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Technologie

CEET: Flexibilté du prix du kilowateur, une augmentation ou un simple réajustement du tarif?

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Chronique de la semaine dans sa parution n° 147 du 19 mai 2011, s’est posée une préoccupation partagée au sein du public consommateur de l’énergie électrique au Togo. Encore une augmentation du prix de l’électricité, a-t-elle mis en manchette. L’auteur de l’article après s’être rapproché de la société fournisseur de l’énergie électrique, a situé le public sur les raisons de cette apparente augmentation.

Encore une augmentation du prix de l’électricité?

Les Togolais se demandent s’il y a encore une nouvelle augmentation des prix de l’électricité, eu égard à la dernière facturation dont le montant s’avère exorbitant. Nous avons approché la société qui nous a donné des explications techniques à ce sujet. Depuis près de 10 ans, la société qui gère l’énergie au Togo, la CEET, n’a pas augmenté le prix de l’électricité. Malgré la hausse des prix du combustible sur le marché international, le gouvernement a préféré subventionner la CEET pour pouvoir maintenir le prix de l’électricité. Face à la montée vertigineuse des prix des produis pétroliers, l’Etat, malgré sa subvention, a demandé à la société de procéder à une augmentation. C’est ainsi qu’en janvier 2011, la CEET a procédé à une augmentation qui varie de 7% à 33%. Il s’agissait de pénaliser moins les petits consommateurs au détriment des gros consommateurs. Ainsi, le nombre de tranches passe de deux à trois avec des coûts s’élevant respectivement à 86F, 114F et 120F. Certains consommateurs ont vu leur facture très élevée à cause du fait que le prélèvement a été tardif, passant de 27 jours à 34 jours ; ce qui les a propulsés dans la tranche 3 dont le prix est le plus élevé, c’est-à-dire 120 F le KW. En réalité, ce n’est pas une augmentation, c’est plutôt la durée de consommation qui a été le facteur déterminant. A en croire les responsables de la société, la CEET s’en tient à son augmentation précédente et n’entend pas procéder à une nouvelle hausse du prix de l’énergie au cours de cette année. Sur la facture, les consommateurs découvrent également un prélèvement de 1F/ Kw. Ce prélèvement est une redevance des consommateurs pour amortir le coût et l’entretien de l’éclairage public. Selon notre source, l’éclairage public coûte à la CEET une bagatelle somme de 900 millions de FCFA par an, alors que le prélèvement de la redevance rapporte 500 millions de FCFA. La CEET se débrouillera pour combler la différence et permettre aux Togolais d’avoir des rues et des routes biens éclairées. Vivement, que le prélèvement se fasse un peu plus tôt pour éviter aux consommateurs des factures trop salées. A.D

Les femmes du parti « Le Nid » ont tenu leur convention.

Après le bilan des cinq (5) ans d’existence du parti « Le Nid » le 19 mars denier, les festivités du 5e anniversaire de cette formation politique se poursuivent toujours avec la convention des femmes organisée le samedi 14 Mai 2011 au Centre Communautaire de Bè sous le thème : « Engagement et Responsabilité des Femmes en politique pour l’enracinement de la démocratie au Togo ». La rencontre a eu lieu en présence des invités et d’un parterre de journaliste. « Comme cette convention des femmes du parti s’inscrit dans les activités commémorant le 5ème anniversaire de la création du parti, le Bureau National a voulu rendre un hommage mérité à toutes les femmes togolaises, à toutes ces femmes engagées dans la conquête des espaces de liberté depuis l’indépendance jusqu’à l’avènement de la démocratie », a expliqué le président national du parti, M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron. A l’issue de cette Convention, les femmes du parti « Le Nid » – félicitent le Chef de l’Etat pour la mise en œuvre progressive de son programme de société, pour lequel le Parti « Le Nid » a appelé les Togolaises et les Togolais à sa réélection, en particulier la prise en charge de la césarienne subventionnée à quatre vingt dix pour cent par l’Etat et demandent que l’exonération de ces frais soit totale dans les zones rurales, pour qu’au, aucune femme ne meure à cause de la pauvreté lorsqu’elle donne la vie ; – l’encouragent à poursuivre sa politique d’apaisement et de réconciliation nationale ; – demandent que les réformes institutionnelles et constitutionnelles à venir prennent en compte les prochaines consultations électorales locales, législatives et présidentielles en dotant le Togo d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) technique au service de tous et débarrassée des antagonismes partisans qui sont sources de violences et de contestations postélectorales, etc. La déclaration de politique du Conseil Général des Femmes du Parti « Le Nid » souligne que « Les conditions de vie de plus en plus difficiles des populations togolaises interpellent toute organisation politique sérieuse à se pencher sur les différentes approches de solutions devant permettre à l’Etat de remplir sa mission, celle de pourvoir pour l’intérêt général ». Selon Mme Zokli Marie-Chantal, porte-parole de la Convention, la recherche d’une efficacité accrue demande qu’aucun effort supplémentaire ne soit épargné pour mieux réussir la mission d’enracinement de la démocratie au Togo. En se conformant aux textes du parti qui recommandent la promotion des femmes, cette convention des Femmes du Parti est organisée en vue de satisfaire ce besoin de cadre approprié devant permettre l’épanouissement des femmes dans le parti. Tous les outils juridiques nationaux comme internationaux garantissent des droits pour les femmes en politique. Il faut que la femme elle-même se saisisse de ces outils pour jouer pleinement son rôle. L’engagement des femmes doit être de plus en plus volontaire, massif, dynamique et constructif pour que la politique soit libérée de ses fossoyeurs qui exploitent l’ignorance, la désinformation des populations en générale et des femmes dans les zones rurales en particulier à des fins politiciennes et mercantiles. Dans le discours de fin, la présidente du Conseil Général des Femmes du parti « Le Nid », Mme Boko Yekple Elom a lancé un appel pressant aux citoyennes togolaises à venir les rejoindre afin de dégager très tôt les potentialités de candidatures féminines capables de gagner des sièges aux prochaines élections locales et législatives pour le parti.
Carole AGHEY

Malgré les agitations de l’ANC et le boycott du CAR
Assemblée nationale vote la loi portant liberté de réunion et de manifestations publiques.

Désormais, les Togolais peuvent manifester librement sur la voie publique sans entrave, et pour cause : un cadre juridique existe en la matière. La loi portant liberté de réunion et de manifestation publiques a été votée par le parlement togolais le 13 mai dernier au cours de la séance plénière de la 6è session ordinaire. Ce texte consensuel a été voté à l’unanimité des députés présents, soit 68 voix. Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) qui avait souhaité que ce projet de loi soit versé dans le dialogue inclusif initié par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a boycotté la séance. Mais avant d’arriver au vote de cette loi, un travail gigantesque a été abattu par les défenseurs des droits de l’homme (CNDH, LTDH), des responsables de partis politiques et des professeurs d’université qui se sont donnés pour faire sortir un texte consensuel. Initiée par le gouvernement pour combler le vide juridique en matière d’exercice de liberté de réunion et de manifestation publiques, cette loi qui était en ce moment à l’étape de projet, avait été dénoncée par beaucoup comme une tentative de restriction des libertés. Ce qui a amené le gouvernement, dans son souci d’apaisement, à soumettre ce texte pour étude et amélioration par deux commissions. Aujourd’hui, c’est un grand pas que le Togo vient de franchir en matière de respect des libertés des citoyens. Plusieurs personnalités n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction à l’adoption de cette loi. Pour le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona, « il y aura toujours des sceptiques, (…). Je pense qu’avec l’application de la loi, les plus sceptiques d’aujourd’hui seront demain, j’en suis convaincu, les premiers à bénéficier de cette loi qui constitue une avancée notable puisque désormais la règle d’or au Togo c’est la liberté de manifester, le refus de l’administration ne peut qu’être une exception ». De son côté, Me Zeus Adjavon de la société civile (CACIT) déclare : « Je ne vois rien de liberticide dans cette loi. Il n’ya plus de sanctions pénales dans cette loi ». Même son de cloche chez le représentant de la LTDH, Gnandi : « C’est une avancée avec ce texte de loi, il reste qu’il soit appliqué de bonne foi par les gouvernants ». «…L’absence d’un texte était source d’instabilité », a indiqué de son côté le président de la CNDH, Kofi Kounté. Au regard de la satisfaction quasi-totale de tous les acteurs impliqués, l’on se demande ce que fera l’Anc qui avait agité devant le président de l’Assemblée nationale le danger que représenterait le vote de cette loi dont il demandait le retrait pur et simple. Il ne reste à ce parti que de marcher tous les jours s’il le veut, puisque la loi l’y autorise.

La fondation Paxafricana en colloque à Lomé sur l’intégration.

Après son lancement à Lomé en décembre 2010, la fondation Paxafricana (Forum Panafricain pour la paix et le développement) est en colloque à Lomé depuis le mardi 17 mai 2011. « L’intégration comme facteur de la renaissance africaine », est le thème de cette rencontre internationale qui a vu la participation d’éminentes personnalités parmi lesquelles les anciens chefs d’Etats d’Afrique du Sud (Thabo Mbeki), du Nigéria (Olusegun Obasanjo), du Ghana (John Jerry Rawlings), M. Béhir Ben Yamed, fondateur de « Jeune Afrique L’Intelligent », les anciens Premiers ministres de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ainsi que plusieurs autres personnalités et invités. C’est le chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé qui a procédé à l’ouverture des travaux de ce colloque de 2 jours. Dans son discours, il a insisté sur le concept d’intégration qui est indispensable au développement de l’Afrique. « L’intégration s’est imposée et s’impose encore comme un impératif, une voie incontournable pour la promotion de la paix et du développement en Afrique », a-t-il indiqué. Malgré les efforts faits par des Etats, force est de constater que la libre circulation des personnes et des biens, socle de l’intégration de nos Etats ne semble pas être une réalité vécue. Et le président Faure Gnassingbé de faire remarquer qu’ « on comprend l’impatience, sinon la déception engendrée par l’absence de résultats probants malgré tant d’efforts consentis pour cette intégration. Nécessairement, afin de remédier aux échecs enregistrés, une nouvelle dynamique doit être engagée ». Les sous-thèmes abordés au cours de cette rencontre de Lomé sont entre autres : « La libre circulation des personnes et des biens », « Bilan de l’intégration régionale et continentale », « Le rôle du secteur privé dans l’intégration », « La contribution des Communautés économiques régionales (CER) à l’intégration africaine ; progrès et perspectives », « La responsabilité de la dans ce processus Diaspora », etc. En insistant sur la quintessence du thème du colloque, l’ancien Premier ministre togolais, président et fondateur de l’Institution Paxaficana, Edem Kodjo déclare : « Oui, il est question de Renaissance, de renaissance africaine, de remise d’aplomb d’un continent défiguré, tourneboulé. Oui, il est question d’Intégration, d’intégration de l’ensemble disparate légué par la Colonisation et qui donne l’impression de s’évaporer au fil des crises multiples qui l’enserrent ». Pour lui, il est question de redonner vie à une Afrique qui semble sur le point de mourir. Il a par ailleurs indiqué que, « cette donne de l’intégration n’est pas nouvelle ; elle fonde en effet de nombreuses stratégies africaines de développement. Mais il n’y a qu’un malheur ; l’intégration n’avance que très lentement, trop lentement ». Rappelons que l’objectif de ce colloque est de relancer et de participer activement à la consolidation de la volonté affirmée des pères fondateurs du panafricanisme : la construction rapide, progressive et intelligente des Etats-Unis d’Afrique.
Pierre A.

ATCA, ANCE et REJAT dénoncent la convention entre la Douane et British American Tobacco.

« Les activistes de la lutte antitabac disent non à l’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques de santé publique au Togo ». C’est autour de ce thème que l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT) ont organisé hier à la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo, une rencontre sur la mise en œuvre de la Convention Cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte antitabac CCLAT (La Convention Cadre pour la Lutte antitabac) et de la loi antitabac au Togo.
Cette initiative a pour but de rappeler à l’opinion nationale et internationale les dispositions de la CCLAT et de la loi antitabac du Togo visant à éviter l’ingérence de l’industrie du tabac dans la mise en œuvre des législations nationales. Selon l’OMS, le tabac tue plus de 5 millions de personnes par an. 11% des décès dus aux cardiopathies ischémiques, la première cause de mortalité au niveau mondial, sont attribuables à la consommation du tabac, de même que plus de 70% des décès par cancer du poumon, de la trachée et des bronches. Si les tendances actuelles se poursuivent, le tabagisme tuera plus de huit millions de personnes par an d’ici 2030. L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT) dénoncent l’organisation par British American Tobacco (BAT) les 28 et 29 avril 2011 à Lomé d’un atelier sur le commerce illicite des produits du tabac et la signature d’une convention de partenariat entre cette firme et l’Administration des Douanes Togolaises. Ils considèrent inacceptable cette ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques nationales d’un Etat souverain et demandent au gouvernement togolais l’annulation pure et simple de cette convention de partenariat signé entre British American Tobacco (BAT) et l’Administration des Douanes Togolaises (le ministère de l’Economie et des Finances) le 28 avril 2011. L’ATCA, l’ANCE et le REJAT craignent que leurs actions contre le fléau de la drogue et du tabagisme soient remises en cause par cette convention. Le Togo a ratifié le 15 novembre 2005 la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte Anti-Tabac (CCLAT) dont l’article 5, paragraphe 3 dispose : « En définissant et en appliquant leurs politiques de santé publique en matière de lutte antitabac, les Parties veillent à ce que ces politiques ne soient pas influencées par les intérêts commerciaux et autres de l’industrie du tabac, conformément à la législation nationale ». Par ailleurs, la Directive pour l’application dudit article, adoptée par la Conférence des Parties à Durban en Afrique du Sud en novembre 2008, insiste sur le fait que l’industrie du tabac ne devrait être partenaire d’aucune initiative liée à l’élaboration ou à l’application des politiques de santé publique, étant donné que ses intérêts sont en contradiction directe avec les objectifs de santé publique. Cette même Directive demande clairement aux Etats de « refuser toutes formes de partenariats et d’accords non contraignants ou sans force exécutoire avec l’industrie du tabac ». Dans le monde, le tabagisme est l’un des fléaux mondiaux les plus graves qui fait d’énormes ravages en vies humaines en ce 21ème siècle. En effet, le tabac est à l’origine de plusieurs maladies évitables qui tuent une personne dans le monde chaque 5 secondes. En outre, la fumée issue de la consommation du tabac pollue dangereusement l’air ambiant et est très nuisible à la santé parce qu’elle contient plus de 4000 composés chimiques sous la forme de particules et de gaz, dont plus de 40 causent le cancer chez les êtres humains. La situation est beaucoup plus critique dans les pays en développement comme le Togo où il n’existe pas de législation appropriée pour le contrôle du tabac. Depuis une dizaine d’années, en raison des règlementations sévères qui émergent dans les pays développés, les firmes du tabac orientent de plus en plus leurs activités vers les pays en développement. Au Togo, des études sérieuses ont révélé que le tabagisme constitue l’une des causes importantes de décès. Une enquête transversale réalisée en 1989 par le ministère de la Santé dans les collèges de Lomé a révélé que 25,3% des 2 688 enquêtés sont des fumeurs. L’âge de la première expérience est de 11 ans chez les garçons et de 14 ans chez les filles. Selon un rapport en 2007, 96 affaires contentieuses dont 12 concernant les importations en contrebande ont été traitées et ont permis d’encaisser des droits éludés, amendes et confiscations d’un montant de neuf cent trente sept millions neuf cent vingt neuf mille huit cent quatre vingt trois (937 929 883) FCFA dont 103 000 000 concernent les importations en contrebande de cigarettes. Le Togo a signé la CCLAT le 16 Mai 2004 et l’a ratifiée le 15 novembre 2005. En outre, avec l’appui financier du bureau de l’OMS au Togo, le gouvernement a aussi élaboré un plan d’action de réduction de la consommation du tabac couvrant la période 2005-2010. Mais malheureusement, ce plan n’a pas été mis en œuvre et le Togo n’a fait aucune avancée significative dans la mise en œuvre de cette Convention. Il reste au Togo de mettre en œuvre toutes les dispositions de la convention et notamment de se doter d’urgence d’une législation adéquate pour le contrôle du tabac intégrant les obligations essentielles de la CCLAT et toutes ses directives. Il doit également prendre une part active dans les négociations pour l’adoption du protocole sur le trafic illicite du tabac ainsi que la signature, la ratification immédiate et la mise en œuvre de ce protocole après son adoption. Faisons cet effort pour épargner à notre pays ce fléau.
Carole AGHEY

Fait divers
Une pluie de coups pour seulement 75 FCFA

Décidément, la vie devient compliquée à Lomé. Un agent de l’Administration publique a failli laisser sa peau à la hauteur du marché d’Agoé Assiyéyé. L’homme, surnommé Yannick, 37 ans, a eu la vie sauve grâce à l’intervention énergétique d’un officier de police. Bien que sauvé, Yannick doit souffrir de contusions et de douleurs intenses. Le policier a promis sévir contre dame Akouvi, revendeuse de « Com » qui a ordonné ces sévices corporels sur Yannick. Le film de l’événement nous apprend que le lundi 09 mai 2011, aux environs de 6 h du matin, Yannick est arrivé devant la revendeuse à Assiyéyé. Il a commandé une boule de « Com » pour 50 F et du piment pour 25 F, soit un total de 75 FCFA. Le pauvre en se faisant servir avait la certitude qu’il avait une pièce de 100 F dans sa poche. Il s’était complètement trompé. Pourtant, il est parti de la maison avec la pièce, mais où est-elle tombée ? Il ne saurait le dire. Aussi a-t-il tenté d’expliquer à la revendeuse qu’il avait l’argent et qu’il n’avait nullement l’intention de marauder. Mais il n’a pas été compris. En réplique, la revendeuse a ordonné des sévices corporels sur Yannick, sachant bien que le plat servi n’a pas été consommé. En quelques minutes, Yannick fut roué de coups de poing par ceux qui s’y trouvaient. Les cris et les lamentations du malheureux n’ont pas suffi pour arrêter les sévices. Aussi a-t-il promis de déposer son vélo et sa carte nationale d’identité afin d’obtenir la faveur de la revendeuse pour retourner chercher l’argent à son domicile. Mais toutes ses promesses ont butté sur une fin de non recevoir. C’est un homme roulé dans le sable et très ensanglanté qui s’est adressé à l’officier de police en ces termes : « Merci, commissaire, de m’avoir sauvé. Je ne suis pas un délinquant. Je suis vaguemestre. Si vous le souhaitez, commissaire, je vous supplie de me conduire à Apéssito où j’ai fait ma piaule. Mon épouse vous certifiera que c’est elle-même qui m’a prêté une pièce de 100 F ce matin ». Il poursuit : « Pressé, j’ai foutu l’argent-là dans ma poche de chemise. Je ne sais pas quand et où je l’ai perdu. Je promets repartir chez moi lui ramener son argent si elle accepte garder ma carte d’identité ». Voyant l’état de santé de Yannick, le policier a décidé de le conduire au dispensaire, mais il a aussi pris soin d’appeler les éléments de « l’Opération Araignée » pour conduire la revendeuse et les bourreaux au poste de police. Pitié ! Pitié ! Puissent les bonnes promesses de nos plus hautes autorités d’améliorer nos conditions de vie se réaliser rapidement pour le bonheur de nous tous. B. TALOM

Riposte contre le VIH/Sida
Les OSC impliquées élaborent leur plan stratégique 2011-2012

Du 18 au 20 mai 2011 se tient au siège du Secrétaire Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/ CNLS-IST) à Lomé un atelier d’élaboration du plan stratégique de la plateforme des Organisations de la Société Civile (OSC) impliquées dans le riposte contre le VIH/Sida. Ces trois jours de travaux permettront au bureau de la plateforme de disposer d’un plan stratégique pour la période 2011-2012 et d’un plan d’action opératoire. Ces deux objectifs s’inscrivent dans une dynamique de la recherche de transparence et d’éthique dans l’action de ces OSC. Les Organisations de la Société Civile(OSC) apportent une contribution importante dans la lutte contre le sida. Elles ont très tôt suppléé aux insuffisances du secteur public avec leurs propres moyens. Malgré leur engagement, les OSC font de plus en plus face à des critiques et soupçons de tout genre aussi bien sur leur méthode de gestion que sur l’efficacité de leurs actions. C’est donc face à cette situation que les OSC impliquées dans la riposte contre le sida œuvrent à réincarner les vraies valeurs de transparence, d’éthique et d’engagement qui devraient les caractériser en vue de donner à leur action la dimension de transformation des communautés et des individus. Au cours de cet atelier, le bureau exécutif de la plateforme procédera à une identification préalable des priorités et des enjeux de la stratégie nationale et du plan d’action afin de proposer aux participants un cadrage et un draft de ces documents. Le rôle de la plateforme des OSC de lutte contre le sida est, selon son président, M. Sodji Dometo, « de faire le plaidoyer à tous les niveaux pour que les organisations membres aient accès aux ressources nécessaires à leurs actions, que les structures membres soient renforcées en termes de capacités, de compétences, que l’environnement des OSC soit assaini, et que les droits des OSC soient respectés». La finalité de son action doit aboutir à une transformation des populations bénéficiaires pour qu’elles deviennent des acteurs efficaces dans la rupture de la chaîne de transmission de l’épidémie du VIH. Si dans un passé récent l’appui de l’Etat aux OSC est resté en deçà des attentes et des possibilités, le cadre fédérateur que favorise cet atelier participera à l’amélioration de l’image et de l’action des OSC luttant contre le VIH sida. Le gouvernement togolais attend beaucoup de cette assise qui, assurément, contribuera à remédier au manque de crédibilité et de légitimité des actions de ces organisations de la société civile.
Benito MIDODJI

Fin du Tournoi de la réconciliation dans le canton de Gboto.

Lancé le 26 février passé par l’association FEG FANG CLUB (Faure Essozimna Gnassingbé Fans Club), le tournoi de la réconciliation doté de coupe a pris fin dimanche avec le sacre de Dynamique de Kossidamé (Dyko). La formation de Gboto Kossidamé a écarté en finale Agogo FC de Gboto Zévé dans une rencontre âprement disputée et qui n’a connu de dénouement qu’à l’issue de l’épreuve des tirs au but, 4 contre 3. Le public sportif a fait nombreux le déplacement du terrain de Gboto Kossidamé pour assister à cette finale du tournoi de la réconciliation, une fête de la fraternité autour du ballon rond. Après le coup d’envoi donné par le coordinateur national de FEG Fans Club, Hilaire Logo Dossouvi, le temps était pour le jeu. Dyko et Agogo FC se sont livré un véritable combat de coq qui a duré jusqu’à la fin du temps réglementaire (35 mn x 2) sans aucun but. Pourtant, ce ne sont pas les occasions de but qui ont manqué. Malgré la détermination des joueurs des deux camps, le score est resté vierge jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Il a fallu l’épreuve des tirs au but pour départager les deux formations. Dyko plus chanceux que son adversaire du jour a réussi 4 essais contre 3 pour Agogo FC. Il est donc reparti avec le trophée, un jeu de maillots, un ballon et une enveloppe de 50 000 F. Agogo FC a eu pour sa part un jeu de maillots, un ballon et une enveloppe de 30 000 FCFA. L’équipe de Gboto Klohomé qui s’est classée 3e a reçu un ballon et une enveloppe de 20 000 F tandis que les 5 autres équipes participantes ont été gratifiées d’un ballon chacune.
A.G.

Quand promouvoir la diversité culturelle, c’est aller aux sources de la créativité

Le 21 mai prochain sera célébrée la journée internationale de la diversité culturelle. Une journée pour mettre en valeur le patrimoine commun de l’humanité que constitue chaque culture. C’est surtout une étincelle qui invite chaque individu à promouvoir la paix. Si la paix, la véritable paix apparait aux yeux de certains comme un mythe, la diversité et la coexistence de diverses cultures demeurent une réalité à laquelle nul ne peut se soustraire. A l’heure où l’on assiste à la résurgence du terrorisme à l’échelle planétaire et où beaucoup de conflits en Afrique tirent leurs origines des différences ethniques, tribales et parfois religieuses, il importe de reconnaitre que l’altérité d’autrui parce qu’il n’est pas de notre tribut, ne fait pas de lui un être imparfait et dangereux, un barbare comme disaient les Grecs. Il est loin, le temps où l’on pensait la diversité culturelle uniquement en termes de différences entre systèmes homogènes d’identités et de croyances. Au contraire, elle est à considérer en termes de liens respectifs entre individus, communautés et cultures. L’article 3 de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle dispose que « la diversité culturelle est une force motrice du développement, pour ce qui est de la croissance économique, comme moyen de mener une vie intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante ». En effet, cet article se traduit quotidiennement dans les faits lorsque nous faisons usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Comment peut-on mépriser telle ou telle race d’individus, dès lors que les informations qui sont consultées sur internet proviennent des quatre coins du monde ? « La richesse du monde, c’est sa diversité en dialogue », dit-on, mais la célébration de la journée de la diversité culturelle non seulement invite au dialogue interculturel, mais aussi sonne comme un signal pour les sociétés les moins avancées, telle l’Afrique qui tiennent toujours la queue préhensible de l’innovation et de l’invention. Il y a lieu que les Africains s’ancrent le mieux possible dans leur identité et développent leurs cultures pour qu’elles participent à la « civilisation de l’universel ». Si la volonté et l’initiative continueront à faire défaut, l’art, la musique, les langues africaines et les politiques culturelles du continent auront encore du chemin pour s’exprimer véritablement aux yeux du monde. Benito MIDODJI

Dominique Strauss-Kahn, victime ou bourreau?

Le patron du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn (DSK) est en prison. Il est accusé par une Guinéenne, femme de chambre dans un grand hôtel de New-York, de tentative de viol. Cette histoire qui ressemble à un film de Hollywood met en cause l’un des candidats les plus en vue à la présidentielle de 2012 en France. Les analystes les plus sérieux s’interrogent sur la véracité des faits allégués contre DSK. Le directeur général du FMI peut-il être aussi inconscient au point de commettre cette gaffe en sautant sur une femme de chambre dans un lieu public comme un fou ? Pourquoi aurait-t-il choisi la veille des primaires au sein de son parti, le Parti Socialiste, pour créer ce scandale qui n’est pas de nature à l’arranger dans sa course vers l’Elysée alors qu’il est en tête dans les sondages ? Le patron du FMI qui vit aux USA et qui connait le comportement des femmes, toujours prêtes à créer un scandale à un simple bonjour, peut-t-il tomber dans ce traquenard à quelques mois de la présidentielle de son pays ? Le hic, c’est que les medias français, dans leurs commentaires, ne relèvent jamais que l’homme était le candidat le mieux côté dans les sondages et qu’il peut s’agir d’un règlement de compte. En effet, l’affaire Strauss-Kahn pourrait trouver sa source dans la course de l’intéressé vers l’Elysée puisqu’il a annoncé son départ du FMI en août prochain. Si DSK n’avait pas des velléités présidentielles ou mieux, s’il avait clamé haut et fort qu’il n’était pas candidat en 2012, vivrait-il ce calvaire ? Certaines voix se demandent s’il n’y avait pas eu un deal entre le président français, Nicolas Sarkozy, et le patron du FMI avant qu’il ne soit nommé à ce poste. Si entre temps, DSK a violé le pacte en question, il est clair qu’il est en train de payer les pots cassés du non respect du pacte. L’un des lieutenants de Dominique Strauss-Kahn n’a-t-il pas déclaré sur la chaîne de télévision France 24 « qu’on nous a promis le feu nucléaire et c’est ce que nous sommes en train de vivre » ? En clair, DSK savait qu’un coup tordu était en préparation contre lui s’il s’entêtait à se lancer dans la course vers le fauteuil présidentiel. Si cette affaire n’était pas un piège, comment comprendre que celle qui se dit victime d’une tentative de viol ne s’empresse pas d’alerter sa hiérarchie aussitôt après les faits? DSK a eu le temps de s’habiller, de descendre de sa chambre, de payer sa facture, d’aller à l’aéroport faire les formalités, de monter dans l’avion et ce n’est qu’à dix minutes du décollage que la police monte dans l’appareil pour l’interpeller. L’oubli de son appareil portable dans l’hôtel ne peut en aucun cas signifier qu’il voulait fuir. En tout cas, l’on attend la décision des 23 membres de jury ce vendredi pour savoir si oui ou non le procès aura lieu. Ce qui est évident, c’est que Dominique Strauss-Kahn est hors compétition pour l’Elysée car la procédure juridique sera longue alors que la présidentielle en France est prévue pour l’année prochaine. S’il s’avérait que Strauss-Kahn a voulu agresser cette dame parce qu’il aurait pris du viagra qui l’aurait amené à sauter comme un fauve sur une femme de ménage, il aurait dans ce cas mérité ce qui lui arrive. Car ce n’est pas parce qu’il est le directeur général du FMI qu’il a le droit de se comporter ainsi. Une femme a droit à la dignité et l’on ne peut en aucun cas la traiter de la sorte. Nous attendons tous que la vérité éclate pour qu’on puisse savoir si Dominique Strauss- Kahn est un obsédé sexuel ou s’il est plutôt victime du sondage qui le met en pôle position dans tous les candidats à l’élection présidentielle en France.
Aliziou Dominique

Hommage au Professeur SAMBIANI

Après une série d’hommages débutés depuis mercredi 4 mai au Campus universitaire de Lomé, le corps du Professeur Pierre Dago Djabéna SAMBIANI disparu suite à une courte maladie le jeudi 21 avril 2011, a été porté en terre le samedi 07 Mai à Nano Talkimpack dans la préfecture de Tandjouaré dans l’extrême nord du pays. « Si les hommages et autres marques de sympathies pouvaient ressusciter un mort, nul doute que ce devrait être le cas pour celui qui, jusqu’au 20 Avril courant était encore le chef de département de Sociologie à l’Université de Lomé, » témoignait hier, un enseignant chercheur de l’Université. Car depuis mercredi, l’homme était au centre des hommages. Que ce soit à l’Amphi 1000 places à l’Université de Lomé, à l’Eglise Catholique de Bè-Klikamé où il suivait le culte, à la morgue du CHU Tokoin ou encore dans son village à Nano, les hommages ont convergé vers le sieur Pierre Dago Djabéna SAMBIANI qui mettait tous ses efforts au service des étudiants de sociologie. Et l’on ne peut pas ne pas pleurer cet homme lorsque le doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines disait : « lui qui a passé sa vie parmi nous à construire du sens à partir des signaux que lui envoyaient les acteurs sociaux que nous sommes, lui qui, toute sa vie professionnelle durant, n’a pas hésité à partager avec ses étudiants tout ce qu’il savait… lui qui a su éclairer de sa modeste lumière terrestre tous ceux pour qui il a su être une source de savoir, eh bien il vient lui-même d’entrer dans la vraie lumière, celle à laquelle accèdent seuls ceux qui voient Dieu face à face ». « Les circonstances ont fait qu’il me revient, en ce triste instant, de prononcer au nom du corps enseignant de département de Sociologie, l’oraison funèbre du prof SAMBIANI Dago Djagbéna Pierre notre chef de département qui nous a quitté les armes dans la main. J’ai accepté de témoigner pour rendre hommage à la mémoire d’un homme qui s’est donné corps et âme pour le rayonnement de notre département», disait mercredi le dauphin du disparu, M. Kokou Mawulikplimi GBEMOU dans un amphi 1000 places bondés de parents, de parlementaires, de ministres, d’Universitaires et d’étudiants, des membres de la CPP (dont il est militant) venus témoigner leur affection au premier responsable du grand département de sociologie et du Laboratoire de Recherche en Développement Urbain, en innovation et changement Social. Très soucieux d’un enseignement universitaire de qualité aux étudiants, l’ancien étudiant de l’Université de Strasbourg qui vient de passer 14 ans au service de l’Université de Lomé aura laissé des souvenirs intarissables. « J’ai particulièrement connu Prof. SAMBIANI en 1997 au département de sociologie lorsque j’avais commencé à servir comme vacataire, chargé des Travaux Dirigés en Démographie sous sa supervision. Cette collaboration m’a fait découvrir un homme discipliné, méthodique et noble de cœur » avouait mercredi en outre M. GBEMOU. De son côté, Pascal Komlan AVOUGLA, un des docteurs issus de son laboratoire de recherche, rapportant ses propos, indique « pour moi, le travail avant tout. Que celui qui veut être avec moi aime le travail et celui qui veut me convaincre le fasse par le travail, car j’aime ceux qui aiment le travail et c’est sans sentiment que je le fais. Je suis peut-être rigoureux, oui! Mais c’est parce que j’ai des principes dont le premier est le travail » Pour Dr. AVOUGLA, « il entendait faire de notre département, un département où s’inscriront des étudiants par conviction pour une formation de qualité » mais hélas! A 49 ans, le Prof. SAMBIANI s’en va laissant derrière lui un département de sociologie orphelin de son savoir et de son savoir-faire. S.S.

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