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Politique

Côte d’Ivoire : l’Onu appelle à protéger les populations civiles lors des combats

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Le coordonnateur humanitaire du système des Nations unies en Côte d’Ivoire, Ndolamb Ngokwey, appelle les forces belligérantes à protéger les populations civiles lors des combats à l’ouest et à Abidjan ayant provoqué la fuite de plusieurs dizaines de milliers de personnes hors et à l’intérieur du pays.

“J’en appelle à toutes les personnes à protéger et épargner les populations civiles et à respecter leur dignité, qu’elles n’utilisent pas les habitants comme des boucliers humains et les laissent sortir librement hors des zones de combats”, a déclaré M. Ngokwey dans un communiqué transmis lundi à l’agence Xinhua.

De “violents” combats opposent depuis jeudi dans l’ouest du pays les Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles au président sortant Laurent Gbagbo, et les Forces armées des Forces nouvelles (FN, ex rébellion) alliées son rival Alassane Ouattara, obligeant plus de 22 000 personnes à se réfugier au Libéria voisin.

A Abidjan, dans la commune d’Abobo où la population a voté largement M. Ouattara, des combats entre les FDS et un groupe armé non identifié depuis une semaine ont provoqué l’exode massif de plusieurs milliers de personnes vers d’autres quartiers d’Abidjan.

“Il exige que des garanties soient données par les parties concernées aux équipes humanitaires afin de permettre l’évacuation des blessés, des personnes âgées ou handicapées incapables de se déplacer seules”, souligne le coordonnateur humanitaire qui demande que les cadavres qui “jonchent” les rues soient inhumés ” au plus vite dans le respect de la dignité humaine”.

La Côte d’Ivoire est déchirée entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par l’Onu, l’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à l’issue de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier.

Les violences post-électorales ont fait plus de 300 morts depuis la mi-décembre, selon l’Onu.

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