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De la nécessité de féminiser l’élite togolaise

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L’équilibre professionnel est l’un des objectifs du millénaire que se sont fixés les gouvernants mondiaux. La problématique du genre demeure dès lors une préoccupation largement partagée tant au niveau national qu’international.

Pour ce faire, la scolarisation de la jeune fille fait énormément débat au cours de ces dernières années au Togo. En 2005, leur taux d’accès à la scolarité était de zéro virgule quatre vingt quinze pour cent (0,95%). Récemment, cette même étude montre un taux de dix sept virgule deux pour cent (17,2%) et cinq virgule neuf pour cent (5,9%) au supérieur. C’est dire que d’énormes efforts restent à faire en vue d’une féminisation acceptable de l’élite togolaise car, l’équilibre professionnel à travers le genre est sans conteste, un enjeu fondamental du développement humain durable.

Paradoxe, l’école qui est le temple du savoir est jusqu’ici considérée comme ‘’perte de temps’’ par certaines traditions qui militent dangereusement en défaveur de l’épanouissement de la femme africaine. La région des savanes a été longtemps citée en raison de l’ampleur du phénomène dans ses milieux ruraux. Les pesanteurs socioculturelles de ces localités sont responsables de l’impasse dans laquelle se retrouvent alors tant d’être féminins. Il s’agit des préjugés socio sexistes au détriment des filles, confiage ou retrait des filles des classes pour le compte des couvents, des activités domestiques et même champêtre, etc. Cependant, les bases d’un développement humain durable ne pourraient être consolidées si rien n’est fait contre ces pratiques.

Dans ce monde globalisé, plusieurs expériences ont montré que, seule la mutualisation des capacités à laquelle s’ajoute la prise de conscience du rôle que jouent et peuvent jouer les femmes lorsqu’elles sont respectées dans leur droits humains, est très bénéfique. Cet aspect de la chose visant à baisser les mailles traditionnelles qui retiennent les femmes est bien compris du côté de l’autorité civile et publique, qui tout en laissant croire que la situation géographique des communautés et le manque de volonté politique ont été depuis longtemps un handicap, élaborent et mettent en œuvre de nouvelles stratégies d’appui à l’agente féminine. Ceci traduit la réelle volonté des gouvernants actuels de trouver des palliatives dont certaines sont déjà rendues publiques. Il s’agit notamment de la célébration d’une journée dédiée à la femme, la récompense des meilleures performances féminines, la promotion de la femme dans tous les secteurs de la vie socioprofessionnelle et la valorisation de sa beauté, les sensibilisations mais également, la gestion locale des affaires communales. Un peu comme pour répondre en même temps à la sous-information dans les milieux reculés, au déséquilibre de compétence dans les régions, au manque d’accès des populations aux services de base et donc à la problématique de la pauvreté qui oblige certains parents à sélectionner les garçons seuls pour envoyer à l’école.

En tout cas, l’implication des femmes dans le processus de démocratisation de notre pays est un gage d’une société nouvelle et intégrale. Si cet engagement est poursuivi l’on pourrait s’attendre à un certains nombres d’hommes et un effectif conséquent de femme dans les services. L’on pourrait s’attendre à un certains nombre d’hommes et un effectif conséquent de femme dans les services. Aussi l’on pourrait voir toute la diversité et la richesse de notre territoire se muer professionnellement en faveur d’un développement social responsable. Le besoin de contribuer à émanciper les femmes, s’impose donc à tous afin d’accélérer ce processus longtemps promu par feue Marie Sivomey ex maire de Lomé, Mme Sankaradja, ex Maire de Dapaong et biens d’autres hautes personnalités féminines.