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Affaire DSK : le point sur l’enquête

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Suite à l’arrestation pour agression sexuelle de Dominique Strauss-Kahn, alors patron du Fonds monétaire international (FMI), chaque jour apporte son lot de révélations. Ce jeudi 19 mai 2011, le quotidien français Le Figaro évoque pour la première fois la présence d’une troisième personne dans la suite de l’hôtel où aurait eu lieu l’agression.

C’est la dernière information à avoir été diffusée dans les médias concernant les évènements qui se sont déroulés dans la chambre de l’hôtel Sofitel de New York : il y avait un homme dans la suite avant l’arrivée de la femme de ménage. C’est ce que détaille le journal français Le Figaro dans son édition de jeudi.

Il s’agissait vraisemblablement d’un employé qui était en train de débarrasser un plateau-repas (selon certaines sources le plateau du petit-déjeuner) quand la femme de chambre est entrée demandant si la chambre était libre et si elle pouvait y faire le ménage.

L’homme lui aurait répondu qu’il n’y avait personne et la victime présumée serait allée chercher son chariot pour le mettre dans l’ouverture de la chambre d’hôtel. Ce n’est qu’après le départ de l’homme que Dominique Strauss-Kahn serait sorti de la salle de bain nu et aurait agressé la jeune femme.

Selon ce scénario, Nafissatou Diallo aurait trouvé la chambre ouverte lors de son arrivée, elle n’aurait donc pas utilisé son pass pour entrer. C’était un des éléments mis en avant pour déterminer la chronologie des faits et l’heure à laquelle l’agression aurait pu se dérouler. C’était un élément qui aurait aussi pu confirmer ou contre-dire les propos de la jeune femme : la porte est elle restée ouverte un moment lors de son entrée, a-t-elle ensuite été fermée ?

La moquette

La suite intéresse particulièrement les enquêteurs qui espèrent y trouver des preuves de l’agression, selon une source policière. Un morceau de moquette a particulièrement attiré l’attention de la police. Nafissatou Diallo a déclaré aux enquêteurs avoir craché que le sol de la suite après que l’ancien parton du FMI Dominique Strauss-Kahn l’a, aurait-elle dit, forcé à lui prodiguer une fellation.

Un morceau de moquette récupéré par les policiers qui espèrent y trouver des traces de sperme et des traces de salive appartenant aux deux protagonistes de l’affaire démontrant qu’il y aurait donc eu une relation sexuelle et surtout confirmant une partie des propos de la femme de ménage.

Le frère qui n’est pas le frère

Nafissatou Diallo savait elle l’identité de son agresseur ? Mercredi, un homme s’exprimant dans les médias avait déclaré que non. Présenté dans la presse comme son frère, Blake Diallo avait notamment déclaré que c’est lui qui lui avait appris la nouvelle dans l’après-midi du samedi lorsqu’il avait enfin réussi à la joindre.

Mais dans la journée de mercredi, la famille de Nafissatou Diallo a démenti l’information L’homme est en fait Sénégalais, il tient un restaurant à Harlem et serait un ami de la plaignante. Le Monde avait même écrit qu’il serait son petit-ami.

Selon Souleymane Diallo, le président de l’Union pour le Développent du Fouta Djallon, joint par RFI, le vrai frère de la jeune femme serait actuellement en route vers New York et sa soeur et son beau-frère serait à ses cotés pour la soutenir.

Les derniers mots

Enfin, dernière révélation sur l’affaire sur le site internet de l’hebdomadaire français Le Point. Ce sont les derniers mots de Dominique Strauss-Kahn avant son arrestation à bord de l’avion d’Air France à destination de Paris. Il aurait vanté les charmes d’une hôtesse de l’air à voix haute dans l’avion.

Le Point qui ajoute que, selon des témoignages recueillis, celui qui était encore le directeur général du FMI avait appelé l’hôtel en demandant qu’on lui apporte son téléphone portable oublié à l’hôtel. Personne n’aurait donc été surpris quand deux hommes en civil sont entrés et ont demandé à parler à l’écart avec Dominique Strauss-Khan. C’est alors qu’ils l’ont appréhendé.

Les passagers et le personnel naviguant ne se sont rendu compte de rien. Même pas, toujours selon l’hebdomadaire, que tous les téléphones portables de l’avion étaient devenus muets. Laissant penser que les communications avaient été brouillées pour que personne ne puisse prévenir DSK de sa prochaine arrestation.

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