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Société

Halte aux violences faites aux femmes et aux filles au Togo

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Initiée par la Commission parlementaire des droits de l’homme et aux femmes parlementaires de l’Assemblée nationale togolaise, une consultation populaire sur les violences faites aux femmes et aux filles au Togo vient d’être lancée. En présence de plusieurs personnalités et acteurs de la question du genre développement et de la promotion de la femme, la cérémonie de lancement de cette consultation populaire s’est déroulée ce lundi 30 ami au Palais des Congrès de Lomé sous la présidence Mme OURO Bangna Nassara, 2ème vice-présidente de l’Assemblée Nationale du Togo, représentant le Président de l’institution parlementaire.

Les acteurs de l’Assemblée Nationale togolaise sont entrain de se pencher sur principalement la question de violences faites aux femmes et aux filles au Togo. A cet effet, il est mis en œuvre un projet de consultation populaire sur la question. C’est dans ce cadre, qu’il est programmé une assise de deux jours, les 30 et 31 mai 211, au Palais des Congrès de Lomé pour des travaux préliminaires et de base du processus.

Ceci vise à asseoir une législation efficace destinée à lutter contre cette forme de violence, dans un esprit d’étroite consultation avec les populations, les organisations de la société civile et les différents intervenants qui appliqueront la loi.

Les femmes étant sujettes à des formes de discrimination, à des préjugés sous diverses formes, il est impérieux de mettre sur pied un cadre juridique et législatif pour mieux protéger les victimes de cette forme de violence’’ a indiqué la ministre ATOEME Agnélé Messah Christine, Présidente du comité d’organisation de la consultation populaire, et Présidente de Droit de l’Homme à l’Assemblée Nationale.
C’est une étape cruciale si l’on veut mettre en lumière les causes et la typologie de ces violences et les moyens visant à les éliminer’’ renchérit-elle.

Il s’agit dans le cadre de cette consultation populaire d’un forum d’échanges de diverses expériences, et qui va servir de tribune pour le recueillement des avis des principales parties intéressées, telles les plaignantes et survivantes de la violence, les forces de l’ordre, le personnel judiciaire, le personnel de santé, les chefs coutumiers et traditionnels et les ONG qui travaillent avec les femmes victimes.

Dans son intervention, Mme Brigitte Filion Représentante de l’Union Interparlementaire (UIP) a relevé que les statistiques sur la violence à l’égard des femmes sont alarmantes. “Plus de 70 % des femmes dans le monde ont souffert de violences physiques ou sexuelles au cours de leur vie. Il est admis que cette situation dont est victime la femme, constitue une discrimination extrême et une entrave au développement. Faire reculer la violence contre les femmes est un préalable indispensable à la réalisation de tout développement économique et social juste et durable’’ a-t-elle précisé.

Dans son discours d’ouverture, Mme OURO Bangna Nassara, 2ème vice-présidente de l’Assemblée Nationale du Togo a exhorté les participants à s’appliquer pour la réussite des travaux de réflexion en atelier au cours de ces deux jours afin ‘’qu’ils soient porteurs de fruits en permettant d’établir clairement l’origine et la typologie de ces violences car la bonne qualité du diagnostic dépendra de celle des stratégies de lutte contre le mal’’.

Elle a par ailleurs souligné qu’en “ réussissant ce travail, vous baliserez la voie à la consultation populaire attendue sur le sujet en débat et tracerez ainsi le juste sillon à l’avant-projet de loi tant attendu sur les violences faites aux femmes et aux filles du Togo’’.

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