pour des soins. Ces deux événements font naître une interrogation : quel est ce malheur qui frappe simultanément nos deux pays ? Avant même de trouver une réponse à cette question, il importe d’attirer l’attention des usagers de la route sur le respect du code de la route qui seul peut garantir la sécurité des passager et dans l’autre cas la mise sur pied d’une équipe de sauvetage prompt à intervenir en cas de naufrage de pirogues, étant donné que les pirogues sont les moyens de déplacement par excellence utilisés par des riverains des villages qui sont de part et d’autre du lac Togo. Nous souhaitons pour notre part prompt rétablissement aux blessés et nos sincères condoléances aux familles éplorées.

Fait divers
Le miraculé

Dame X et son marabout ont passé samedi leurs 32e jours gratuits à l’hôtel de la prison civile de Lomé. Il leur est reproché d’avoir de tout temps non couvert par la prescription, ensemble et de concert, tenté d’assassiner le sieur Z en empoisonnant son repas. L’échec de la tentative n’a pas empêché la poursuite de l’action de la justice diligentée contre eux. Si leur culpabilité venait à être établie leur sanction serait lourde. Aux dires du juge, ils ne seront pas en dessous de 5 ans d’emprisonnement ferme. « Tout dépendra de l’appréciation qui sera faite des faits incriminés », a dit le magistrat. En effet, dame X (anonymat oblige) a été interpellé mercredi 04 mai 2011 au quartier Adjougba à Agoé. Elle a été prise en même temps que son marabout par les éléments des forces de sécurité sur une plainte du sieur Z conjoint de X. Le sieur Z a saisi la police après qu’il ait constaté que son épouse avait tenté de l’empoissonner. Haut cadre de la fonction publique, l’homme est arrivé comme d’habitude à son domicile aux environs de 22 heures. Après s’être déshabillé, il s’est dirigé vers la table à manger où l’attendait le plat du jour. C’était un bon fufu bien frappé accompagné d’une cuisse trempée dans une sauce compacte d’arachide. L’homme a été sauvé du seul fait divin. Sinon comment comprendre qu’il n’aie pas tenté de consommer ce plat qui promettait tant de délices. Le motif avancé devant l’officier de police qui a diligenté l’enquête n’est pas trop convainquant. En effet, il a laissé entendre qu’il avait participé à un séminaire aucours duquel il a eu à manger. « Je n’avais pas du tout faim en arrivant à la maison. Ainsi, j’ai été fortement touché par le comportement de mon épouse à mon entrée au salon. Alors qu’elle donnait l’impression de m’attendre, je n’ai pas compris pourquoi soudainement lorsque je suis allé m’asseoir devant la table à manger, elle s’est éclipsée », a-t-il expliqué. Il a ajouté en substance : « la domestique a bien voulu me passer un message mais je l’ai très mal perçu. Elle est passée à deux reprises devant moi en faisant des signes que j’avais du mal à interpréter. Fort heureusement, Dieu m’a sorti d’affaire ». Il conclut : « Je pleure mon chien. Pauvre Loulou. J’ai compris qu’il n’avait rien mangé. J’ai préféré lui servir. Il a avalé une bonne moitié du plat. C’est alors qu’il a poussé un grand cri avant de tomber raide. J’ai appelé aussitôt mon épouse pour l’informer du drame. La première question qu’elle m’a posée était de savoir ce qui m’arrivait. Sans même sortir la tête de la chambre elle ajoute qu’il faut que je résiste jusqu’au petit matin. Et de poursuivre qu’elle a sommeil et qu’elle n’entendait pas être dérangée sous aucun prétexte. J’ai compris que mon plat était empoisonné et que c’était ma personne qui était visé. Je me suis retiré pour aller chercher la police ». Jusque-là, madame n’a pas réalisé que son mari était toujours en vie. Aussi, au cours de l’interpellation, elle a laissé entendre en substance « Je n’ai pas voulu tuer mon mari. C’est une amie qui me l’a demandé. Elle m’a fait comprendre que si je parvenais à mettre fin à sa vie, l’administration me verserait des dizaines de millions. Mieux, vu son rang social et sa popularité, ses obsèques seraient somptueux et très bénéfiques à la famille. Elle m’a aussi rassuré qu’elle mettra tout en œuvre afin que tous ses biens matériels, fonciers et financiers me reviennent de droit ». Elle renchérit : « J’ai alors contacté le marabout qui n’a pas hésité à me donner le produit. Je pleure mon mari » avant de conclure « Je l’ai tout de même aimé ». Conscient que le poison allait tuer, le marabout a tenté de fuir la maison. Il a été arrêté dans sa cabale. Quant à la mauvaise conseillère, elle court toujours mais elle est activement recherchée. Ne dit-on pas souvent qu’à force de vouloir tout gagner, on finit par tout perdre ? Méditons-en !

B. TALOM

Ecologic-Togo lance sa campagne de sensibilisation sur l’utilisation des sachets plastiques oxo biodégradables

Protéger la santé humaine et lutter contre la pollution causée par les sachets plastiques non-biodégradables, tel est le but de la campagne de sensibilisation et d’information qu’organise le réseau Ecologic-Togo du 16 mai au 18 juin 2011 à travers les 5 régions économiques du Togo. Le lancement officiel de cet événement s’est déroulé le 10 mai dernier à Lomé. Nul n’ignore les conséquences néfastes que les déchets plastiques pour les sols, les poissons et l’environnement. Le comble, c’est que ces sachets font jusqu’à 400 ans avant de se dégrader. Comment susciter alors le changement de mœurs et amener les populations à abandonner l’usage des sachets plastiques non-biodégradables ? L’ambition du réseau Ecologic-Togo pour résoudre ce problème est d’assister les entreprises et tous les acteurs dans leurs démarches écologiques, d’aider les industries plastiques à accéder à la technologie et ainsi à la production de sachets plastiques oxo biodégradables. La campagne de sensibilisation qu’organise ce réseau du 16 mai au 18juin 2011 a un caractère social, c’est effectivement celui d’aider les citoyens à développer des comportements responsables. « Chacun de vous représente un moyen important dans cette énorme chaîne et toute défaillance dans l’accomplissement de la mission spécifique assignée à chaque secteur, affaiblira inexorablement le mouvement qui doit conduire à la diminution, puis à l’éradication complète de ce fléau des temps modernes que constitue la pollution par le rejet des sachets plastique dans la nature », a lancé M. Valentin Quam Sodji consultant pour Ecologic-Togo La solution alternative à cette question écologique n’est pas, a-t-il fait comprendre de demander aux usines qui fabriquent ces sachets plastiques d’arrêter leur production et de fermer leurs usines, au contraire, il leur suffira d’ajouter à leurs matières premières des additives qui sont des produits chimiques en sel de métal non toxiques pour l’homme et l’environnement au début et à la fin du processus de fabrication pour produire des sacs plastiques biodégradables. Contrairement aux sacs plastiques ordinaires, les sacs biodégradables ont une durée de vie limitée, soit 16 mois de résistance au plus. Une fois jeté dans la nature et sous l’action des rayons ultraviolets ils se fragmentent et se dégradent. les sacs plastiques qui font l’objet de d’interdiction, faut-il le souligner sont des poisons qui tuent à petit feu, lorsqu’ils servent d’emballage pour des aliments chauds, car au contact de la chaleur, la matière plastique libère des particules chimiques très toxiques à l’organisme. M.B

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