Technologie

Chronique de la semaine (N° 130)

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Depuis le mois d’avril de cette année, le Directeur Général de l’opérateur de téléphonie Togotélécom, a fait l’objet d’accusations éparses et de controverses financières en pratique au sein de cette société dont le Conseil d’Administration a fini par le suspendre de pouvoir de signature.
Et depuis, le DG Sam Bikassam n’a cessé d’être le cible de plusieurs journaux de la place qui ne cessent de le laminer de supputations peu vérifiables, l’accusant de toutes malversations, en lui faisant porter sans aucune forme de procès des responsabilités les plus fortuites dont des détournements et des surfacturations qui auraient plombé la santé financière de Togotélecom.
Dans sa dernière parution, Chronique de la Semaine vient de porter l’information à la connaissance du public, information selon laquelle la vérité a fini par apparaitre au grand jour et que le DG Sam Bikassam “recouvre son pouvoir de signature’’ depuis mardi dernier, après plusieurs mois de suspension de son pouvoir de signature. Voici la parution du numéro 130 de l’hebdomadaire Chronique de la Semaine du 09 décembre 2010.

Togotélécom : La vérité a fini par triompher

Le DG Sam Bikassam recouvre son pouvoir de signature

Après plusieurs mois de suspension de pouvoir de signature par le conseil d’administration, le directeur général de Togotélécom, M. Sam Bikassam vient d’être réhabilité. Selon une source proche de la société, le conseil d’administration s’est rendu compte que tout ce dont on accusait M. Bikassam s’est avéré faux. C’est pour cette raison que le conseil a décidé de le réhabiliter au grand dam de ses détracteurs. On se souvient que la presse privée avait fait de cette affaire ses choux gras en accusant à tort le directeur général de tous les maux. Que n’a-t-on pas entendu? Le DG Bikassam aurait opéré des surfacturations sur la reconstruction de la clôture et le réaménagement du domaine de Cacaveli dont le coût s’élèverait à 1 milliards 300 millions de FCFA et sur l’aménagement de la place de l’indépendance qui serait estimé à 1 milliard 500 millions de FCFA. Il aurait également, selon ses détracteurs, octroyé des marchés gré-à-gré, et vidé les caisses de la société qui seraient au rouge, et que sais-je encore? Votre journal Chronique de la Semaine avait à l’époque refusé de rentrer dans ce débat sans avoir vérifié la véracité des faits. Après recoupement, nous découvrons avec étonnement que toutes ces informations débitées sur le DG dans certains journaux sont sans fondement. La clôture de Cacaveli pour laquelle on parle d’une surfacturation de 1 milliard 300 millions de FCFA, n’a en réalité coûté que 193.687.542 FCFA comme le prouvent les chiffres inscrits dans les livres de l’entreprise qui a gagné le marché après bien sûr un appel d’offre. L’aménagement de la place de l’indépendance à Lomé n’a nécessité que 894.176.340 FCFA, un montant nettement en deçà du chiffre avancé par les détracteurs du DG de Togo Télécom qui tentaient par ailleurs de faire croire que le marché à été confié gré-à-gré à une entreprise et surfacturé par le DG à 1milliard 500 millions de FCFA. Ce qui est totalement faux puisque le marché a été morcelé en trois lots et soumis à un appel d’offre gagné par trois entreprises, en l’occurrence GETP, SAO et IS CONSTRUCTION. Comme on le voit, tous ces mensonges débités sur le directeur général Bikassam ne sont que l’œuvre d’affabulateurs très fertiles en imagination et prompts à nuire à autrui.

Bikassam un mauvais gestionnaire ?
Lorsqu’une société se porte bien avec un chiffre d’affaire en constante augmentation, cela signifie tout simplement qu’il y a une bonne gestion. Selon les chiffres que nous avons pu obtenir dans la boîte, depuis qu’il a pris fonction en 2006, le DG Bikassam ne cesse d’augmenter le chiffre d’affaires de la société. En 2005 ce chiffre qui était de 56.933.867, est passé à 64.847.833 en 2006, puis à 72.956.953 FCFA en 2007, soit une augmentation de 12,5%. En 2008, il a connu une augmentation de 36,9% et s’élève à 99.844.619 FCFA. Pour couronner ses chiffres, une mission du FMI et de la Banque Mondiale qui a visité la société a décerné son satisfécit à celle-ci pour sa performance et sa rigueur dans la gestion. C’est sûrement cette réussite qui a suscité la jalousie des gens qui n’ont pas hésité à fabriquer de toutes pièces des histoires pour accabler le DG. L’un des confrères qui a publié ces informations mensongères nous a confié que c’est au sein de la société qu’il les a obtenues. A quelle fin a-t-on fabriqué tous ces mensonges? C’est la question que l’on se pose. Heureusement, la vérité finit par triompher et le conseil d’administration qui s’est investi pour faire la lumière dans ce dossier a compris que le DG Bikassam était plutôt victime d’une haine de ses détracteurs à cause de ses performances à la tête de la société. En tout cas, les choses sont rentrées dans l’ordre aujourd’hui et le DG Bikassam a retrouvé sa signature pour remettre la société sur les rails après sa mise en veilleuse.

Aliziou Dominique

AUTRES ARTICLES PUBLIES DANS CHRONIQUE DE LA SEMAINE

Crépuscule à l’ANC :
Jean-Pierre Fabre renonce à sa prétendue victoire
et se tourne désormais vers l’avenir

Enfin Jean-Pierre Fabre revient à de meilleurs sentiments. Il arrête de mentir à ses militants en leur faisant croire qu’il va récupérer dans les prochains jours sa prétendue victoire.  » Maintenant, c’est fini, ceci ne se reproduira plus jamais. Nous disons que nous ne laisserons plus personne aller à des élections dans ce pays si les conditions ne sont plus réunies. Si elles ne sont pas transparentes, il n’y aura plus d’élection au Togo « . En clair, le président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre renonce à son  » combat  » de prédilection visant à récupérer sa prétendue victoire. Et pourtant il avait promis à ses marcheurs que le combat qu’il mène en marchant chaque samedi de Kodjindji à la plage amènerait le pouvoir en place à lui céder le fauteuil présidentiel. Le hic, c’est qu’il n’a pas eu le courage d’annoncer à ses militants marcheurs les raisons qui le poussent à arrêter cette comédie et à regarder dorénavant vers l’avenir. Si la honte tuait, sûrement que Jean-Pierre Fabre serait déjà enterré. L’homme et sa bande ont toujours vociféré à la plage au terme de chaque marche pour réclamer la  » victoire  » du candidat de l’UFC à la présidentielle de 2010.  » Ce n’est qu’une question d’heure, nous allons arracher notre victoire, soyez toujours à nos côtés, nous n’allons pas vous décevoir « , a-t-on l’habitude d’écouter à ces meetings. Ces propos ont même inspiré un artiste togolais de la chanson de renom, en l’occurrence Ras Ly qui a sorti un album dans lequel il annonçait la victoire imminente des  » forces démocratiques « . Aujourd’hui, Jean-Pierre Fabre change son fusil d’épaule en optant pour les échéances à venir, abandonnant ainsi la revendication de sa fameuse  » victoire « . Que deviendront la chanson de Ras Ly et ces marcheurs qui croyaient tant en la parole de Jean-Pierre, et voyaient en lui un  » libérateur  » ? En un mot, le président de l’ANC n’a pas d’égard pour ses militants qu’il prend pour des abrutis prêts à le suivre comme des moutons. Ce qui est sûr, comme pour les autres marches, celle de samedi dernier n’a pas connu de mobilisation. Les Togolais commencent peu à peu à découvrir le vrai visage du président de l’ANC. Pour certains anciens marcheurs, Jean-Pierre est un gros menteur qui peut renier le soir ce qu’il a dit le matin. A cette allure, le président de l’ANC n’expose-t-il pas trop tôt ses tares alors qu’il vient à peine de lancer sa formation politique? En tout cas, les prochaines échéances électorales nous le diront.
A.D.

Malgré les agitations de l’ANC
Les nouveaux députés de l’UFC font leur entrée au parlement

Depuis l’éviction de Jean-Pierre Fabre et sa bande du parlement, Lomé notre capitale a renoué avec les manifestations de rues, cette fois-ci non pas pour revendiquer une quelconque victoire à la présidentielle du 4 mars mais pour la réintégration des neuf députés démissionnaires. Malgré ces agitations, neuf nouveaux députés de l’Union des Forces de changement (UFC) ont fait leur entrée à l’hémicycle le mardi 7 décembre 2010 au cours d’une session qui leur a été spécialement consacrée et qui a été présidée par le président de cette institution, El Hadj Abass Bonfoh, lui-même dont l’ANC demande la démission. Ces suppléants sur la liste UFC lors des législatives d’octobre 2007 viennent remplacer les neuf députés transhumants qui ont quitté l’UFC pour l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et qui ont démissionné par la suite du parlement pour des raisons de convenance politique. Le président de l’Assemblée nationale saisi à cet effet a du à son tour envoyer une saisine à la Cour constitutionnelle pour que cette dernière statue sur leur cas. C’est ce qui lui a valu des piques de cette nouvelle formation politique et de ses alliés. La cour constitutionnelle avait à cet effet rendu un arrêt le 22 novembre 2010 qui excluait les neuf députés de l’hémicycle. Une décision qui n’a pas été du tout du goût des premiers responsables de l’ANC qui espèrent faire revenir la cour constitutionnelle sur sa décision à travers des marches hebdomadaires de protestation. Et pourtant, certains députés  » révolutionnaires  » de l’UFC reconnaissent avoir signé la lettre de démission. Ils reprochent alors au leader de l’UFC d’avoir transmis à Abass Bonfoh ces lettres de démission de son parti, une raison suffisante pour eux pour qu’ils l’assignent en référé. Qu’adviendra t-il le 28 décembre quand la justice se prononcera pour un non lieu de l’assignation? Voici la liste des neuf nouveaux députés UFC à l’Assemblée Nationale : Ananigolou Komla, Adjima Kosi Menssa, Koevikoko Folly, Olympio Adébléwo Kossi, Tokoro Adignon, Kpeky Touhtou, Aziakou Kodjo, Koudodji Koffi Dankua et Dokouvi Messah Nathey

P. A.

En vue de faire mieux connaître ses services
Le CNAO ouvre ses portes à la population

Chaque 3 décembre est célébrée à travers le monde entier la journée internationale des personnes handicapées. Dans le cadre de cette célébration, le Centre National d’Appareillage Orthopédique et de rééducation fonctionnelle (CNAO) a organisé des journées portes ouvertes du 29 novembre au 3 décembre 2010 sur le thème :  » Mon handicap c’est le regard des autres « .
Cette initiative, selon la directrice générale du CNAO, Mme Pinda Bowessidjao, vise à faire découvrir les services du CNAO au public. Pendant ces trois jours, a-t-elle indiqué, des patients ont bénéficié de consultations gratuites (en moyenne 60 personnes sont consultées chaque jour au cours de cette période). Les prestations ont été également réduites de 50% (appareillage). Créé en 1974 par la coopération germano-togolaise, le CNAO accueille 1000 à 1300 patients chaque année et 1000 personnes bénéficient des appareillages. En dehors de son caractère de référence nationale, le CNAO a une couverture de soins qui s’étend sur l’ensemble de la sous région ouest africaine. Le CNAO reçoit aussi des patients venant d’Afrique Centrale.

– Mandat
Structure socio sanitaire, le CNAO a pour but d’administrer des traitements préventifs, curatifs et réadaptatifs aux personnes en situation de handicap. Il propose parallèlement une gamme de services ouverts à tout public (balnéothérapie, massage, soins de conforts…).

– Objectifs
L’objectif général est de permettre à toute personne en situation de handicap de reprendre ses activités quotidiennes. Atteindre cet objectif permet de faciliter l’insertion sociale, économique et professionnelle des personnes en situation de handicap en participant à la vie de la communauté.

– Services et activités
Les consultations sont organisées au CNAO et dans l’intérieur du pays par le biais de la stratégie avancée dans le souci de rendre ces soins accessibles aux personnes handicapées. Le CNAO est constitué de différents départements, à savoir :
-Le service d’appareillage : Il est chargé de la confection des appareils orthopédiques pour maintenir, corriger ou remplacer une partie du corps (orthèses, prothèses). Il est aussi chargé de la confection des semelles et chaussures orthopédiques et de la production des aides techniques (cannes, béquilles, fauteuils roulants, tricycles, déambuleurs…)
-Le service de rééducation en kinésithérapie : Il offre les soins suivants : rééducation pré et post appareillage, exercice de renforcement musculaire, mobilisation artificielle, massage thérapeutique, balnéothérapie, électrothérapie, rééducation pré et post obstétricales.
-Le service de rééducation orthophonique : Il s’occupe de la prévention, de l’évaluation et du traitement des personnes qui présentent des difficultés de langage et/ou de communication. Il s’occupe aussi d’enfants ayant des difficultés majeurs d’apprentissage scolaire.
-Le service social : Ce service est responsable de l’archivage de la gestion des dossiers des patients, des visites à domicile et d’apporter une réponse individuelle et spécifique à toute demande de prise en charge exceptionnelle.
Le CNAO dispose d’une salle d’hospitalisation d’une capacité de 12 lits. La prise en charge des patients est faite soit individuellement, soit grâce aux assurances ou par des tiers payants (ONG, associations). Le CNAO offre par moment des appareillages gratuitement aux patients les plus démunis.  » Des patients bénéficient gratuitement des appareillages d’une valeur allant de 200 à 300 mille francs CFA et des vélos « , a précisé la directrice du CNAO. Le principal partenaire du CNAO est le Fonds de Soutien aux Handicapés (FSH) du Comité International de la Croix-Rouge. Le CNAO dispose d’autres centres à Kara, Dapaong, Sokodé et Atakpamé.

Pierre AGBANDA

A l’occasion de la Journée Internationale des personnes handicapées
Le FSH renforce son partenariat avec l’ENAM et le CNAO

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des personnes handicapées, le Fonds Spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH) a signé deux conventions de partenariat avec l’Ecole Nationale des Auxiliaires Médicaux (ENAM) d’une part et le Centre National d’Appareillage Orthopédique et de rééducation fonctionnelle (CNAO) d’autre part. La cérémonie de signature de ces deux conventions s’est déroulée le 3 décembre dernier à l’ENAM de Lomé.
La convention entre le FSH et le CNAO vise à faire de ce centre de Lomé une structure de référence dans le domaine de la réhabilitation physique aussi bien au Togo que dans les autres pays de la sous-région, notamment en terme de qualité de production, d’élaboration et d’exploitation d’outils de gestion administrative et financière. Celle entre le FSH et l’ENAM a pour objectif de permettre à cette école de maintenir son accréditation reconnue au plan international, et d’améliorer la qualité de la formation qu’elle donne en orthoprothèse.
D’un montant global de 200 000 F Suisse pour l’exercice 2011, cette convention d’une durée de trois ans verra son enveloppe financière évoluer en fonction de l’évolution du partenariat et des besoins de chaque année. Pour le responsable du bureau régional pour l’Afrique du FSH, M. Max Deneu, cette signature est symbolique, elle représente pour lui un changement, dans la mesure où le Togo a été choisi pour abriter la délocalisation de certaines activités du FSH, une délocalisation qui selon lui, est le fruit du partenariat existant entre le CNAO et le FSH depuis sept ans. Il s’agira de faire du CNAO un centre de référence en Afrique de l’Ouest, a-t-il indiqué.
Le chef du bureau du CICR à Lomé, M. Emmanuel Placca a pour sa part, énuméré les diverses activités que mène le CICR au Togo et indiqué qu’  » avec ces deux signatures, c’est un ancrage beaucoup plus marqué du CICR qui s’opère au Togo « . Il a par ailleurs félicité le FSH pour l’immense travail abattu depuis 2003 au Togo.  » Ces conventions sont la concrétisation de cet effort soutenu « , a-t-il ajouté.
Très satisfaite de cette convention avec le FSH, la directrice générale du CNAO, Mme Pinda Bowessidjao a laissé entendre que grâce en FSH, des patients démunis ont été pris en charge et plus de 1000 personnes ont bénéficié des prestations du CNAO ces dernières années. Elle a remercié le FSH pour son aide en faveur du Togo et des personnes handicapées.
Notons qu’un film intitulé  » Marcher et travailler à nouveau  » a été projeté à cette occasion pour montrer l’effort du CICR en faveur des handicapés. La remise de certificats d’honneur et de reconnaissance par le CNAO à des personnes et services, ONG qui œuvrent pour le bien-être des handicapés et la visite des différents services du CNAO et des stands d’exposition des appareillages ont mis fin à la rencontre. Créé en 1983 par le CICR, le FSH travaille en partenariat avec l’ENAM et le CNAO depuis 2007. Le bureau régional pour l’Afrique a son siège à Addis-Abeba en Ethiopie.

Pierre AGBANDA

Yoto
Le Collectif des Jeunes pour le Développement présenté à la population du Canton d’Essê-Godjin

Ils sont une délégation de cinq membres du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD), une fédération d’une cinquantaine d’associations qui luttent pour un Togo uni et prospère à effectuer, le dimanche 22 novembre, un déplacement à Essê-Godjin pour entretenir les jeunes sur les opportunités qui s’offrent à eux en vue de se prendre en charge. Cette délégation était dirigée par le vice-président du CJD, M. Dossouvi Hilaire Logo. La rencontre vise le bien-être de la jeunesse togolaise et a eu pour cadre la cour de l’école primaire publique de la localité. Elle a regroupé plusieurs jeunes du milieu et d’autres venus des cantons environnants.
Le CJD voudrait amener les jeunes à identifier eux-mêmes leurs besoins et à se mobiliser pour faire un front commun et trouver une solution durable aux problèmes auxquels ils sont confrontés.
Ils mettront en place en fin de compte des structures qui les aideront graduellement à se prendre en charge afin de participer effectivement au développement en mettant en valeur les potentialités du pays. M. Dossouvi Hilaire Logo a indiqué que l’atteinte des objectifs du CJD n’est possible que dans un climat social apaisé que la jeunesse est appelé à entretenir à la base. A cet effet, un exposé sur la décentralisation présenté par M. Goudo Kpanandja, le rapporteur du FEG FAN’S CLUB (une des associations du collectif), a situé la jeunesse sur son rôle dans la société : celui d’œuvrer pour la culture de la paix afin de permettre au CJD de parvenir à ses objectifs. Par cette décentralisation qui est aussi, selon M. Goudo, une manière de confier une partie du pouvoir aux collectivités locales pour gérer leurs affaires, les jeunes sont exhortés à agir en créant de petits groupements. Ceux-ci vont élaborer des projets de développement qui seront pris en compte par le CJD, les partenaires et les bailleurs de fonds pour un Togo uni et prospère.

Sylvia Do Régo

Le Fonds Spécial du CICR en faveur des handicapés
Un secours indispensable pour les populations

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) intervient dans des situations de conflits pour soulager les populations meurtries en leur apportant des secours. Il intervient également dans d’autres domaines comme la rééducation à travers le Fonds Spécial en faveur des Handicapés (FSH). Il importe de connaître comment est né ce fonds et comment il est utilisé en faveur des populations.

– Qu’est-ce que le FSH ?
Le FSH a été créé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en 1983 pour assurer la continuité de ses programmes en faveur des personnes touchées par le conflit ou la guerre, et pour soutenir des centres de rééducation physique dans les pays à faible revenu.
Au début de l’année 2001, l’Assemblée du CICR transforma le FSH en une fondation indépendante régie par le droit suisse et son conseil fut ouvert à des membres externes au CICR. Le CICR conserve cependant la majorité au sein de ce Conseil qui est présidé ex officio par un membre de l’Assemblée de l’organisation. Le FSH a une identité et des responsabilités qui lui sont propres. Cependant, des liens étroits demeurent entre le CICR et le Fonds, notamment en matière de politique opérationnelle, de mise en œuvre de projets, de ressources humaines et de formation. D’une façon générale, le FSH adhère aux normes et aux procédures en vigueur au CICR.

– Où travaille le FSH ?
Le FSH est essentiellement actif dans les pays où le CICR n’a pas de représentation permanente. En règle générale, les programmes de rééducation physique du CICR couvrent des besoins dans les pays où le contexte général a conduit l’organisation à assurer une présence permanente.
Le Fonds offre ses services de rééducation aux personnes souffrant de handicaps physiques et assistés par le CICR par le passé, garantissant ainsi le suivi des soins. Le rôle du FSH consiste dès lors à assurer l’intérim entre le moment où le gouvernement ou les institutions locales parviennent à assumer pleinement la conduite des centres de rééducation physique.
Dans les pays à faible revenu, le Fonds soutient aussi des programmes de rééducation physique qui n’ont pas été assistés par le CICR, à condition que ses critères d’intervention soient respectés.

Comment le FSH vient-il en aide à la population ?
Le Fonds associe une aide orientée vers les individus à un soutien aux structures qui leur offrent des services de rééducation physique. En s’alignant sur les exigences, la technologie et les stratégies développées par le CICR, le FSH offre un soutien adapté aux besoins de chaque centre qu’il assiste. Cette aide permet aux centres de consolider, voire d’élargir, l’éventail de leurs services. Le Fonds cherche par ailleurs à promouvoir l’autonomie des centres. Ses activités en faveur des personnes visent à améliorer l’accès à des soins efficaces de qualité par le biais des moyens suivants:
-Le remboursement aux centres des soins prodigués aux personnes handicapées,
-Le soutien aux systèmes d’orientation des personnes et aux campagnes d’information pour faire connaître les services disponibles et
-La couverture des frais de transport, de logement et de nourriture pour les personnes souffrant de handicaps, tout au long de la période de rééducation.
Son soutien aux structures a pour objectif de promouvoir le développement des capacités locales, notamment par :
-Une aide financière et matérielle aux centres,
-Un renforcement des compétences et des capacités locales à offrir des appareils de bonne qualité dans un cadre bien géré, par le biais d’une aide et d’une formation technique et administrative, et
-Un appui aux institutions nationales responsables de la rééducation physique.

Comment solliciter l’aide du FSH?
Les centres de rééducation physique des pays à faible revenu qui n’ont pas de représentation CICR permanente, peuvent s’adresser directement au siège du Fonds ou à l’un de ses bureaux régionaux. Chaque nouvelle requête est soumise à une procédure établie qui comprend un questionnaire, des consultations entre le chef du projet régional et le chef de la délégation régionale du CICR, une visite par un représentant du Fonds, l’évaluation des critères de sélection, et l’envoi au siège du FSH à Genève (Suisse) d’une proposition de projet incluant un budget.

Qu’est-ce que la rééducation physique ?
La rééducation physique comprend la fourniture d’appareils (prothèses, orthèses, aides à la marche et fauteuils roulants) et un traitement physiothérapeutique adapté aux besoins. Cette rééducation permet l’intégration des personnes handicapées physiques dans leur famille, leur communauté, ainsi que l’emploi et la formation. Retrouver la mobilité est le premier pas à franchir pour bénéficier de droits aussi fondamentaux que l’accès à la nourriture, au logement, à l’éducation, à un emploi/un revenu, à l’égalité des chances et à la pleine citoyenneté.
Le FSH est en partenariat avec le Centre National d’Appareillage Orthopédique et de rééducation fonctionnelle (CNAO) depuis sept ans.

P.A

La fondation  » PAX AFRICANA « , un observatoire pour la prévention et la gestion des conflits en Afrique

Est-il encore besoin de rappeler que l’obstacle majeur au développement du continent africain vient de la persistance des conflits socio-politiques. Face à cette situation des initiatives se multiplient en vue de permettre à l’Afrique de relever le défi. La dernière initiative en date dans notre pays est le colloque international qui s’est tenu les 6 et 7 décembre 2010 au siège de CICARE à Lomé sous le thème  » L’Afrique face au défi de la paix et du développement « . Il s’agit d’une initiative de l’ancien premier ministre Edem Kodjo, président de PAX AFRICANA. Ce colloque a connu la participation de plusieurs personnalités dont l’ancien président de la République de Mozambique, M. Joachim Chissano et le Premier Ministre Gilbert Houngbo.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le Premier Ministre Houngbo a exprimé le vœu qu’à partir de ce colloque, il y ait un point de départ « d’une mobilisation concrète des acteurs transnationaux dans la prévention des conflits, le renforcement de la sécurité et la promotion du développement humain durable  »
Cette rencontre internationale marque en réalité, le lancement de la fondation PAX AFRICANA, une plateforme de réflexion et d’action pour le développement adéquat et accéléré de l’Afrique. Elle a été d’abord l’occasion de faire une analyse symptomatique des maux qui entravent l’essor de l’Afrique, et de proposer un canevas nécessaire à la renaissance du continent.  » Forum panafricain pour la Paix et le Développement, « PAX AFRICANA  » se veut une institution désireuse de jouer le rôle d’un observatoire qui, en partenariat avec l’UA, ses organisations régionales, ses institutions spécialisées et au-delà analyse les situations dans les différents pays africains afin d’y déceler les risques de conflits et de proposer les voies et moyens propre à les prévenir[…] Il privilégiera toutes initiatives destinées à assurer la paix à travers une diplomatie préventive vigoureuse reposant sur les bons offices, la médiation, et la conciliation « , a déclaré M. Edem Kodjo.
Beaucoup de pays africains depuis les années 1990 sont le théâtre de multiples crises portant atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité politique. La récurrente expérience de la violence dans ces pays est liée aux processus de démocratisation de la vie politique et aux élections dont la contestation des résultats conduit généralement à des violences indicibles.
La paix est une condition du développement durable et vice-versa. Cependant, les participants à ce colloque ont relevé que la paix seule ne suffit pas pour asseoir le développement, si des mesures rigoureuses ne sont pas prises sur les questions relatives audit développement. M. Edem Kodjo a présenté par ailleurs une analyse comparative sur le niveau de développement entre les Etats africains et ceux de l’Asie.  » A l’orée des indépendances, certains de nos pays se situaient à un niveau de développement équivalant à celui de plusieurs pays d’Asie, plus particulièrement ceux de l’Asie du Sud-Est. Malheureusement, au cours de ces 50 ans, la tendance s’est inversée; les dragons asiatiques ont émergé, dépassant de loin les pays africains pourtant armés de potentialités prometteuses, parce que nantis d’une gamme infinie de ressources naturelles et humaines. La barque du développement a visiblement pris un départ très lent en Afrique, pour ne pas dire qu’elle a été bloquée au Port « , a-t-il encore souligné.
Pour réduire les conflits et rendre effectifs la paix et le développement authentique en Afrique, les participants proposent : la promotion d’une bonne gouvernance politique qui contribue à l’éclosion d’une société civile dynamique et responsable; la promotion de la justice et la cohésion sociale en vue de favoriser l’édification de véritables nations. En outre, l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard de la femme, la création d’un environnement qui favorise davantage l’emploi des jeunes n’en sont pas du reste. Sur cette problématique du développement de l’Afrique, l’ancien président mozambicain Joachim Chissano déclare :
 » Quand je parle de la transformation des ressources naturelles en richesse, je parle en premier lieu de la transformation de l’être humain… Il faut développer la capacité de vivre en paix avec la nature… Pour qu’il y ait développement accéléré en Afrique, comme ailleurs, il faut qu’il ait augmentation de productivité et de production. Ceci n’est possible que quand il y a des rapports de travail harmonieux  »
Par ailleurs, les participants n’ont pas fait abstraction de la crise postélectorale que traverse en ce moment la Côte d’Ivoire. Ils ont tour à tour déploré les violences qui ont déjà causé la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés. Ils ont regretté le manque de résultats de la médiation du président M’BEKI et lancé un appel aux instances régionales et internationales afin de ramener à la raison les protagonistes de la crise ivoirienne. Ils ont exigé que la volonté du peuple telle que exprimée dans les urnes le 28 novembre soit respectée.

M.B

Fait divers
LE COQ DG

Il serait quasi impossible à une bête, fût-elle un coq, de devenir chef de service, de surcroît un Directeur Général d’une société. Du moins pas au Togo. Mais un coq DG, où le trouve-t-on? Le sieur Warango le sait très bien. Il y a de cela six mois, il rêvait de séduire dame Aïcha avec le coq DG.  » J’étais en effet à mon bureau, dans le quartier administratif notamment, lorsque j’ai reçu la visite d’un grand homme d’affaire. C’était un Sénégalais respectable. J’avoue avoir du plaisir à partager la vie avec lui « , a laissé entendre le sieur Warango avant d’ajouter qu’il avait aussi profité de cette rencontre insolite pour apprendre pour la première fois l’expression  » coq DG « . L’homme lui aurait alors fait savoir qu’il ne s’agissait pas d’un animal comme on l’entend mais qu’il serait plutôt question d’un plat spécial préparé uniquement pour séduire la femme qui résiste aux avances. L’homme aurait aussi affirmé avoir offert ce mets fétiche à une demoiselle ici même au Togo pour briser ses deux années de résistance.  » Elle n’avait rien compris ce jour-là. Elle n’avait pas fait la moitié du plat lorsqu’elle a basculé « , avait soutenu le type avant de renchérir que depuis, la demoiselle a pour lui, un amour fou.
Ces propos rassurants de l’homme d’affaires n’ont pas laissé indifférent notre compatriote. Celui-ci prit alors sur lui de recourir au spécialiste du coq DG pour, dit-il, séduire la dame Aïcha, ancienne collègue de lycée, divorcée depuis quelques mois déjà. Aussi, s’est t-il prescrit de souscrire à un prêt conséquent afin de réaliser son projet.  » Façon dont cela me tenait à cœur, j’ai aussitôt contracté un prêt. Avec la bénédiction divine, j’ai encaissé la somme de un million de francs CFA dans l’après-midi de samedi « . Il poursuit en ces termes :  » Sachant bien que Aïcha n’avait pas de boulot samedi, j’ai organisé une sortie qui allait nous conduire d’abord à la plage et ensuite au restaurant de la bonne cuisine au quartier Adakpamè « . C’est là qu’il allait offrir le plat de l’amour, le désormais  » dit oui  » à celle pour qui il meurt depuis les bancs d’école. Le pauvre faisait son programme alors que le voleur lui, préparait le sien. Ne connaissant pas le coût de ce plat fétiche, le sieur Warango, de peur de paraître ridicule, prit avec lui tout le pognon obtenu de la banque.  » Certainement que je pourrai disposer d’un reliquat pour offrir en plus une robe à ma fleur de beauté « . Warango ne pouvait jamais croire qu’il ne franchirait pas les portes du restaurant. En effet, alors qu’ils étaient sur le sable fin de la plage, juste derrière les bâtiments du beach club de l’hôtel IBISS, ils ont reçu la visite du voleur. Profitant des discussions serrées entre les amoureux, le voleur se saisit de la sacoche et discrètement s’enfuit sans laisser de traces. Warango venait ainsi d’être dépossédé de sa fortune et donc de toutes ses armes de conquête. Les deux mains sur la tête, il se mit à pleurer, oubliant que la séduisante Aïcha était toujours à ses côtés. Pitié à toi, pauvre Warango. Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter beaucoup de courage pour affronter le supplice de la banque.

B. TALOM

Le gouverneur de la BCEAO appelle les Etats membres de l’UMOA à prendre les mesures nécessaires pour relancer la croissance

En marge du séminaire d’information organisé à leur intention, les journalistes économiques du Togo ont participé le 2 décembre, comme leurs confrères des autres pays membres de l’UMOA, à une visio-conférence animée par le gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley depuis le siège de cette institution à Dakar. Cette visio-conférence intervient au lendemain d’une réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la BCEAO tenue à Dakar et qui a porté sur la situation économique de l’UEMOA.
Au terme de cette réunion, il s’agissait pour le gouverneur de la BCEAO à travers sa rencontre avec la presse, de porter à la connaissance des médias les décisions prises par le CPM afin qu’ils en fassent un large écho.
Dans sa déclaration liminaire, le gouverneur de la BCEAO a rappelé les analyses et les grandes décisions et recommandations du CPM relatives notamment aux conditions monétaires, à la croissance économique et aux réserves obligatoires des banques dans la zone UEMOA.
Ainsi, par exemple, le CPM a relevé que l’inflation est demeurée à un niveau relativement faible au sein de l’Union, s’établissant en glissement annuel à 1,3% à fin septembre 2010 contre 1,7% en juin dernier.
Par ailleurs, le CPM a relevé la persistance de l’atonie de l’activité économique durant le 3e trimestre 2010 sur l’ensemble des secteurs d’activité à l’exception du secteur agricole.
Quant aux conditions monétaires, leur évolution laisse apparaître une hausse des taux débiteurs des banques, dans un contexte de raffermissement des taux sur le marché monétaire et sur celui des titres publics.
S’agissant de la croissance économique, le CPM indique que les prévisions mises à jour la situent à 3,9% en 2010 contre 3% en 2009 et l’envisage à 4,2% pour l’année prochaine.  » Ces perspectives de croissance apparaissent faibles au regard des niveaux permettant de réduire la pauvreté au sein de l’Union « , souligne le CPM.
A ce sujet, le gouverneur de la BCEAO a réitéré la recommandation du CPM appelant les Etats à mettre en œuvre les mesures requises pour relancer la croissance économique. Il s’agit notamment de l’assainissement des finances publiques, de la restauration de la capacité de la politique budgétaire à jouer pleinement son rôle de stimulation des investissements.
Outre la présentation des résultats de la réunion du CPM, le gouverneur de la BCEAO à répondu aux questions des journalistes portant sur entre autres la raison de l’uniformisation des politiques de réserves obligatoires des banques, les stratégies pour amener les banques à répercuter la baisse des taux directeur de la BCEAO sur les crédits accordés à leur clientèle, les mesures envisagées pour préserver le FCFA des aléas de la situation financière internationale.
A la fin de ces échanges, le gouverneur de la BCEAO a remercié les journalistes et leur a demandé d’honorer désormais de leur présence ce genre de rencontre chaque trimestre à l’occasion des réunions du CPM.
La BCEAO est l’institut d’émission commun aux huit Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) que sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

1. Kapo

Pour mieux informer les populations
Des journalistes se familiarisent avec les concepts de la BCEAO

Un séminaire d’information a réuni, les 2 et 3 décembre 2010 au siège de l’Agence principale de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Lomé, une vingtaine de journalistes économiques du Togo. Organisé par la BCEAO à des dates différentes dans les huit Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), ce séminaire vise à amener les journalistes à se familiariser avec les concepts utilisés par la Banque Centrale afin de mieux les relayer auprès des populations.
En deux jours, les participants à la rencontre de Lomé ont eu droit à plusieurs communications présentées par des cadres de la BCEAO-Togo sur divers thèmes tels que : les missions de la Banque centrale, les concepts de base sur la politique monétaire, l’expérience de la BCEAO en matière de lutte contre l’inflation, les enjeux de la réforme institutionnelle de l’UMOA et de la BCEAO, la contribution de la Banque centrale au financement des économies de l’Union, la microfinance dans l’UEMOA et les nouveaux systèmes de paiement de l’UEMOA.
Ces différentes communications ont été suivies de débats très enrichissants qui ont permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur la BCEAO, ses missions et les concepts qu’elle utilise.
En ouvrant cette rencontre, le directeur national de la BCEAO-Togo, M. Kossi Tenou a souligné qu’elle se situe dans la droite ligne de la réforme de la Banque. En effet, selon lui, depuis avril 2010, la BCEAO est devenue plus indépendante et au regard de cette indépendance elle est tenue de rendre compte.  » Cette indépendance ne signifie pas que la Banque est déconnectée de l’Etat, mais au contraire, elle a l’obligation de rendre compte et d’apporter l’information nécessaire à la population « , a-t-il dit. Pour ce faire, a-t-il expliqué, la BCEAO a besoin de relais efficaces que constituent les journalistes et ceux-ci doivent être dotés de connaissances nécessaires pour pouvoir bien jouer leur rôle.
A la clôture des travaux, M. Tenou a félicité les participants et les conférenciers pour le travail abattu et souhaité qu’au sortir de ce séminaire, la qualité des articles de presse puisse s’améliorer.
Auparavant, les journalistes ont, par la voix de leur porte-parole, M. John Zodji de l’Agence Reuters, remercié la BCEAO pour son initiative très enrichissante et souhaité que d’autres rencontres similaires viennent consolider cet acquis.

1. Kapo

Le canton de Essè dans le Yoto sensibilisé sur la décentralisation

Dans le but d’impliquer la jeunesse dans le développement de notre pays, de promouvoir sa formation civique, de lutter contre la pauvreté et la délinquance juvénile, de promouvoir l’auto-emploi et l’entreprenariat surtout dans les zones rurales, le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) a officiellement lancé ses activités le dimanche 21 novembre 2010. L’évènement s’est déroulé dans la préfecture de Yoto, plus précisément dans le Canton de Essè situé à environ 15 km de la ville de Tabligbo et a rassemblé des jeunes de ladite localité. Ce lancement a été présidé par M. Hilaire Logo Dossouvi, vice-président du CJD, président du FEG FAN’S CLUB. En prélude à ce lancement, une causerie-débat a été organisée sur la notion de décentralisation et ses avantages. Le thème a été développé par M. Goudo Kpanandja, secrétaire préfectoral du FEG FAN’S CLUB-Yoto.
Dans sa communication, l’orateur a tenu à relever la portée d’un tel thème en milieu rural. Selon lui, ce thème revêt une importance capitale dans la mesure où la décentralisation est une étape incontournable pour asseoir la démocratie et le développement à la base, souci majeur du gouvernement et du Chef de l’Etat. Voilà pourquoi les hautes autorités de notre pays, a-t-il poursuivi, n’ont pas hésité à créer des départements ministériels chargés de la décentralisation, des collectivités locales et du développement à la base. La décentralisation, a-t-il souligné, est une exigence de la démocratie. C’est pourquoi, le secrétaire préfectoral du FEG FAN’S CLUB, n’a pas passé sous silence la notion de démocratie et ses principes qui, a-t-il dit, se résument à l’égalité entre les citoyens, la souveraineté du peuple, la liberté des individus, la règle de la majorité, l’existence d’une constitution et d’une juridiction associée, la séparation des pouvoirs, la pluralité de partis politiques.
Au regard de ces principes, a-t-il dit, notre pays s’est résolument engagé sur la voie de la démocratie. Pour que cela se concrétise dans les faits, il trouve opportun que les communautés de base soient fortement impliquées.
La décentralisation par définition est le fait de déléguer une partie du pouvoir à des collectivités locales afin que celles-ci se prennent en charge, s’autogèrent, en somme acquièrent une sorte d’autonomie. Pour ce faire, pour l’élection des représentants du peuple, ces collectivités auront à choisir leurs propres délégués locaux pour siéger au conseil communal. Il faudrait dès lors penser au profil de ces représentants qui se chargeront de la gestion des richesses ou ressources de la localité. Ce qui permettra de régler certains problèmes locaux avec l’appui technique et financier du pouvoir central, a poursuivi l’orateur.
Dans les débats, M. Hilaire Logo Dossouvi et l’exposant ont tenté de donner satisfaction aux préoccupations des participants.

Sylvia Do Régo

 » Territoire de création  » en attraction à Lomé

La deuxième édition de la rencontre internationale d’art contemporain,  » Territoire de création « , se tient dans les locaux de la bibliothèque médiathèque Félix-Couchoro à Lomé. L’ouverture de ce grand événement s’est déroulée le lundi 06 décembre 2010 à l’institut Goethe de Lomé. Cette deuxième édition connaît la participation des artistes venus du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso, de la France et du Togo. Organisé par le Cercle de Réflexion Culturel (CERECUL), groupe de Lomé,  » Territoire de création « , selon M. Kunakey Komla Claudio, président de cette association, est  » un concept axé sur l’essence de la valeur intrinsèque de l’art contemporain. Son esprit se situe au cœur même de la volonté de ses créateurs de matérialiser et de pérenniser l’expression de la beauté, de la joie et des contraintes de l’homme, par rapport au cosmos qui est son biotope « . Il a par ailleurs indiqué que l’événement sera une plate-forme, un lieu de partage et de découvertes, un rendez-vous du donner et du recevoir, un lieu de création artistique, un événement artistique continental. Ce sera une occasion pour le public de découvrir les artistes à l’œuvre, (en atelier de création), lui qui n’est habitué à contempler que les œuvres déjà réalisées. La particularité de cette édition sera la visite des élèves à l’atelier.
Placé sous le thème  » Intégration artistique et culturelle pour un développement durable « ,  » Territoire de création  » propose des activités diversifiées aux participants et au public, à savoir : atelier de création, conférence-débat, table ronde, visite guidée, journée porte ouverte, soirée des artistes, journée des médias, le tout couronné par une grande exposition-vente.
Le président de CERECUL a exprimé sa reconnaissance aux sponsors qui soutiennent l’événement et lancé un appel aux autres bonnes volontés à se manifester. L’événement fermera ses portes le 28 décembre.

P.A.

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