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Togo : Le 6è anniversaire du décès de Gnassingbé Eyadéma à la une des journaux

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La célébration du sixième anniversaire du décès de Gnassingbé Eyadéma, le lancement du grand mouvement de libération nationale par les responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et les remous suscités par la nomination de Yvette Klussey au poste de Secrétariat Général de la Fédération Togolaise de Football (FTF), sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Depuis le décès du président Gnassingbé Eyadéma le 05 février 2005, sa progéniture et les militants et sympathisants de son parti, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), n’ont pas cessé de lui rendre hommage tous les ans. Cette année, au sixième anniversaire du rappel à Dieu de cet homme qui a dirigé le Togo d’une main de fer pendant près de 38 ans, l’encre et la salive ont coulé.

Abordant ce sujet, « Courrier de la République, n° 250 du 07 février 2011 » titre en manchette : « 05 Février 2005–05 Février 2011, six ans déjà : Le mystère reste entier sur la disparition du président Eyadéma » et écrit : « Le 05 Février 2005, le premier ministre Koffi Sama, d’une voix pleine d’émotion annonçait sur la TVT, une catastrophe nationale ; le président Eyadéma venait de s’éteindre. Il sonnait alors 18 h 30 mn environ. Les rues de la capitale Lomé qui s’inondaient d’habitude d’un trafic exécrable en ces heures, commençaient à se vider. Chacun se pressait de rentrer chez lui dans un silence de cathédrale. Une demi-heure après, rues désertes, les débits de boissons avaient subitement fermé, comme si consigne était donnée. A l’intérieur du pays, l’atmosphère était plus terne, la nature participait à sa manière dans la manifestation de ce deuil. Le Togo venait de perdre un grand homme. L’Afrique aussi : Le deuil commença ainsi dans un feuilleton à rebondissements rocambolesques ».

« La Dépêche, n° 557 du 09 février 2011 » qui aborde le sujet sur la disparition de Eyadéma s’interroge à la Une : « 6 ans après sa disparition : Que reste-t-il du président Eyadéma ? » et précise : « Six années après la catastrophe nationale qui a emporté le père de la nation, le souvenir demeure toujours vivace dans la mémoire collective et individuelle des Togolais et les pays amis « Eyadéma était un homme de paix, de rigueur, toujours proche de son peuple… » regrettent les uns et les autres. Aujourd’hui, que reste-t-il de lui ? Ceux qui ont prêché et prédit la dissolution du RPT avec la mort de son président-fondateur ont dû déchanter : « Le RPT a vécu, il vit et vivra », disait feu Eyadéma et les faits sont là aujourd’hui pour témoigner que c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle ».

S’intéressant au coup d’Etat constitutionnel perpétré par Faure Gnassingbé suite au décès de son père, « Liberté, n° 901 du 07 février 2011 » titre en manchette : « 5 Février 2005–5 Février 2011 : Il y a six ans, le coup d’Etat de Faure Gnassingbé et d’un groupe d’officiers des Forces Armées Togolaises ». Faisant un retour sur la manière dont le coup a été préparé et comment Faure a « liquidé » ceux qui l’avaient aidé, le confrère écrit : « Samedi 5 Février 2005–Samedi 5 Février 2011, il y a six ans que le quatrième président du Togo, Général Gnassingbé Eyadéma, s’en est allé. Un hommage lui a été encore rendu samedi par Faure Gnassingbé et tout le bataclan en présence de l’ancien Chef de guerre et président congolais, Denis Sassou N’Guesso. Mais comme un événement cache un autre, il y a également six ans que Faure Gnassingbé opérait son coup d’Etat constitutionnel en succédant à son père comme si le Togo était une monarchie. Chose curieuse, l’ancien ministre des Mines, des Postes et Télécommunications qui a été fait en un temps record député, président de l’Assemblée nationale puis président de la République par intérim, a, après six ans de pouvoir, anéanti tous ceux qui avaient participé à la honteuse allégeance ».

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Pendant les fêtes de fin d’année ainsi que dans les premières semaines de janvier, les marches de protestation du Front Républicain pour l’Alliance et le Changement (FRAC) contre la réélection de Faure Gnassingbé, ont baissé d’intensité. Mais suite aux soulèvements des populations Tunisienne et Egyptienne contre la dictature et les violations des Droits de l’Homme de Ben Ali et d’Hosni Moubarak, les militants du FRAC se sont à nouveau mobilisés et déterminés à renverser le pouvoir de Faure Gnassingbé par des manifestations de rue.

Abordant ce sujet, « Le Correcteur, n° 225 du 07 Février 2011 » titre en manchette : « Marche de protestation du FRAC : Grande mobilisation dans les rues de Lomé samedi ». Citant Jean-Pierre Fabre selon qui « Nous attendons que les Togolais se mobilisent davantage samedi pour décider de la conduite à tenir », le confrère note : « La mobilisation était plus importante ce samedi « la mayonnaise est en train de prendre » s’est réjoui un responsable du FRAC lors de la marche de protestation du 05 Février qui a connu la participation de Jean-Pierre Fabre, revenu fraîchement d’une tournée en Europe. Justement son retour en est pour quelque chose dans la grande mobilisation des populations. Beaucoup étaient venus pour écouter le compte rendu de la tournée du Chef de file de l’opposition ».

S’intéressant à ce sujet, « Liberté, n° 901 du 07 février 2011 » titre en couverture : « Marche de protestation : Le FRAC déterminé à faire des manifestations, le seul instrument de l’alternance ». Citant Jean-Pierre Fabre selon que : « La Communauté internationale nous soutiendra quand nous allons nous lever contre la dictature », le confrère précise : « Voici dix mois que le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement tient la rue togolaise. Malgré la pénibilité de la tâche et les brutalités du pouvoir RPT, les militants et sympathisants du FRAC ne semblent pas essoufflés par le marathon politique entamé aux lendemains de la victoire « frauduleuse » de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle de mars 2010. Ils l’ont encore démontré le samedi dernier dans les rues de Lomé en battant le pavé de Bè-Kondjindji à la plage pour protester contre la faillite du régime RPT et réclamer l’instauration d’un nouveau système de gouvernance au Togo basé sur le respect des principes démocratiques ». Il a été lancé lors de cette mobilisation, un mouvement de libération nationale.

Parlant de ce mouvement, « Forum de la Semaine, n° 874 du 07 février 2011 » titre à la Une : « Le fameux grand mouvement de libération nationale version FRAC : Que du réchauffé ! » et indique : « Vivement attendu tel un messie, Fabre est revenu de sa tournée occidentale avec en poche la formule magique pour récupérer le vent de révolution qui est en train de secouer l’Afrique du Nord. En tout cas, c’est ce que ses nombreux sympathisants croyaient. Mais à l’arrivée, une grosse désillusion. Le fameux grand mouvement de libération nationale ne se résumera qu’à du déjà-vu ».

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